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Noragami – Tome 8

Noragami – Tome 8 Éditeur : Pika Édition
Titre original : Noragami
Dessin : ADACHITOKA
Scénario : ADACHITOKA
Traduction : Anne-Sophie THEVENON
Prix : 7.2 €
Nombre de pages : 196
Date de parution : 03/02/2016
Après avoir été attaqué par les Ayakashi masqués de Nora, Yato se réveille chez son père. Il est contraint d’exécuter des contrats pour lui, en se servant de Nora comme Shinki ! Lors de l’assemblée des dieux, Kofuku et les autres connaissances de Yato commencent à s’inquiéter de son absence, mais leur attention est retenue par un scandale qui secoue les Plaines Célestes : l’identité du Mage a été découverte ! De son côté, Hiyori, qui reste sans nouvelles de Yato, est de plus en plus absorbée par sa vie de lycéenne… Risque-t-elle d’oublier l’existence de celui-ci ?

ATTENTION : Cette chronique peut contenir quelques révélations sur l’intrigue. Vous êtes prévenus !

À la fin du tome précédent de Noragami, on avait laissé Yato en mauvaise posture, face à Nora. On apprenait alors quelques informations sur les relations que Nora et le « Père » de Yato semblent entretenir. On se demandait donc ce qu’il allait advenir de notre petit Dieu à 5 yens. 

Le début de ce tome marque bien le ton que celui-ci va prendre : le sérieux sera plus présent, mais sans que la série ne perde complètement de son comique. On retrouve Yato, chez son géniteur, où il semble plus prisonnier qu’invité, puisqu’il est sous surveillance. Cependant, grâce à quelques analepses, la scène reste assez légère, on ne sombre pas dans le lugubre.

En revanche, dans le reste du manga, on voit clairement qu’ADACHITOKA souhaite emmener son récit vers plus de tension. L’équilibre du Royaume Céleste est mis à mal ; Yato sombre de plus en plus dans les ténèbres, de même qu’Ebisu ; Hiyori perd soudainement une partie de ses souvenirs avec Yato, ce qui indique de plus en plus une disparition de ce dernier…

La déchéance de Yato est d’ailleurs présentée de manière très concrète. En effet, ce dernier doit pénétrer dans les Enfers sur ordre de son « Père », en échange de quoi ce dernier s’engage à le libérer. Le sentiment d’adoration que semble provoquer cette figure paternelle n’est pas sans rappeler le leader des humains synthétiques (ou homonculus) dans Fullmetal Alchemist. 

Cependant, pour Yato, le retour n’est pas forcément garanti. Ainsi, l’idée de faire descendre aux Enfers un dieu, ou plutôt deux, sans qu’ils ne soient sûrs de pouvoir en revenir symbolise ce risque que prend Yato (il peut se perdre dans les ténèbres des Enfers) pour arriver à retrouver ceux qui croient en lui.

De plus, à cause des missions que lui confie son « Père », Yato apparaît de plus en plus comme un personnage complètement différent de ce qu’on avait pu voir jusque là.
On le voit tuer un homme de sang-froid, sans aucun débordement d’émotion ni doute. Il devient plus terne et sombre encore plus dans une sorte de folie ; juste de quoi faire de lui un dieu malfaisant.
On peut aussi ajouter que l’aspect morbide de ces chapitres est renforcé par le commanditaire de la mission qui n’est autre que… l’esprit d’une femme décédée ! On ne la  voit que sous la forme d’un cadavre en momification.

On rentre presque dans un schéma de tragédie classique lorsque Yato se voit confronté à un horrible dilemme. La mission confiée par son « Père » consiste à aider une personne recherchée par le monde Céleste. Seulement, s’il l’aide, Yato deviendrait un complice des agissements de cette personne et risquerait de lourdes sanctions. D’un autre côté, s’il ne le fait pas, il ne sera pas libéré et ne pourra plus revoir ses amis. Dans tous les cas, il est plutôt perdant…

Je ne vais pas m’étendre plus sur le récit car il est très développé et intéressant. Les personnages commencent à évoluer, et on ferme le volume sur l’apparition d’un personnage qui apporte autant de réponses qu’il pose de nouvelles interrogations.

Hormis, peut-être, l’aspect parfois un peu classique du scénario, je pense que le point le plus négatif de ce tome est son édition (ou du moins, mon édition). En effet, on y retrouve plusieurs coquilles, comme la présence inexplicable, au chapitre 29, de deux rectangles vides.

Il y a un problème plus important dans le dernier chapitre du tome : le nombre très important de tâches, qu’on ne peut même pas vraiment relier avec ce qui se déroule dans le récit. On se retrouve alors avec des cases très difficiles à lire. Mis à part cela, le papier est assez agréable, les couleurs de la couverture sont bien mises en valeur et ressortent comme il faut.

À la fin du tome précédent de Noragami, on avait laissé Yato en mauvaise posture, face à Nora. On apprenait alors quelques informations sur les relations que Nora et le « Père » de Yato semblent entretenir. On se demandait donc ce qu'il allait advenir de notre petit Dieu à 5 yens.  Le début de ce tome marque bien le ton que celui-ci va prendre : le sérieux sera plus présent, mais sans que la série ne perde complètement de son comique. On retrouve Yato, chez son géniteur, où il semble plus prisonnier qu'invité, puisqu'il est sous surveillance. Cependant, grâce à quelques analepses,…

Les Dieux sont tombés sur la tête!

Graphisme - 76%
Histoire - 68%
Mise en scène - 68%
Originalité - 60%
Edition - 43%
Dans son genre - 67%

64%

Rififi

Déjà bien écorché au tome précédent, le Royaume des Dieux connaît encore plus de difficultés, permettant ainsi à l'intrigue de ne pas sombrer dans la monotonie. On attend de voir comment ADACHITOKA va développer son scénario sans risquer de tomber dans du déjà-vu...




A propos de L'Otak' des Lettres

L'Otak' des Lettres
Professeur otak' qui adore fouiller en profondeur l'essence des mangas, afin d'en dégager le bon et le moins bon.

4 commentaires

  1. Les deux rectangles vides du chapitre 29 que tu évoques ne sont pas une coquille de Pika, car ils sont bien vides aussi dans la version originale, juste pour info ( la raison de ces 2 rectangles vides à cet endroit par contre là aucune idée, j’étais aussi surpris) .
    La chronique est assez juste dans l’ensemble mais que 3 étoiles pour un des meilleurs tomes de Noragami sorti jusqu’à présent, je trouve ça un peu sévère surtout que ça ne semble pas reflété tous les points positifs (justifiés) mis en avant dans la chronique, après ça me surprend pas plus que ça parce que vous êtes généralement assez intransigeant avec les titres populaires ici, mais bon là si c’est dû en grande partie aux soucis d’édition de Pika, et à un certain classicisme dans le scénario (sur lequel on pourrait largement débattre surtout sur cet arc), c’est dur 🙁

    • L'Otak' des Lettres

      Mea Culpa alors pour les cadres blancs. Par contre, cela ne passe que de « coquille d’édition » à « problème dans la mise en scène », car si le but de leur présence n’est pas compréhensible, c’est quand même un peu dommage XD
      Ca peut sembler peu, mais j’essaye d’être objectif. Mon but est de vous fournir des chroniques de qualité, objective afin de ne pas tromper le lecteur : il y a tout de même des défauts dans le tome, donc je ne peux pas laisser mon jugement personnel les dissimuler, cela serait malhonnête.
      D’ailleurs, il faut plutôt que tu regardes les notes de chaque partie : tu remarqueras que mis à part l’édition, le tome n’a pas d’autres notes en dessous des 60%. On juge selon des critères précis et objectifs, afin de ne pas sous-évaluer ou sur-évaluer un tome. Après, une moyenne est faite, et parfois malheureusement cela baisse un peu la note. ^^ »
      Concernant l’aspect « classique », j’ai bien dit « parfois un peu », ce qui veut dire que c’est peu fréquent et en faible intensité, donc que ce n’est pas un énorme point faible.
      Merci en tout cas pour ton commentaire!

      • C’est peut être tiré par les cheveux, mais je pense que les 2 rectangles vides sont là pour marquer une petite ellipse, ou au moment pour montrer qu’un certain temps est passé, vu qu’en début de chapitre on voit Yato et Hiiro/Nora pénétrer dans Yomi/Les enfers, puis on part suivre ce qui se passe à l’assemblée des Dieux, avant de revenir sur Yato, donc ça serait pour montrer qu’ils ont déjà pas mal évolué dans le labyrinthe qu’est Yomi, perso je vois que ça, donc je pense pas que ce soit non plus une erreur dans la mise en scène, même si on peut pas totalement écarter cette possibilité :P.
        Après pour le détail des notes je les avais bien lu justement, après c’est peut être mon coté fan qui était un peu offusqué par la moyenne un peu faible, pas de souci.

        • L'Otak' des Lettres

          C’est en effet un peu tiré par les cheveux, mais c’est une théorie envisageable et intéressante quand même ^^

          Je comprends tout à fait, moi aussi j’ai mes coups de coeur et parfois on pense qu’une oeuvre mérite une meilleure note. Sache en tout cas que je pense que le manga a un grand potentiel sur de nombreux points.

          Encore une fois, merci du temps que tu prends pour commenter cette chronique ^^

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