Publicité

Accueil / Chroniques Manga & Animé / Chroniques Mangas / Please Love Me ! – Tome 1

Publicité

Please Love me Tome 1

Please Love Me ! – Tome 1

Please Love Me ! – Tome 1 Éditeur : Éditions Delcourt
Titre original : Dame na watashi ni koishite kudasa
Dessin : Aya NAKAHARA
Scénario : Aya NAKAHARA
Traduction : Julia BRUN
Prix : 6.99 €
Date de parution : 02/09/2015

Michiko se retrouve, à 29 ans, dans une situation bien délicate. Sa société vient de faire faillite et c’est sans le moindre revenu qu’elle continue d’entretenir son jeune amant encore étudiant. C’est dans cette situation complètement désespérée qu’elle va rencontrer par hasard Kurosawa, son ancien chef qu’elle détestait plus que tout. Ces retrouvailles pourraient bien bouleverser le cours de sa vie.

Depuis la fin du génialissime Lovely Complex, Aya NAKAHARA avait bien tenté quelques percées avec des titres qui n’avaient pas conquis grand monde. Mais fini le temps des vaches maigres, avec Please Love me!, l’auteur signe un retour réussi dans un registre bien différent de ce dont elle nous avait habitué.
Peut être que le changement de magazine, et donc de public ciblé, y est pour quelque chose, adieu le lycée et bonjour la vie active avec une héroïne qui arrive sur la trentaine. En tout cas une chose est sure, on retrouve bien l’humour qui ont fait ses beaux jours et c’est peut être là tout le sel de ses histoires.

Les titres shôjo avec des héroïnes dans la vie active sont rares, mais si en plus ils sont de Aya NAKAHARA alors on a juste l’impression de toucher le jackpot. Michiko a 29 ans, mais on ne peut pas dire que l’age lui donne plus de maturité qu’une lycéenne midinette. Elle est sans emploi à cause de la faillite de son employeur et pourtant elle continue de dépenser sans compter, notamment pour entretenir un petit jeune qui lui fait les yeux doux. Mais si le coté « idiote » est souvent insupportable dans ce genre d’héroïne, cette fois il y a assez d’humour pour la faire tourner en bourrique de façon sympathique.

Tout commence quand elle rencontre son ex manager, Kurosawa, clairement elle le décrit comme un tyran qui a passé son temps à lui crier après, attitude qu’il confirme sans sourciller. La raison invoquée est qu’il ne se plaisait pas dans ce travail de bureau et qu’il passait ses nerfs sur elle (sympa). Mais voilà c’est le passé, il a tout plaqué et reprend le restaurant familial, mieux, il souhaite l’embaucher car malgré ses erreurs elle a toujours voulu faire de son mieux. Jusque là on est vraiment dans le coté « vie active » avec ses qualités – de l’argent-, et ses contraintes, Michiko n’a vraiment plus un sou, elle mange du chou à tous les repas et ne rêve que de viande. Il y a un ton un peu paternaliste avec la jeune fille qui ne s’en sort pas toute seule et le garçon qui a tout pour plaire, argent, réussite et même amour, mais bon on va dire que ce n’est pas amené de front.

Le personnage de Kurosawa est déjà plus complexe, au départ il est présenté comme un être sans cœur par l’héroïne et puis finalement il a un bon fond. En fait c’est un taciturne, il a même été chef de gang dans sa jeunesse et dans le premier tome on fait la connaissance de sa petite amie qui conforte l’idée qu’il est pas méchant, mais qu’il a clairement un soucis avec les relations humaines. En tout cas il est certain qu’il a un réel intérêt envers Michiko, sinon qui voudrait d’une gourdasse pareille ? Mention super pour ses « followers » des voyous qui le suivent partout, l’aident dans toutes ses taches et qui sont vraiment super choupi : ils adorent les trucs mignons, alors forcément ça les rend assez mignons aussi.

L’humour est donc toujours aussi présent dans les titres de l’auteur, et c’est un vrai plaisir de retrouver un duo de comique comme dans Lovely Complex. Grâce à cela ce titre est très fun à lire, on passe un bon moment et on sent bien que les évolutions de l’histoire sont multiples, que ce soit du coté de Michiko ou Kurosawa. On ne pourra pas non plus targuer le titre de ne pas être original car finalement il y a assez peu d’histoire de vie active dans le paysage manga français. D’ailleurs la plupart du temps ce sont avec des filles qui réussissent, à l’exception de Plus question de fuir (Soleil manga) qui justement reprend le même code de la jeune femme sans le sou (mais sur un ton bien plus dramatico/romantique).

Merci aux éditeurs donc de commencer à se rapprocher des jôsei, ces shôjo pour public plus adulte, le marché est saturé de lycéennes en quête d’amour, un peu de nouveauté et de fraîcheur, voir de l’humour, est particulièrement appréciable. Un bon début donc pour Please Love Me! qui, avec son héroïne au caractère assez amusant, nous accroche tout de suite à l’histoire. Je ne m’inquiète pas du tout pour le second tome, on sent un bon départ pour ce titre rien qu’avec ce premier jet.

Depuis la fin du génialissime Lovely Complex, Aya NAKAHARA avait bien tenté quelques percées avec des titres qui n'avaient pas conquis grand monde. Mais fini le temps des vaches maigres, avec Please Love me!, l'auteur signe un retour réussi dans un registre bien différent de ce dont elle nous avait habitué. Peut être que le changement de magazine, et donc de public ciblé, y est pour quelque chose, adieu le lycée et bonjour la vie active avec une héroïne qui arrive sur la trentaine. En tout cas une chose est sure, on retrouve bien l'humour qui ont fait ses beaux…

Love me tender

Graphisme - 63%
Histoire - 62%
Mise en scène - 58%
Originalité - 57%
Edition - 56%
Dans son genre - 63%

60%

hell yeah

Si l'auteur ne révolutionne pas ses héroines, elle a le mérite d'avoir un modèle qui inspire beaucoup, on pourrait croire que Michiko est une version adulte de Koizumi (Lovely Complex). Mais ce n'est pas grave car son modèle est super fédérateur, et quand à Kurosawa il est assez original dans son genre je-men-foutiste. Un nouveau duo est né, et il devrait plaire !

A propos de Marcy

Juste un chat qui traine partout, fan de Sailormoon devant l'éternel, spécialiste du glauque et du déviant, chose étrange: ne travaille pas/plus dans le monde de l'animation.

Laisser un commentaire

banner