Publicité

Publicité

No Guns Life 1

No Guns Life – Tome 1

No Guns Life – Tome 1 Éditeur : Kana
Titre original : No Guns Life
Dessin : Tasuku KARASUMA
Scénario : Tasuku KARASUMA
Traduction : Miyako SLOCOMBE
Prix : 7.45 €
Nombre de pages : 244
Date de parution : 21/10/2016

Mon nom ? Jûzô Inui. Depuis la grande guerre, je gagne ma vie dans cette ville grouillante d’Extends : des hommes à qui on a implanté la technologie d’extension des mécanismes corporels. Mon business ? Résoudre des affaires impliquant les Extends. Jûzô, Extend à qui on a implanté un revolver à la place de la tête, reçoit l’étrange visite d’un homme poursuivi par la police pour kidnapping. Curieusement, il demande à Jûzô de protéger l’enfant qu’il a enlevé … !

Kana a terminé l’année avec un petit seinen signé Tasuku KARASUMA. La particularité de No Guns Life tient dans son personnage principal qui ne possède pas de tête à proprement parler mais un révolver ! Zoom sur le premier volume d’une série au héros qui ne laisse transparaître aucune émotion.

L’histoire mise en place s’axe entre le duo formé par Jûzô et Tetsurô, le détenteur d’une arme qui, entre de mauvaises mains, pourraient faire des ravages. « Harmonie » permet en effet de prendre contrôle de certains extends à distance. On a donc un vieux bougon qui a de la bouteille d’un côté et un jeune qui cherche à découvrir un monde dont on l’a privé auparavant. Classique, il est vrai, mais ça reste plutôt bien amené et intelligemment articulé.

Le sentiment de »déjà-vu » n’est donc pas véritablement présent, l’univers cybernétique développé par le dessinateur permettant quelques prises de risques et un background riche. Jûzô possède sa propre histoire, il y fait allusion plusieurs fois même s’il garde un silence assez agaçant par moments (que voulez-vous, le personnage est vraiment intéressant !).

Un peu comme dans Stravaganza, l’un des points les plus intéressants du titre vient de l’expression des sentiments du héros. L’héroïne du titre de TOMI est casquée alors qu’ici, le héros n’a même pas de tête mais un flingue. Il est donc plus difficile pour l’auteur d’exprimer les différentes émotions de Jûzô.
Il y arrive grâce aux dialogues bien évidemment puisque le protagoniste change de ton assez régulièrement et on sent bien l’envie, l’agacement, la colère et même une certaine badinerie à plusieurs reprises.
Il ne s’arrête pas là, la posture de Jûzô joue pas mal aussi dans la transmission de ses émotions et certains gestes ne trompent pas. KARASUMA parvient donc sans problème à garder son lecteur alerte.

Là où le titre pêche un peu, c’est au niveau du rythme. La mise en place est longue et le ratio passages narratifs / action survitaminée n’est pas très équilibré. On a l’impression qu’il ralentit volontairement « trop » l’action, ce qui est assez étonnant de la part d’un auteur. On a donc des passages inégaux qui vont s’éterniser en blabla inutile et d’autres où tout va s’enchaîner avec style et aisance. C’est assez déroutant mais on sent qu’il y a quelque chose à faire à ce niveau là.

Graphiquement abouti, le chara-design des personnages est très efficace. Le mangaka possède une très bonne vision globale du monde qu’il a mis en place et a su créer des cyborgs originaux. À première vue, on peut penser qu’il a repris le concept d’automail présent dans Fullmetal Alchemist et l’a poussé à l’extrême. C’est ce qui permet de voir des mâchoires robotisées ou même un pistolet à la place de la tête, soyons fous !
Au niveau des arrière-plans, on remarque que l’auteur aime bien utiliser des trames histoire de donner une ambiance plutôt qu’une localisation. Cependant, il ne le fait qu’une fois que le lecteur a pu constater clairement où se trouvent les personnages. C’est une technique qui lui permet de bien véritablement se focaliser sur les personnages qui apparaissent souvent en gros plan.

L’édition est plutôt bonne. Le label Big Kana bénéficie généralement d’un peu plus de soin que le traditionnel format shônen. On trouve ainsi quelques pages en couleur sur papier glacé au début d’un tome au format moyen. Le papier utilisé semble un peu plus épais que sur les derniers titres de la collection puisque l’ouvrage reste semi-rigide (vous ne le plierez pas avec deux doigts). Rien à signaler au niveau de la traduction, ça passe plutôt bien et les (kilos de) textes s’enchaînent plutôt bien.

Presse ma détente et je te dirai qui tu es

Graphisme - 74%
Histoire - 65%
Mise en scène - 58%
Originalité - 69%
Edition - 70%
Dans son genre - 71%

68%

Bang^2

No Guns Life démarre un peu mollement et ce malgré un tome de presque 250 pages. L'exposition est loin d'être mauvaise mais le rythme est trop étiré pour que le titre fonctionne aussi bien que l'on pourrait l'imaginer. Le titre peut très bien tourner comme capoter, tout dépend de ce que l'auteur va en faire dans le prochain tome.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

Un commentaire

  1. un de mes gros coup de cœur du second semestre de 2016, j’ai vraiment hâte de lire le tome 2 pourvoir si le titre tient bien toutes ses promesses, heureusement il arrive assez vite.

Laisser un commentaire

banner