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Overlord 1

Overlord – Tome 1

Overlord – Tome 1 Éditeur : Ototo
Titre original : Overlord
Dessin : Hugin MIYAMA
Scénario : Satoshi OSHIO & Kugane MARUYAMA
Traduction : Yoan GIRAUD
Prix : 7.99 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 20/01/2017

Nous sommes en l’an 2138. Yggdrasil, le célèbre MMORPG à succès est sur le point de fermer. Momonga, nécromancien mort vivant de niveau 100, chef de la puissante guilde « Ainz Ooal Gown », attend seul l’arrêt du jeu. Cependant, l’heure de la fermeture passée, Momonga ne se déconnecte pas et les personnages non jouables se retrouvent dotés d’une conscience… Prisonnier d’un monde inconnu, notre seigneur maléfique va partir à la recherche d’un nouveau but à son existence et prendre la décision de conquérir ce nouvel univers tout en y laissant son empreinte.

Les éditions Ototo semblent avoir fait des MMORPG leur spécialité et Overlord, manga du duo Satoshi OSHIO et Hugin MIYAMA vient compléter un catalogue qui semble avoir une idée précise de ce qu’il veut faire.

En ce mois de janvier, on est plongé dans le monde d’Yggdrasil, un MMORPG qui se joue en réalité virtuel, un peu comme un certain Sword Art Online. Si le nom du jeu vous dit quelque chose, c’est normal puisqu’il est utilisé dans un nombre de productions qu’il n’est pas possible d’énumérer. Il fait référence à l’arbre monde qui sert de socle à tous les royaumes de la mythologie nordique.

Ici, il va surtout représenter l’univers dans lequel évolue le héros. Si vous avez lu le synopsis un peu plus haut, vous n’avez probablement pas été trop surpris non plus. La base est très similaire à ce même SAO que l’on a cité un peu plus haut si bien que le lecteur a une très forte impression de déjà vu. La situation dans laquelle se trouve le héros n’est pas nouvelle et ses réactions n’ont rien d’original non plus.

Même si le personnage d’Ainz se veut « méchant » de par son statut de nécromancien mort vivant, il s’avère beaucoup plus humain que ce que l’on aurait pu imaginer. En lisant le résumé, l’idée d’un personnage ultra-puissant qui sème la terreur et la mort fraîchement débarqué dans un monde inconnu a de quoi plaire. Malheureusement, on ne la retrouve pas du tout dans ce premier tome. Ainz fait preuve de compassion et se déplace même personnellement pour aller sauver un village d’humains pris dans une guerre d’influence…

Pour un seigneur des ténèbres, il joue aussi beaucoup trop sur l’intimidation et surtout, il ne tue pas directement, il met en garde avant d’agir. Ces actions sont plus l’apanage des gentils que des méchants et au final, on se retrouve avec un héros traditionnel qui a juste une apparence monstrueuse (qu’il cherche d’ailleurs à cacher avec une armure).

En plus de ne pas amener de véritable originalité scénaristique, la narration fait tout de suite penser à l’excellent Re:Monster mais en beaucoup moins poussé. On sent qu’il y a eu une idée similaire avec la place importante des pensées d’Ainz mais les auteurs ne sont pas assez aussi loin dans le développement et on se retrouve avec une forme hybride pas déplaisante mais loin d’être aussi envoûtante que le titre d’Haruyoshi KOBAYAWAKA et Kogitsune KANEKIRU.

Petit point positif, les auteurs ont fait en sorte de ne pas développer que le personnage principal dans ce premier volume. On commence a vraiment bien cerner certains de ses lieutenants, notamment Albedo et Sebas. Les deux ont un rôle crucial dans la guilde et serviront de bras droits à un « homme » qui fait ses premiers pas dans un univers qu’il connaît mieux qu’il ne le pense.
Même si Ainz a joué à Yggdrasil pendant de longues heures (ou du moins, on l’imagine), il découvre très rapidement que même si certaines choses ne changent pas (la période de cooldown ou rechargement des attaques par exemple), les endroits ne sont plus identiques à leurs versions vidéoludiques.

En ce qui concerne le trait, Hugin MIYAMA s’en sort très bien avec des dessins assez fins et des personnages au chara-design classique mais efficace. Le héros possède de nombreux monstres sous sa coupe et il est intéressant de voir comment le mangaka les positionne à chaque fois pour que l’on remarque directement leurs spécificités.
Si vous aimez les trames, vous serez servi puisque le dessinateur semblent les adorer. Il en utilise une sacré gamme et il sait vraiment bien comment donner de la profondeur à un décor ou à un personnage sans avoir à trop se fouler au niveau des angles ; une petite trame et le tour est joué !
Point de folies dans le découpage qui reste assez traditionnel même si on sent que le dessinateur aime bien « zoomer » sur les personnages qui entrent en scène. Il y a bien quelques double-pages mais elles ne semblent là que pour montrer les rapports spatiaux entre les lieux et les personnages (taille de la prairie autour de la guilde, taille de la ville, taille de la salle principale de la guilde…).

Pour l’édition, Ototo fait son très bon travail habituel avec un ouvrage qui tient bien en main et qui ne plie pas facilement. On se retrouve aussi plusieurs pages en couleur en début de tome qui font leur petit effet quand on hésite à se lancer.
Au niveau de la traduction, c’est plutôt pas mal avec des textes d’une fluidité exemplaire et qui prennent en compte les changements de tons mais aussi de style du personnage principal. Ainz est, en effet, beaucoup plus direct et familier dans ses pensées que lorsqu’il s’adresse à un autre personnage.

Breaking News : Les MMORPG peuvent remplacer votre vie réelle !

Graphisme - 68%
Histoire - 57%
Mise en scène - 65%
Originalité - 50%
Edition - 75%
Dans son genre - 60%

63%

Re:SAO

Petit mélange entre SAO et Re:Monster, Overlord gaspille peut-être une bonne idée de base (un protagoniste démoniaque) même si on ne peut pas encore le dire avec certitude, les auteurs n'ayant encore pas montré grand-chose si ce n'est une arrivée soudaine et un premier contact avec un monde inconnu. Il ne reste plus qu'à voir s'ils parviennent à capitaliser un peu mieux dans le tome 2 !




A propos de Ours256

Ours256

J’aime bien regarder des trucs chelous… et les langues aussi.

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