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One Piece Party 1

One Piece Party – Tome 1

One Piece Party – Tome 1 Éditeur : Glénat
Titre original : One Piece Party
Dessin : Ei ANDOH
Scénario : Ei ANDOH (supervisé par Eiichiro ODA)
Traduction : Djamel RABAHI
Prix : 6.9 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 16/11/2016

One Piece Party est un spin off humoristique de One Piece. Ce premier tome composé de cinq nouvelles inédites vous entraînera dans une aventure délirante en compagnie de l’équipage de Luffy et de tous les personnages rencontrés sur leur chemin. Crise de fou rire assurée pour tous les fans de One Piece dès le plus jeune âge !

Vous rêviez de voir les personnages de One Piece faire n’importe quoi en SD (Super Deformed) ? Ei ANDOH l’a —- Hein ? Comment ça « non » ? Eh bien, il l’a fait quand même et c’est Glénat qui le publie chez nous tant qu’à faire !

One Piece Party n’est pas un shônen. Malgré la catégorisation de l’éditeur, le contenu ne permet pas de considérer le titre comme autre chose qu’un kodomo. Ce n’est pas pour rien si le titre est prépublié dans le Saikyô Jump, magazine de prépublication connu pour ses spin offs en SD (ces personnages souvent rétrécis dans un but humoristique) puisqu’il a compté Rock Lee – Les péripéties d’un ninja en herbe mais aussi Chopperman, tous deux sortis chez Kazé Manga.

On retrouve donc une ambiance très similaire à ces deux mangas avec des personnages d’un univers qui sont repris dans des petites histoires un peu débiles mais tentant de faire intervenir un maximum de monde en multipliant les références au matériel de base. C’est d’ailleurs ce qui sauve un peu le titre. Ei ANDOH parvient à nous recaser des scènes cultes du manga à des moments complètement aléatoires… mais ça marche !
La plus notable n’est autre que le « Je veux vivre » de Robin que le mangaka utilise en contexte mais pas vraiment avec le bon personnage ! Il y a de l’idée dans la mise en scène qui fera sourire les fans sans aucun doute mais qui aura quand même du mal à toucher un public qui ne connaît pas vraiment le titre. Sachant que l’auteur fait valider ses planches par ODA lui-même (qui apporte certaines corrections), on sent quand même que le titre s’adresse à un public de connaisseurs.

L’oeuvre se construit sur de petites histoires indépendantes les unes des autres (typique des kodomo du Saikyô Jump qui ne cherchent pas forcément la continuité mais plutôt à accrocher le lecteur à un moment donné). Il ne faut donc pas s’attendre à des arcs assez longs ou des choses plus développées. Il y a une volonté de plaire immédiatement advienne que pourra.
L’auteur ne s’ennuie pas non plus avec une véritable continuité puisqu’il utilise aussi bien des personnages (ou le design de personnages comme c’est le cas avec le CP9) d’avant la grande guerre que des ennemis apparaissant après. Il ne se prend pas non plus la tête au niveau des techniques puisque les héros peuvent faire appel à des capacités qu’ils n’avaient pas forcément au moment de rencontrer les antagonistes en question.

Graphiquement, Ei ANDOH se débrouille vraiment bien et propose une très belle version SD des personnages d’Eiichiro ODA. Les détails caractéristiques de chacun des membres de l’équipage de chapeau de paille et de leurs amis et ennemis sont respectés scrupuleusement et on n’aura aucun mal à reconnaître les forces en présences. Même chose pour les techniques, le mangaka s’est plutôt bien débrouillé pour les adapter au format des personnages et le rendu final reste vraiment satisfaisant.
Comme d’habitude avec les oeuvres estampillées kodomo, les décors et autres arrière-plans restent assez vides même si on sent qu’il y a un petit effort qui a été fait à ce niveau là. On n’est pas au niveau de Rock Lee par exemple qui, en plus de copier la faible utilisation des trames de KISHIMOTO, n’avait pas pratiquement jamais de décor à proprement parler…

Un dernier mot sur l’édition de Glénat qui reste clairement en dessous en termes de fabrication. Il est difficile de parler de fabrication souple quand on peut plier le manga avec deux doigts en appliquant une force minimale. Une fois la première lecture terminée, il est difficile d’avoir un livre encore intact alors imaginez dans les mains d’un enfant peu soigneux… Malheureusement pour le lecteur, il semblerait que ce type de fabrication devienne la norme chez l’éditeur
Heureusement, la traduction assure un texte clair, simple et bien écrit pour permettre un minimum de plaisir de lecture. Le travail est assuré par Djamel RABAHI qui oeuvre aussi sur la série originale, de quoi rassurer les fans qui voudraient être sûrs de retrouver les dialogues qu’ils connaissent dans les scènes qui les parodient.

Pour apprécier One Piece Party, il faut le prendre comme il est : un petit spin off pour enfants sans prétentions qui saura quand même faire sourire le fan grâce à un nombre de références assez impressionnant. C’est un divertissement qui ne viendra pas révolutionner le monde de la série mais qui saura donc plaire aux plus jeunes grâce à un humour bon enfant et à des personnages complètement en roue libre. Quand on connaît le caractère de Luffy, il est dur de l’imaginer avec encore moins de restrictions… Pourtant, Ei ANDOH l’a fait !

Vous rêviez de voir les personnages de One Piece faire n'importe quoi en SD (Super Deformed) ? Ei ANDOH l'a ---- Hein ? Comment ça "non" ? Eh bien, il l'a fait quand même et c'est Glénat qui le publie chez nous tant qu'à faire ! One Piece Party n'est pas un shônen. Malgré la catégorisation de l'éditeur, le contenu ne permet pas de considérer le titre comme autre chose qu'un kodomo. Ce n'est pas pour rien si le titre est prépublié dans le Saikyô Jump, magazine de prépublication connu pour ses spin offs en SD (ces personnages souvent rétrécis dans un but humoristique) puisqu'il a compté Rock Lee - Les péripéties…

Pourquoi ne pas faire n'importe quoi avec des personnages connus ?

Graphisme - 68%
Histoire - 45%
Mise en scène - 77%
Originalité - 55%
Edition - 45%
Dans son genre - 72%

60%

OP version Kids

One Piece Party est un kodomo qui aurait peut-être mieux fonctionné dans la collection kids de Glénat. L'éditeur aura surement voulu garder ce titre dans le label shônen afin que les gens fassent plus vite le rapprochement avec la série d'origine. Malheureusement, ceux qui l'achètent en imaginant autre chose qu'un gag manga ne pourront être que déçus.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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