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One Piece Film Gold – Anime Comics 1~2

One Piece Film Gold – Anime Comics 1~2 Éditeur : Glénat
Titre original : One Piece Film Gold
Dessin : "2016 One Piece" Production Committee
Scénario : "2016 One Piece" Production Committee
Traduction : Julien FAVEREAU
Prix : 7.6 €
Nombre de pages : 272
Date de parution : 21/02/2018

L’équipage de Chapeau de paille arrive sur Grantesoro, un navire accueillant les hommes les plus fortunés du monde dans son casino. Tout d’abord éblouis par le faste des lieux, Luffy et ses compagnons ne tardent pas à réaliser qu’un terrible piège les y attendait… Voici l’anime comics tant attendu du film One Piece Gold ! Entièrement supervisé par Eiichiro Oda, vous y découvrirez une aventure inédite qui viendra compléter agréablement la lecture de la série principale. À noter : une magnifique double couverture, illustrée par l’auteur lui-même !

Après une sortie en salle qui aura été assez mitigée, One Piece Film Gold arrive maintenant dans sa version anime comics chez Glénat. Si le film n’a pas changé, le format est complètement différent et propose une vision différente de la version animée.

Il est inutile de vous refaire complètement la chronique. Si vous voulez savoir ce que vaut le film en lui-même, il vous suffit de cliquer ici. Cependant, histoire que ceux qui n’ont pas vu le film ne soient pas lésés, on va quand même résumer les choses rapidement.

One Piece Film Gold est un film qui réussit à rassembler absolument tout ce qui fait le succès de la série d’Eiichiro ODA depuis de nombreuses années maintenant. Il y a de l’action, les personnages sont attachants, l’univers est riche et Luffy envoie valser le méchant à la fin (ou du moins dans l’idée) et le tout avec des visuels attractifs.

Avec ce film, l’idée était de retrouver l’ambiance des films Ocean’s (Eleven, Twelve…) avec le côté casino et tentative de vol et force est de constater que c’est une belle réussite. Nami prend son rôle de George CLOONEY très au sérieux et monte un plan bien huilé aidée par son amie Carina. Il y a du suspense, des retournements de situations (prévisibles) et de l’humour (notamment grâce à des personnages comme Max La Relance).

Le gros soucis du film reste son méchant qui n’a pas énormément d’envergure. Tesoro a pourtant le droit à un background un minimum travaillé et une subordonnée qui possède le fruit du démon le plus cheaté qui existe (le fruit de la Baraka). Si les ennemis de l’équipage ont souvent de bonnes raisons de s’attaquer à eux (ils essayent de casser leurs plans, ils ont des primes élevées…), le directeur du Casino n’en a aucune. Il veut juste affirmer sa supériorité sur des pirates « connus » pour le plaisir de se sentir plus fort, rien de plus et c’est ce qui gâche un peu la fête.

Au niveau du format, les anime comics tiennent la route. Ils ne sont pas à prendre comme des mangas normaux et la présence des couleurs vient renforcer cette idée. C’est un croisement assez étrange entre l’anime et le manga. Il faut faire preuve d’un bon sens de la sélection pour pouvoir prendre les bonnes décisions concernant les plans à garder dans la version papier. Sachant que l’oeuvre a été imaginée animée, elle possède un certain dynamisme qu’il est difficile de rendre sans mouvement et c’est justement les choix d’images qui vont aider à palier à cette absence.

Qui dit utilisation d’images de l’anime dit champ d’action limitée en ce qui concerne le découpage. Les cases sont donc toutes conventionnelles mais s’enchainent plutôt bien et le comité d’édition de Jump Comics a fait du bon travail pour ne pas rendre les « planches » trop monotones. Après tout, c’est leur boulot de voir ce qui marche et ce qui ne marche pas dans une histoire au format papier.

Avec cette version en anime comics (et tous ses anime comics en général), Glénat nous montre qu’il n’a pas tout perdu de son savoir faire en termes de fabrication de manga. Ici, vous pourrez toujours essayer de plier le livre, ça n’arrivera pas et pire même, vous risqueriez de vous faire mal aux doigts. On a le droit à un ouvrage rigide, qui tient bien en main et qu’il est vraiment agréable de manipuler. On peut dire merci au papier épais (ce n’est pas du papier glacé) nécessaire pour que les couleurs rendent bien à l’impression. En tout cas, c’est du bon boulot.
La traduction de Julien FAVEREAU est à l’image de ce qu’il fait dans la série principale. La syntaxe n’est pas toujours très adaptée à la personne qui parle et le niveau de langue non plus, ce qui crée quelques lourdeurs à la lecture. Ce n’est pas un gros soucis mais un peu plus de rigueur lors de l’adaptation et le soucis serait réglé.

Au final, ceux qui auront vu le film et apprécient la série n’hésiteront pas trop à se prendre cette version figée du film sorti il y a quelques temps. Cependant et encore une fois, elle ne rend pas honneur à 100% au travail original. Que ce soit les jeux de lumières, les travelings ou même le jeu des seiyu, il y a beaucoup de choses qui font que cet anime comics, aussi bon soit-il, ne parvient pas à restituer mais ça ne le rend pas mauvais.
Dans son genre, il est très bon (comme expliqué plus haut) et permettra à ceux qui hésitaient encore de se faire une idée peut-être plus précise de ce film qui avait su diviser la critique lors de sa sortie en salle. De toutes façons, l’éditeur a maintenant sorti assez d’adaptation anime comics pour que les lecteurs sachent à quoi s’attendre lorsqu’il en achètent un.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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