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Q – Tome 1

Q – Tome 1 Éditeur : Ki-oon
Titre original : クー
Dessin : Tatsuya SHIHIRA
Scénario : Tatsuya SHIHIRA
Traduction : Géraldine OUDIN
Prix : 7.9 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 25/02/2016

Voilà déjà dix ans que, dans un monde désormais en ruines, une mystérieuse sphère, Solaris, est apparue dans le ciel. Créature d’une autre dimension ou envoyé des dieux missionné pour punir les humains ? Nul ne le sait. Une seule certitude : la regarder en face provoque sur terre l’apparition immédiate d’œufs géants qui donnent naissance en quelques heures à des monstres effrayants, les Demis, détruisant tout sur leur passage. L’humanité en est réduite à vivre dans la crainte, échine courbée et yeux rivés au sol.
Le jeune Rem Serizawa, voyou au grand cœur qui peine à assurer la survie du groupe d’orphelins dont il s’occupe, tombe un beau jour sur une petite fille qu’il sauve in extremis des griffes d’un de ces monstres. Mais l’enfant cache un pouvoir incroyable : c’est une extraterrestre capable de dévorer les Demis ! Très vite, la fillette va attiser les convoitises des organisations qui luttent pour la destruction de Solaris…

Q (prononcez « cou » et rien d’autre) est un nouveau seinen pour le moins étonnant des éditions Ki-oon. On ne sait pas trop d’où ils sortent un titre pareil mais force est de constater qu’il a de nombreux arguments à faire valoir. Pour les plus coquins, sachez aussi qu’il n’y a pas d’histoire de fesses qui se cachent derrière ce titre ; du moins… pas dans le tome 1 (on vous connaît, petits sacripants) ! 

Après The Civilization Blaster et VS Earth, il semblerait que la Terre soit encore furax après les humains puisqu’elle leur a envoyé Solaris, une sphère noire énorme (qui a dit Gantz ?) qui « pond » un oeuf géant à chaque fois qu’on croise son regard… Bien sûr, de ces oeufs naissent des monstres gigantesques qui n’ont qu’un seul but : se repaître avec de la bonne chair humaine.

Non, vous n’avez rien bu (j’espère), c’est juste que le postulat de base de est assez négatif. Tatsuya SHIHIRA nous présent un monde en ruine soit, mais on a l’impression qu’il l’a bien mérité et que les survivants mériteraient presque de se faire asservir histoire de payer pour les bêtises du genre humain. Même si on ne sait pas trop ce qui a motivé l’apparition de Solaris, on se doute que l’être humain n’y est pas totalement étranger.

Le mangaka commence par nous présenter un personnage principal un peu bizarre. Avec son cache-oeil et son look de clochard, il fait un peu penser à un pirate des temps modernes qui se serait un peu perdu sur la terre ferme. Très vite, on comprend que c’est surtout un « robin des bois » de l’époque qui va permettre aux orphelins et aux plus démunis de survivre en trouvant un moyen de ramener des vivres.

Pourtant, il y a un petit malaise avec ce personnage qui ne parvient jamais vraiment à convaincre. Que ce soit ses rictus où sa façon de traiter Q, il y a quelque chose qui cloche et qui ne permet pas au lecteur de vraiment s’investir dans le destin du protagoniste.

Heureusement, Q est un peu plus intéressante et même intrigante puisque son origine comme sa passion pour les donuts (et la nourriture en général) restent bien mystérieuses.
Petit à petit, elle nous apparaît comme l’un des derniers espoirs de l’humanité face aux Demis tant elle semble à l’aise au contacts de ces monstruosités. Serait-ce l’élément venu contrebalancer la négativité de Solaris ? Les Japonais appréciant les histoires de karma (bon ou mauvais), ça ne serait pas étonnant.

Graphiquement, c’est quand même super beau. Même si on peut émettre quelques doutes quant au chara-design de Rem, le héros, on voit que l’auteur se rattrape au niveau des monstres qui sont tout simplement sublimes et dont le mouvement est toujours bien imaginé. Ils ont toujours cette impression de lourdeur qui leur donne un vrai poids et surtout un côté particulièrement menaçant.

Les décors ne sont pas en restent non plus avec un très joli travail sur les arrière-plans qui ressortent plutôt bien lors des combats. Evidemment, tout est en ruine mais quand même, l’auteur fait en sorte de les représenter sans pour autant gâcher la lisibilité. En plus les débris qui volent après une explosion, ça reste toujours très joli.

Pour l’édition, c’est du Ki-oon pur jus.
Difficile d’en dire quelque chose de nouveau mais je m’attarderais quand même un peu plus sur la traduction de Géraldine OUDIN (qui a officié sur les jeux Pokémon Rubis Oméga et Saphir Alpha pour ceux que ça intéressent).
Chez l’éditeur, on la voyait plus souvent traduire des shôjo ou des romances (la série des Alice au Royaume de…, Your Lie in April, A Silent VoiceBlood Parade…) et elle s’est plutôt bien adaptée à ce nouveau contexte, plus violent, plus sombre avec un vocabulaire plus recherché et un phrasé toujours aussi juste.

Q (prononcez "cou" et rien d'autre) est un nouveau seinen pour le moins étonnant des éditions Ki-oon. On ne sait pas trop d'où ils sortent un titre pareil mais force est de constater qu'il a de nombreux arguments à faire valoir. Pour les plus coquins, sachez aussi qu'il n'y a pas d'histoire de fesses qui se cachent derrière ce titre ; du moins... pas dans le tome 1 (on vous connaît, petits sacripants) !  Après The Civilization Blaster et VS Earth, il semblerait que la Terre soit encore furax après les humains puisqu'elle leur a envoyé Solaris, une sphère noire énorme (qui a dit Gantz ?)…

Des bisous dans le...

Graphisme - 75%
Histoire - 64%
Mise en scène - 69%
Originalité - 69%
Edition - 75%
Dans son genre - 65%

70%

Gloutonne

Q est une série vraiment étrange. Elle est loin d'être mauvaise mais on se demande bien comment l'auteur va gérer tous ces éléments qui n'ont, à première vue, pas grand chose à voir les uns avec les autres. On en vous en reparle très bientôt !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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