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Perfect World T1

Perfect World – Tome 1

Perfect World – Tome 1 Éditeur : Éditions Akata
Titre original : Perfect World
Dessin : Rie ARUGA
Scénario : Rie ARUGA
Traduction : Chiharu CHÛJO
Prix : 6.95 €
Nombre de pages : 167
Date de parution : 13/10/2016

Tsugumi, à 26 ans, travaille au sein d’une entreprise de design d’intérieur. Un soir, lors d’une soirée de travail, quelle est sa surprise de retrouver autour de la table Ayukawa, son amour de lycée ! Mais depuis la fin de leurs études, le jeune homme, impliqué dans un accident, est en fauteuil roulant. Certaine que jamais elle n’aura la force (et l’envie) de fréquenter un homme « au corps amoindri », la jeune femme va pourtant sentir quelque chose bouger en elle…

En juin dernier, alors que les lecteurs se remettaient à peine des émotions suscitées par A Silent Voice, la série de Yoshitoki OIMA parue et terminée aux éditions Ki-oon, et dont la sortie du film est toujours attendue en France, les éditions Akata annonçaient l’acquisition d’une autre licence ayant pour sujet le handicap : Perfect World, la première série de Rie ARUGA.

S’il est vrai que le manga est susceptible d’attirer l’attention des lecteurs qui ont apprécié A Silent Voice, comparer les deux séries serait cependant malvenu : bien que traitant d’un sujet similaire, elles divergent dans leurs catégories, puisque A Silent Voice est classée shônen, faisant de l’amitié et des relations entre enfants/adolescents ses thèmes principaux, alors que Perfect World est un shôjo/josei (pour ceux qui pensent que ça existe) avec une (potentielle) romance entre deux adultes.

La romance, donc, bien que présente, ne se trouve pas tout à fait au centre de l’intrigue, les personnages étant confrontés à un obstacle de taille : le handicap d’Itsuki Ayukawa. Dès le début, on sent que le lecteur sera projeté dans ce genre de situation où, face à l’inconnu, il se posera cette question à laquelle il ne peut répondre à moins d’avoir vécu quelque chose de similaire : « À leur place, comment je réagirais ? »

Lorsque Tsugumi Kawana apprend que son premier amour, qu’elle vient de retrouver après de nombreuses années, s’est retrouvé en fauteuil roulant suite à un accident, c’est le choc. Heureuse de revoir Itsuki Ayukawa, elle ne sait pourtant pas très bien comment agir en sa présence. Elle se rend compte du regard et des commentaires pesants des gens, dont beaucoup pensent que « vivre avec un mec comme ça, ça tient du sacrifice« . Cependant, force lui est de constater qu’Ayukawa, loin de s’apitoyer sur lui-même, fait preuve d’une force de volonté d’autant plus grande qu’il ne veut pas que son « statut » lui cause préjudice dans son travail d’architecte, auquel il se consacre avec une énergie débordante.

Bien déterminée à ne pas perdre Ayukawa une seconde fois, Kawana décide de passer un maximum de temps à ses côtés, espérant ainsi mieux comprendre le quotidien du jeune homme. Petit à petit, elle va découvrir (comme, probablement, beaucoup de lecteurs) ce qu’implique le handicap d’Ayukawa.
En effet, à la paralysie viennent se joindre tout un tas de complications (escarres, incontinence, « douleur fantôme », insuffisance rénale…) qui fragilisent beaucoup sa santé en général, entraînant des hospitalisations soudaines et fréquentes et le rendant particulièrement vulnérable. Bien entendu, il faut ajouter à cela les conséquences psychologiques, et notamment le fait qu’Ayukawa, qui refuse d’être un « poids » pour quiconque, a pris la décision de ne pas se remettre en couple.
Malgré toutes ces difficultés, Kawana ne peut ignorer les sentiments qu’elle nourrit pour Ayukawa… mais celui-ci sera-t-il prêt à les accepter ?

Avec un sujet aussi sensible que le handicap, on pourrait s’attendre à ce que le scénario vire parfois au mélodrame. Pourtant, il n’en est rien : Rie ARUGA parvient à faire passer le message en toute simplicité, et c’est peut-être cette sobriété qui fait toute la force de ce manga. Les faits sont exposés de manière réaliste : le but n’est pas de plaindre les personnages, mais de tenter de les comprendre (même si, comme dit plus haut, c’est compliqué de se mettre à leur place si on n’a rien vécu de similaire).
Pas de superflu non plus au niveau de la mise en scène ou du dessin, qui pourrait même paraître un peu trop « statique » à certains moments, avec des expressions trop neutres et des décors assez basiques (voire inexistants), mais qui parviennent tout de même à refléter les émotions des personnages dans les moments cruciaux.

Enfin, un petit mot sur l’édition d’Akata : la couverture, à la texture douce et aux couleurs pastel, est bien adaptée au contenu ; la traduction est fluide et la qualité d’impression est bonne, mais le papier est un peu trop fin, ce qui a tendance à le rendre transparent.

Si vous souhaitez découvrir ce titre, dont les deux premiers tomes sont déjà parus en France, n’hésitez pas à consulter l’extrait proposé par l’éditeur. À noter également que pour chaque tome 3 (qui sortira le 9 février) de la série vendu, Akata reversera 5% à Handicap International.

En juin dernier, alors que les lecteurs se remettaient à peine des émotions suscitées par A Silent Voice, la série de Yoshitoki OIMA parue et terminée aux éditions Ki-oon, et dont la sortie du film est toujours attendue en France, les éditions Akata annonçaient l'acquisition d'une autre licence ayant pour sujet le handicap : Perfect World, la première série de Rie ARUGA. S'il est vrai que le manga est susceptible d'attirer l'attention des lecteurs qui ont apprécié A Silent Voice, comparer les deux séries serait cependant malvenu : bien que traitant d'un sujet similaire, elles divergent dans leurs catégories, puisque A Silent Voice est classée…

Simple et efficace

Graphisme - 59%
Histoire - 71%
Mise en scène - 65%
Originalité - 75%
Edition - 63%
Dans son genre - 70%

67%

Touché

Rie ARUGA fait mouche avec un premier tome qui traite d'un sujet sensible avec le ton juste, grâce à un scénario bien mené qui ne dérive pas dans la tragédie. Le dessin gagnerait à être un peu développé, mais sa simplicité ne gêne en rien le rendu des émotions. Les personnages sont attachants et font de Perfect World une lecture agréable et que l'on aimerait prolonger.




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A propos de Neko

J'ai des goûts très éclectiques, avec une préférence pour les trucs de garçons, parce que je suis une fille... Et sinon, j'aime les chats.

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