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Naruto Gaiden – Le 7e Hokage et la lune écarlate

Naruto Gaiden – Le 7e Hokage et la lune écarlate Éditeur : Kana
Titre original : Nanadaime Hokage to Akairo no Hanatsuzuki
Dessin : Masashi KISHIMOTO
Scénario : Masashi KISHIMOTO
Traduction : Sébastien BIGINI
Prix : 6.85 €
Nombre de pages : 222
Date de parution : 06/01/2017

Sarada est la fille de Sasuke et de Sakura. Enfin, c’est ce qu’elle pensait jusqu’à ce qu’elle découvre une photo de Karin. La ressemblance entre elles est frappante ! Décidée à tirer cette affaire au clair, Sarada se met en quête de son père qu’elle n’a plus vu depuis la petite enfance. Accompagnée de Chôchô, elle profite d’un déplacement de Naruto pour le suivre. Mais sa route croise celle d’un étrange enfant muni de sharingans. Sa cible est clairement Sarada à qui il doit voler les pupilles… Comment la jeune fille va-t-elle se tirer de ce guêpier ?

Au moins de novembre, Kana disait au revoir (et non pas adieu) à Naruto (nous lui avions consacré un dossier en 3 parties que vous pouvez retrouver en cliquant sur les liens qui suivent : Partie 1, Partie 2, Partie 3). Le ninja aux cheveux orange est déjà de retour dans Naruto Gaiden, une histoire qui vient développer un personnage qui n’est pas forcément celui qu’on attendait.

Masashi KISHIMOTO a l’air d’avoir eu beaucoup de mal à quitter un univers sur lequel il a travaillé pendant près de quinze ans, à tel point qu’il n’a pas pu s’empêcher de faire une fin très ouverte avec la « nouvelle génération » menée par le fils de son héros, Boruto. Avec Gaiden, il se donne la possibilité d’introduire ces nouveaux personnages et de les développer un peu avant de laisser les commandes à Mikio IKEMOTO et Ukyô KODACHI.

Plutôt que de céder à la facilité et de prendre le fils de Naruto comme héros, le mangaka va choisir de mettre en avant Sarada, la fille de Sasuke et Sakura qui ressemble quand même violemment à Karin même si en regardant bien, on retrouve le style capillaire de la ninja aux cheveux roses et le visage mou et morne du dernier des Uchiwa.
Une fois de plus, l’auteur ne tombe pas dans l’évidence et nous propose un personnage équilibré. Sarada n’est ni une réplique de son père ni une réplique de sa mère. C’est une jeune fille qui a des qualités de l’un et de l’autre tout en gardant des façons de penser et de faire qui lui sont propres. Là où KISHIMOTO a fait dans le classique, c’est qu’il en a fait une ado tout ce qu’il y a de plus classique.

Elle se pose des questions sur son identité, sur sa relation avec ses parents mais aussi sur son futur et ce qu’elle désire faire à l’avenir. Des choses que tout le monde vit et même s’il n’y a pas vraiment matière à rentrer dans le détail (on reste dans un shônen), le dessinateur a le mérite de bien traiter chacun des aspects qu’il pose comme « problématique » pour la progéniture de Sasuke. On sait que le ninja ténébreux a eu ses propres problèmes lorsqu’il était enfant (c’est un euphémisme oui), on a la chance de ne pas avoir de « redite » ici.

Le 7e Hokage et la lune écarlate a aussi le mérite de mettre en place les relations entre les personnages qui viendront peupler la nouvelle génération. On découvre ainsi les véritables intentions de Sarada, son lien très fort avec Chôchô mais aussi les difficultés de communication qu’elle a avec Boruto ou même avec le fils de Sai. Au contraire, on la voit interagir presque naturellement avec Naruto, devenu hokage et inspirant la confiance du peuple du village de Konoha.

L’auteur a aussi plutôt bien choisi les personnages secondaires qui apparaissent puisqu’ils sont tous liés à Sasuke d’une certaine manière. On retrouve donc Orochimaru et les anciens membres de son équipe « spéciale » formée pour réduire Konoha en poussière dans des rôles plus adultes et surtout qui ont l’air de bien leur correspondre, ce qui pourra étonner quand on connaît leur passé.

La plus grosse déception vient des ennemis. Il n’y a pas vraiment de challenge pour les protagonistes qui n’ont pas vraiment à se battre contre un adversaire qui se révèle anecdotique. On pourra donc reprocher à KISHIMOTO un certain manque d’envergure puisqu’au final, Gaiden ne vient pas vraiment apporter grand chose à l’oeuvre originale et même si il commence à développer les nouveaux personnages, on sent que ces petits détails seront réintroduits dans les premiers chapitres de Boruto.

De plus, les dernières pages pourront assez facilement décevoir les lecteurs qui auraient pu penser que l’auteur sauraient faire des choix un peu plus tranchés pour la suite de son histoire. Sans trop spoiler, disons que le seul enjeu véritable du oneshot (que l’on pensait pourtant réglé quelques dizaines de pages auparavant) se voit complètement réduit en poussière en trois cases sans trop qu’on sache pourquoi.
Laisser les choses en l’état n’aurait pourtant fait qu’apporter un peu de densité à un personnage qui pourra rapidement tomber dans le cliché selon l’utilisation qu’en feront les nouveaux auteurs…

Graphiquement, le mangaka n’a pas vraiment changé sa façon de faire. On retrouve ce trait dynamique, les découpages en 3 cases et cette maîtrise de la perspective exceptionnelle qui avaient fait le succès de Naruto. Il n’a toujours pas l’air d’avoir fait la paix avec les trames puisqu’il en utilise toujours aussi peu. En résulte un dessin épuré mais qui peut parfois sembler un peu vide et ce, malgré tout ce qui se peut se passer dans certaines cases.

L’édition de Kana est, cette fois, assez décevante. On se trouve en possession d’un livre qui plie presque autant que les tomes de chez Glénat, une première pour l’éditeur de Naruto qui avait toujours su trouver le bon équilibre. Avec ses pages grisâtres fines et presque transparentes, l’ouvrage ne pèse rien et il est difficile de bien le garden en main. Heureusement que le dessin de KISHIMOTO est pauvre en trames… Le pire, c’est que le manga est accompagné d’un petit fascicule qui contient les premières pages (bien blanches et épaisses) de Boruto qui sont d’une qualité bien supérieure au livre principal de ce mini-pack…
Heureusement, au niveau de la traduction, on retrouve un travail sérieux et bien adapté mais il est difficile de l’apprécier à sa juste valeur…

Au moins de novembre, Kana disait au revoir (et non pas adieu) à Naruto (nous lui avions consacré un dossier en 3 parties que vous pouvez retrouver en cliquant sur les liens qui suivent : Partie 1, Partie 2, Partie 3). Le ninja aux cheveux orange est déjà de retour dans Naruto Gaiden, une histoire qui vient développer un personnage qui n'est pas forcément celui qu'on attendait. Masashi KISHIMOTO a l'air d'avoir eu beaucoup de mal à quitter un univers sur lequel il a travaillé pendant près de quinze ans, à tel point qu'il n'a pas pu s'empêcher de faire une fin très ouverte…

Suis-je la fille de mon père ?

Graphisme - 68%
Histoire - 62%
Mise en scène - 67%
Originalité - 55%
Edition - 48%
Dans son genre - 75%

63%

AD... N?

Ce oneshot marque la dernière incursion en date de KISHIMOTO dans l'univers de Naruto. Il introduit ainsi tranquillement le spin-off à venir en mars (qu'il ne dessine pas), Boruto. Les lecteurs pourront donc faire un peu plus connaissance avec ces nouveaux personnages dans une histoire qui, même si elle n'apporte absolument rien à la série principale, a le mérite de se lire rapidement.

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J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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