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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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Platinum End - Tome 3

Platinum End – Tome 3

Platinum End – Tome 3 Éditeur : Kazé Manga
Titre original : Platinum End
Dessin : Takeshi OBATA
Scénario : Tsugumi OHBA
Traduction : Thibaud DESBIEF
Prix : 6.99 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 23/11/2016

Après le drame qui s’est déroulé au stade de Jinbô, Mirai et Saki sont approchés par un mystérieux candidat dénommé Nanato Mukaidô. Ce dernier leur propose de s’allier avec eux pour contrer Metropoliman, mais Mirai et Saki hésitent… C’est alors que l’évasion d’une jeune tueuse en série précipite les événements et les entraîne dans une spirale infernale !

Le tome 2 de Platinum End (que j’avais chroniqué à sa sortie) avait amené la série de plus en plus vers un drame assez dur, avec des protagonistes d’une grande pureté confrontés à un adversaire usant de pratiques qui semblent totalement incompatibles avec le but de la mission qu’ont les anges. J’attendais donc de voir où OHBA et OBATA allaient nous conduire. 

Si on devait résumer ce troisième tome en un seul mot, ce serait : « malsain ». En effet, le cœur du tome tourne autour de la volonté de Metropoliman (de son vrai nom Kanade Seryo) à retrouver les autres prétendants à la divinité. Seulement, bien qu’il semble montrer à un moment donné un visage plus humain quand on découvre l’une de ses motivations, ses méthodes deviennent encore pires qu’auparavant.

Cette fois-ci, il n’a pas hésité à faire libérer une dangereuse tueuse en série, dans l’unique but de l’utiliser comme appât pour faire venir les autres prétendants. Cela va entraîner la mort d’innocentes collégiennes, tuées par Mimimi (la tueuse en série) d’une manière atroce, sans que cela ne le trouble le moins du monde. Au contraire, il dit que si son plan ne fonctionne pas, cela aura pour effet d’accomplir l’un des souhaits de son camarade de classe !

Le graphisme d’OBATA, toujours aussi travaillé et efficace, renforce l’aspect horrible de ce passage, en choisissant volontairement de ne pas censurer ou atténuer le corps et le meurtre des victimes. Avant même que Mimimi n’apparaisse, le lecteur peut déjà ressentir de l’effroi face à la sauvagerie dont elle a fait preuve. Puis, une fois qu’on la voit, son apparence accentue le malaise qu’elle provoque, car elle n’a pas l’air folle ou dangereuse. Évidemment, plus l’histoire avance, et plus on se rend compte qu’elle l’est.

Mis à part cela, on ne peut qu’être ébahi par le trait de dessin d’OBATA, qu’on sent exceller dans la publication mensuelle, qui lui permet de le peaufiner. C’est toujours aussi détaillé, les personnages demeurent très expressifs et les émotions que le récit souhaite susciter parviennent facilement au lecteur. Le costume que porte Mirai, faisant fortement penser à celui de Tali dans Mass Effect, est très beau et marque les esprits, mais sans doute pas autant que la représentation de son combat mental contre la tentation de céder à l’emploi de sa flèche blanche.

Hormis tout le passage très sombre, l’histoire avance doucement, mais sûrement. Un nouveau personnage vient prêter main forte à nos deux héros, ce qui équilibre les forces au vu du gain de puissance de Metropoliman dans le tome précédent. De plus, il semble possible de lutter contre l’influence de la flèche rouge, ce qui apporte un espoir en même temps qu’un désespoir pour Mirai et Saki.
De ce fait, l’intérêt pour la série perdure, d’autant plus que le tome se termine sur une scène de grande tension, qui nous fait regretter qu’il faille attendre le 8 mars 2017 pour connaître la suite.

Concernant l’édition de Kaze, peu de chose à dire. La jaquette met toujours en valeur l’illustration couleur, et on apprécie le travail fait pour que celle-ci soit similaire à la version japonaise. Le papier est de bonne qualité et met en valeur les planches. On a un rapport qualité-prix excellent.

Le tome 2 de Platinum End (que j'avais chroniqué à sa sortie) avait amené la série de plus en plus vers un drame assez dur, avec des protagonistes d'une grande pureté confrontés à un adversaire usant de pratiques qui semblent totalement incompatibles avec le but de la mission qu'ont les anges. J'attendais donc de voir où OHBA et OBATA allaient nous conduire.  Si on devait résumer ce troisième tome en un seul mot, ce serait : "malsain". En effet, le cœur du tome tourne autour de la volonté de Metropoliman (de son vrai nom Kanade Seryo) à retrouver les autres prétendants…

L'aile ou la cuisse

Graphisme - 95%
Histoire - 71%
Mise en scène - 73%
Originalité - 67%
Edition - 70%
Dans son genre - 69%

74%

Carnage

Avec le recul, on se rend compte que le duo nous amenait progressivement vers une série très sombre, avec un antagoniste malsain et diabolique. La série prend une tournure en grande tension et où le mal semble prendre le dessus sur le bien. On est très curieux de voir où cela va nous amener par la suite.




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A propos de L'Otak' des Lettres

L'Otak' des Lettres
Professeur otak' qui adore fouiller en profondeur l'essence des mangas, afin d'en dégager le bon et le moins bon.

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