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La petite fille aux allumettes 1

La Petite fille aux allumettes – Tomes 1 & 2

La Petite fille aux allumettes – Tomes 1 & 2 Éditeur : Komikku
Titre original : The Little Match Girl
Dessin : Sanami SUZUKI
Scénario : Sanami SUZUKI
Traduction : Yohan LECLERC
Prix : 7.9 €
Nombre de pages : 200
Date de parution : 30/03/2017

Bonjour, je m’appelle Rin. Je suis vendeuse d’allumettes chimériques. Ça peut paraître un peu désuet, mais le style rétro est à la mode ! Ces allumettes donnent forme aux chimères, autrement dit à ce qu’on pense quand on les allume. Et si je vous proposais de réaliser votre rêve ultime contre un an de votre vie, ÇA VOUS TENTERAIT ?

Après une nouveauté (L’Enfant et le Maudit) qui avait un peu déçu la rédaction en début de mois, Komikku revient avec une nouveauté de plus en cette fin de mois de mars, La Petite fille aux allumettes, un titre de Sanami SUZUKI qui démarre de façon fort intéressante !

Qui se souvient de Jigoku Shôjo, aussi connu sous le nom de La Fille des Enfers ? Paru chez Pika il y a quelques années, le titre proposait une plongée dans les recoins sombres de l’âme humaine. On y retrouvait des jeunes gens qui faisaient appel à une jeune fille chargée de guider des âmes vers les enfers à leur demande. En échange, l’âme de celui qui avait fait la requête serait précipitée en enfer lors de sa mort.

C’est un peu le même principe dans La Petite fille aux allumettes. Avec sa boîte d’allumettes magiques, Rin va montrer à ceux qui veulent donner vie à leurs chimères de découvrir le côté sombre du rêve. Celui qui a tout est-il vraiment heureux ? Celui qui est incapable de faire des efforts pour obtenir ce qu’il veut peut-il vraiment trouver le salut ?

SUZUKI semble avoir une vision très pessimiste de l’âme humaine, un peu comme MIYATSUKI dans Perfect CrimeL’être humain n’est pas prompt à prendre la bonne décision et on le voit à chaque utilisation d’une allumette, le personnage principal de chaque histoire s’enfonce et plonge peu à peu dans le désespoir.

Le titre possède un format épisodique qui aurait pu s’avérer redondant mais pas du tout. Les différentes histoires proposées sont assez variées pour que le lecteur ne se lasse pas et ne se pose pas plus de questions que ça.
On notera aussi un fil rouge en arrière-plan qui, même s’il n’est pas encore totalement développé, a le mérite de faire comprendre au lecteur qu’il y aura plus que des petits scénarios indépendants dans chaque chapitre. On se trouve bien en présence d’une série qui semble avoir envie de durer (et ce n’est pas pour nous déplaire).

Chaque chapitre fonctionne donc de manière indépendante et possède sa mise en place, son développement, son twist et sa conclusion. La structure est basique mais bien utilisée, ce qui donne un résultat probant, beaucoup plus que dans Murder Incarnation chez le même éditeur qui reprenait le même genre de narration.
Si Komikku a voulu miser une fois de plus sur un titre de ce genre, l’éditeur semble avoir appris de son erreur et a probablement mieux étudié le titre avant de le signer, histoire d’être sûr de se retrouver avec une série de qualité.

Le style de Sanami SUZUKI est un vrai délice à commencer par ses cases qui ne sont que très rarement composés de traits « assurés ». La plupart du temps, on a le droit à des lignes tremblantes, peu sûres d’elles pour délimiter les zones de dessin, ce qui a pour effet de renforcer le côté « rêverie » et cette atmosphère fantastique dans laquelle se trouve les personnages.

Pour le chara-design, on retrouvera quelques éléments qui ne sont pas sans rappeler Soul Eater (notamment au niveau du traitement des yeux) et le mangaka propose des personnages facilement reconnaissables et une protagoniste singulière qui saura très facilement se démarquer du « commun des mortels ».
Pour les décors, rien de fou à signaler si ce n’est que les angles adoptés pour les représenter sont souvent originaux et viendront mettre en lumière une caractéristique du lieu en question différente de celles que l’on a l’habitude de voir.

Le découpage est assez inégal mais l’auteur est assez intelligent pour faire en sorte que ça ne soit pas un défaut.
On retrouve de tout dans La Petite fille aux allumettes : la multiplication de cases longues, la multiplication de cases larges, des cases courtes à ne plus savoir qu’en faire, des personnages qui sortent des cases, des double-pages à tomber par terre… Bref, il y a une diversité de technique employées qui force le respect. Cependant, et c’est là que ça coince un peu, il y en a peut-être un peu trop.
On aurait aimé que la fréquence d’utilisation soit mieux gérée pour bien laisser le temps au lecteur d’apprécier les effets désirés plutôt que de chercher à en inclure trop d’un coup. Malgré cela, la multitude de différences visuelles prendra l’ascendant sur ce « défaut », le poussant peu à peu dans l’oubli (ou l’indifférence, c’est selon).

Komikku propose une édition plutôt bonne, dans le même style de ce que l’éditeur offre généralement à ses lecteurs. On notera quelques pages en couleur et un papier bien choisi. Pour la traduction, on sent que Yohan LECLERC a fait du bon boulot et même si les répétitions des textes chez la petite fille aux allumettes a probablement aidé, le reste du texte n’en est pas moins fluide et ne risquera pas de vous faire tiquer au détour d’une bulle.

Après une nouveauté (L'Enfant et le Maudit) qui avait un peu déçu la rédaction en début de mois, Komikku revient avec une nouveauté de plus en cette fin de mois de mars, La Petite fille aux allumettes, un titre de Sanami SUZUKI qui démarre de façon fort intéressante ! Qui se souvient de Jigoku Shôjo, aussi connu sous le nom de La Fille des Enfers ? Paru chez Pika il y a quelques années, le titre proposait une plongée dans les recoins sombres de l'âme humaine. On y retrouvait des jeunes gens qui faisaient appel à une jeune fille chargée de guider des âmes vers les enfers à leur…

“L’honneur c’est comme les allumettes, ça ne sert qu’une fois ! ”

Graphisme - 78%
Histoire - 72%
Mise en scène - 76%
Originalité - 73%
Edition - 75%
Dans son genre - 85%

77%

Feu

La Petite fille aux allumettes est un titre bienvenu chez un éditeur qui semblait s'enfermer dans une certaine logique éditoriale peut-être un peu trop restreinte. Komikku prouve ainsi qu'il peut encore proposer des titres différents, originaux et qui sauront surprendre ses lecteurs.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

Un commentaire

  1. Ce manga attise ma curiosité !

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