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Platinum End - Tome 2

Platinum End – Tome 2

Platinum End – Tome 2 Éditeur : Kazé Manga
Titre original : Platinum End
Dessin : Takeshi OBATA
Scénario : Tsugumi OHBA
Traduction : Thibaud DESBIEF
Prix : 6.99 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 07/09/2016

À peine entré au lycée, Mirai est transpercé par une flèche rouge. L’auteur de ce tir n’est autre que… Saki, la fille qu’il aime depuis toujours. De son côté, Metropoliman, qui avait défié les autres candidats, leur donne cette fois-ci rendez-vous pour s’allier et former une équipe. Opportunité à saisir ou piège à éviter ?

spoilers

Il y a quatre mois, la dernière série du duo OHBA-OBATA nous parvenait en format papier aux éditions Kaze. Si le premier tome m’avait laissé un peu dubitatif (je vous renvoie à ma chronique pour vous rafraîchir la mémoire), je décelais tout de même une qualité certaine, et j’attendais le tome 2 pour voir si le récit s’améliorait. Maintenant qu’il est sorti, qu’en est-il ? 

Comme on pouvait s’y attendre, les qualités du tome précédent se maintiennent, et les défauts de narration ou de mise en scène se font plus rares. Avec ce second tome, on retrouve vraiment ce qui a fait le succès du duo nippon, et ça fait plaisir à voir !

La première chose intéressante, c’est bien le traitement un peu plus « shôjô » du chapitre 4, puisqu’on suit la relation entre Mirai et Saki qui lui a planté une de ses flèches rouges, afin de s’en faire un allié. Comme Mirai était déjà amoureux d’elle avant qu’elle n’utilise son pouvoir, il semble que l’amour qu’il lui porte soit décuplé, ce qui expliquerait pourquoi il ne s’inquiète pas alors qu’elle l’a attaqué sans sommation.

Cependant, ce passage n’est pas le plus important du récit (même s’il reste essentiel, car il lie les personnages les uns aux autres). Ce qui suscite un regain d’intérêt, c’est bien l’évolution du personnage de Metropoliman, qui plonge encore plus dans l’antipathie et la monstruosité. Pour vous donner un ordre d’idée, Kira est un bisounours à côté de celui qui se prétendait le pourfendeur de la justice.
Au fil du tome, il montre qu’il est calculateur, froid et sans états d’âme. Son seul but est d’éliminer tous ses concurrents afin de récupérer leurs flèches et/ou ailes, ce qui le rend du même coup plus proche du statut divin (un dieu maléfique, mais un dieu quand même). On comprend très vite qu’il ne cherche déjà plus à avoir le soutien du public : seule la mort et la divinisation l’intéressent.

D’ailleurs, la mise en scène et le dessin (toujours aussi sublime, est-il besoin de le signaler ?) accentuent cette antipathie qu’on ne peut que ressentir face aux crimes de Metropoliman. J’en prends pour preuve la tragique, mais non moins magnifique, mise en scène silencieuse où le « justicier » tue l’un des concurrents.
Aucune parole, aucun son, juste deux pages se focalisant sur les visages et les yeux des personnages à ce moment-là. Cela rend cette mort encore plus forte : le meurtrier vient de tuer l’innocence faite humaine.

Cependant, le tome n’est pas non plus exempt de défauts. Tout d’abord, je trouve dommage le choix du duo de passer en ellipse les 33 jours pendant lesquels Mirai est sous le coup de la flèche rouge de Saki. Cela aurait permis de développer un peu plus leur relation, et surtout, on aurait sans doute eu moins l’impression que le monde s’est figé durant cette période. Entre le début et la fin, rien ne semble avoir bougé, comme si finalement seules quelques heures venaient de s’écouler.

On pourrait aussi trouver qu’avoir fait en sorte que tous les concurrents soient forcément japonais ou vivent dans l’archipel est une facilité scénaristique maintes fois revue, mais ce serait faire preuve de mauvaise foi.
Certes, c’est du déjà-vu, mais sans ça, il aurait fallu expliquer comment ou pourquoi les autres viennent au Japon (parce que, soyons franc, ça n’aurait pas été les deux lycéens qui auraient fait le tour du monde), et là on aurait perdu en vraisemblance.

En revanche, le caractère des anges reste un peu problématique, car ils se comportent (surtout Nasse) très différemment de la façon dont on imagine les envoyés célestes. Rubel, l’ange de Saki, dit détester la pureté (qualité principale de Nasse, qui lui vaut son statut d’ange suprême), or on s’attendrait bien à ce que ce soit l’une des bases du caractère angélique.
De plus, il paraît très étrange que Nasse ait comme qualité suprême la « pureté », au vu de ce qu’elle fait et surtout dit depuis deux tomes maintenant. Peut-être est-ce moi qui pinaille, mais cela pourrait en rebuter certains, je pense.

Mis à part cela, on a tout de même affaire à un très bon tome, à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre d’OHBA et OBATA. L’édition de Kaze rend tout à fait hommage à cela, avec à nouveau une jaquette très belle, grâce à son vernis proche de l’édition originale.
Par contre, je me faisais la réflexion : au vu de la qualité graphique, n’aurait-il pas mieux valu prendre un format légèrement plus grand ? Quoi qu’il en soit, le prix est largement à la hauteur de la qualité du titre, donc sans hésitation, vous pouvez vous procurer le tome relié si, comme moi, vous avez du mal avec le fait de lire sur tablette ou liseuse.

Il y a quatre mois, la dernière série du duo OHBA-OBATA nous parvenait en format papier aux éditions Kaze. Si le premier tome m'avait laissé un peu dubitatif (je vous renvoie à ma chronique pour vous rafraîchir la mémoire), je décelais tout de même une qualité certaine, et j'attendais le tome 2 pour voir si le récit s'améliorait. Maintenant qu'il est sorti, qu'en est-il ?  Comme on pouvait s'y attendre, les qualités du tome précédent se maintiennent, et les défauts de narration ou de mise en scène se font plus rares. Avec ce second tome, on retrouve vraiment ce qui a…

Il y a quelque chose pourri au royaume céleste

Graphisme - 93%
Histoire - 69%
Mise en scène - 70%
Originalité - 65%
Edition - 70%
Dans son genre - 67%

72%

Assassin

Le second tome de la série donne une meilleure impression sur la qualité de la série. Même si quelques défauts scénaristiques sont encore présents, l'intrigue est lancée et annonce une suite de grande tension !




A propos de L'Otak' des Lettres

L'Otak' des Lettres
Professeur otak' qui adore fouiller en profondeur l'essence des mangas, afin d'en dégager le bon et le moins bon.

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