Publicité

Accueil / Chroniques Manga & Animé / Chroniques Mangas / My Hero Academia – Tomes 1 & 2

Publicité

My Hero Academia 1

My Hero Academia – Tomes 1 & 2

My Hero Academia – Tomes 1 & 2 Éditeur : Ki-oon
Titre original : Boku no Hero Academia
Dessin : Kôhei HORIKOSHI
Scénario : Kôhei HORIKOSHI
Traduction : David LE QUÉRÉ
Prix : 6.6 €
Nombre de pages : 176
Date de parution : 14/04/2016

Dans un monde où 80 % de la population possède un super-pouvoir appelé alter, les héros font partie de la vie quotidienne. Et les super-vilains aussi ! Face à eux se dresse l’invincible All Might, le plus puissant des héros ! Le jeune Izuku Midoriya en est un fan absolu. Il n’a qu’un rêve : entrer à la Hero Academia pour suivre les traces de son idole. Le problème, c’est qu’il fait partie des 20 % qui n’ont aucun pouvoir…
Son destin est bouleversé le jour où sa route croise celle d’All Might en personne ! Ce dernier lui offre une chance inespérée de voir son rêve se réaliser. Pour Izuku, le parcours du combattant ne fait que commencer !

Pour les éditions Ki-oon, le titre événement de l’année 2016 est bel et bien My Hero Academia, le shônen manga de Kôhei HORIKOSHI issu du Weekly Shônen Jump.
Présenté par Shueisha comme le titre qui doit prendre la place, laissée vacante, après la fin de Naruto, il fut l’un des titres sur lesquels les éditeurs français se sont beaucoup affrontés.

My Hero Academia

La grande force de My Hero Academia tient dans son univers, maîtrisé et foisonnant. Si le personnage principal, Izuku, est l’archétype du héros au grand cœur un peu loser, Kôhei HORIKOSHI nous propose une énorme galerie de personnages secondaires, tous plus loufoques, plus uniques les uns que les autres.

L’auteur a conçu un univers cohérent, dans lequel être doté de pouvoirs est la norme, et en a décliné une société et un background convaincants.
Avoir donné des pouvoirs à 80% de la population mondiale permet à HORIKOSHI de croquer des héros aux pouvoirs tous plus originaux les uns que les autres, dont certains ont un impact sur le physique, et d’autres non, à l’image des X-Men, mutants aux pouvoirs divers de l’univers Marvel.
La comparaison avec les héros américains s’arrête là, car si My Hero Academia emprunte bien aux super héros U.S., il reste fondamentalement ancré dans une narration et un développement propre au manga.

La déclinaison du monde de My Hero Academia se retrouve jusque sur la quatrième de couverture où s’affichent des publicités pour des produits fictifs ou des mises en garde dans lesquels les héros officiels sont les vedettes. Ça n’a l’air de rien comme ça, mais c’est l’attention porté à ce type de détail, au fond de la planche, qui va rendre le tout crédible.

On découvre le monde au travers des yeux de son héros, dénué de tout pouvoir mais rêvant d’être à la place de son idole, All Might. Izuku n’a rien d’original, et sert aisément à l’identification du lecteur, mais tous les personnages qui gravitent autour de lui ont une vraie personnalité, une vraie place, donnant une réelle richesse à l’ensemble.

Le manga alterne humour et bravoure, et garde un peu de l’atmosphère du déjanté Crazy Zoo mais avec un panel de personnages beaucoup plus riche, mieux maîtrisé.
HORIKOSHI n’en oublie pas pour autant les ennemis. S’il ne propose, au tout début, que des seconds couteaux qui n’ont d’autre fonction que de mettre en avant les protagonistes, il introduit celui qui sera le principal vilain (du moins à ce stade), charismatique en diable.

L’auteur ne semble pas chercher à se départir des codes du Weekly Jump, au contraire il les respecte à la lettre, mais sait en tirer l’essence, la sève, et donne à son récit une dimension qui peut être, tour à tour, drôle ou dramatique.

My Hero Academia n’est pas follement original dans sa structure et dans son intention, mais sait intelligemment jouer des règles imposées et offre un univers aux possibilités si vastes et aux personnages si délicieusement croqués qu’on ne peut qu’être happés par ce titre.
L’accroche du titre (« On ne nait pas héros, on le devient ») représente tellement bien toutes les valeurs du shônen nekketsu que porte MHA : abnégation, dépassement de soi, amitié.

Le trait caractéristique d’HORIKOSHI est toujours aussi plaisant, très “cartoony” comme à l’accoutumée (les lecteurs de Crazy Zoo le reconnaîtront au premier coup d’œil).
Majoritairement, les personnages ont droit à leurs caractéristiques propres, en dehors d’Izuku, dessiné comme un type lambda avec des yeux énormes et une coupe de cheveux hirsute. De même, All Might est croqué façon américain fantasmé, bodybuildé, au sourire Email Diamant”, dans un costume moulant rappelant les super-héros américains et ce même s’il a, en fait, une autre facette très fun !
Tous les autres, ennemis comme alliés, ont droit à une véritable attention de la part de l’auteur, leur donnant une réelle consistance.

La mise en scène est diablement dynamique, particulièrement lors des affrontements, l’auteur a nettement gagné en lisibilité depuis ses œuvres précédentes.

L’édition française proposée par Ki-oon est à l’image de ce que l’éditeur propose habituellement pour sa collection shônen : un papier de qualité, assez épais et une belle impression aux noirs profonds.

Bien aidé, dès le début de sa parution hexagonale, par la sortie simultanée de son adaptation animée pilotée par le studio BONES et une vraie volonté de le faire s’imposer chez nous, comme il est en passe de le faire au Japon, My Hero Academia s’affirme comme un titre majeur, aux qualités indéniables, qui pourrait devenir une nouvelle référence.

Ki-oon y croit fort, et a bien raison, car si Kôhei HORIKOSHI est capable de maintenir le niveau démontré dans ces deux premiers volumes, on sera en face, à n’en point douter, d’un nouveau classique comme le Jump en a tant produit.

My Hero Academia respecte à la lettre les règles du shônen du Weekly Jump, mais sait s’en accommoder et apporter un fun instantané et furieusement contagieux. Il allie de façon naturelle et très maîtrisée le burlesque et l’épique. Une fois lancé dans la lecture, difficile d’en ressortir tant le plaisir de lecture et de découverte reste intact de la première à la dernière page !

My Hero Academia 1 My Hero Academia 2
BOKU NO HERO ACADEMIA © 2014 by Kohei Horikoshi / SHUEISHA Inc.

Pour les éditions Ki-oon, le titre événement de l'année 2016 est bel et bien My Hero Academia, le shônen manga de Kôhei HORIKOSHI issu du Weekly Shônen Jump. Présenté par Shueisha comme le titre qui doit prendre la place, laissée vacante, après la fin de Naruto, il fut l'un des titres sur lesquels les éditeurs français se sont beaucoup affrontés. La grande force de My Hero Academia tient dans son univers, maîtrisé et foisonnant. Si le personnage principal, Izuku, est l'archétype du héros au grand cœur un peu loser, Kôhei HORIKOSHI nous propose une énorme galerie de personnages secondaires, tous plus loufoques, plus uniques les uns…

Approved by the comics code authority

Graphisme - 78%
Histoire - 59%
Mise en scène - 80%
Originalité - 72%
Edition - 80%
Dans son genre - 83%

75%

All Might !

My Hero Academia respecte à la lettre les règles du shônen du Weekly Jump, mais sait s'en accommoder et apporter un fun instantané et furieusement contagieux. Une fois lancé dans la lecture, difficile d'en ressortir tant le plaisir de lecture et de découverte reste intact de la première à la dernière page !




A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la « génération Club Dorothée », c'est un gros lecteur de mangas shônen, particulièrement ceux issus du Weekly Shônen Jump et des publications Shueisha en général, mais l’âge aidant ses lectures s’orientent de plus en plus vers les seinen.

4 commentaires

  1. Jolie chronique ! o_O mais vous êtes bien généreux dans vos notes et vos appréciations sur ce titre, qui a pourtant rien de bien extraordinaire.
    Pour un titre qui aborde le thème des superhéros, on aurait aimé plus que des simples clins d’œil à l’univers comics/superhéros « à l’américaine » ( dont au final il n’en « copie » que l’esthétique et le vocabulaire, seul All Might est le perso qui s’en rapproche le plus ), mais aussi qu’il y ait au moins certaines valeurs reprises, or comme vous le souligner justement, niveau valeurs, c’est du 100% shônen nekketsu/Jump, rien de bien nouveau donc…Au final, sous couvert de super héros ça pourrait être très bien des chevaliers, ou des samouraïs, ou des ninjas, ou des exorcistes, ou des mages, ou des pirates etc que ça changerait pas grand chose au récit…

    On vous a connu plus exigeants et pointilleux, et ce sur des titres de meilleure qualité, à croire qu’il faut pas trop être sévère avec la nouvelle sensation, hypothétique future locomotive du marché fr….L’engouement pour ce titre me dépasse surement, mais si tout le monde est unanime dessus, le souci doit venir de moi j’imagine 🙁 .

    • Kubo

      Perso, je t’avoue que j’ai réellement adoré le titre. Ça faisait plusieurs années que j’attendais un nouveau nekketsu qui me parle et me redonne la niaque.

      Étant gros lecteur de « super-héros US », et particulièrement de comics Marvel, je suis le premier à dire que l’argument de Ki-oon à ce propos est un peu abusé. L’auteur me semble n’être qu’un spectateur des prods Marvel Ent. et avoir vu quelques animés issus des persos Marvel, rien de plus. Il n’y a rien d’autre qu’une (très) vague inspiration des héros Marvel.

      MHA est fondamentalement un gros nekketsu dans la plus pure tradition du genre. Genre dont je serais, sans doute, éternellement client.
      Je n’avais rien lu ni vu dessus avant de lire ces tomes, j’en attendais beaucoup au vu de l’intérêt suscité et des moyens mis dessus et j’avais une certaine crainte sachant que j’ai moyennement accroché à Crazy Zoo. En général mon attente est trop haute, et là, franchement, j’ai juste adoré. J’aime les persos, leur utilisation, l’univers ultra-cohérent et maitrisé, j’aime le graphisme, la mise en scène.
      En dehors d’un scénario forcément très convenu, je ne trouve rien à reprocher à ce manga qui déborde de fun.

      Je ne sais pas si mon (énorme) plaisir pris à la lecture m’a fait surnoter le titre, ce n’est pas impossible, mais je crois que mes notes reflètent vraiment le kiff que ça a été pour moi.

      Généralement je ne regarde pas un animé issu d’un manga que j’ai lu, dont je connais donc déjà le déroulement, mais je fais exception pour celui-ci tant je prends plaisir à m’y replonger.
      Pour moi, un gros must have ! 🙂

      • En tous cas ça se sent dans ta chronique, que tu as pris du plaisir à la lecture, et en aucun cas je voulais faire le rabat-joie de service.

        Malgré ce que j’ai dit dans mon com’ plus haut, je trouve le titre sympathique et je ne lui nie pas ses qualités, les dessins, la variété des looks des personnages (héros et vilains), la mise en scène, sur la forme et dans son exécution, je lui reproche pas grand chose, c’est plus dans le fond, les personnages très (trop?) stéréotypés, le manque d’originalité dans l’intrigue, et j’ai beaucoup de mal avec Katsuki Bakugou, perso’ au combien irritant et la nature de sa relation avec Izuku Midoriya, cette dernière étant un des éléments primordiales de l’histoire, le fait que je n’y adhère pas me rend difficile de complétement apprécier l’ensemble, du coup je fais l’impasse sur l’achat ce titre malgré ses qualités, et puis c’est un investissement sur dizaine d’années minimum tel que c’est parti.

        Dans une moindre mesure (que vous surement), je suis aussi un gros consommateur de nekketsu et de manga d’action en général, donc les codes et clichés du genre ne dérangent bien au contraire, je préfèrerai toujours quelque chose de classique bien exécuté qu’un titre dit « original » maladroitement exécuté mais je dois dire que, parmi la concurrence actuelle dans ce segment, je prends beaucoup plus de plaisir à lire un Seven Seadly Sins, un Twin star Exorcist, ou un Jinbe evolution(/Mushibugyo) par exemple qu’un My hero academia, alors que ce sont aussi des titres assez classiques, dans lesquels on retrouve des qualités assez similaires (action nerveuse, dessins et mis en scène dynamiques, du fun, galerie de persos charismatiques, entre autres) mais qui eux m’ont totalement séduit dès le départ, pour d’autres ça sera peut être l’inverse.
        Comme toujours c’est très subjectif et heureusement il y a assez de manga pour pour contenter tous les goûts. 🙂

        • Kubo

          Ah mais je ne le prenais pas comme ça :p
          J’entends tout à fait qu’on aime pas, et tu as des arguments concrets, aucun souci de mon côté !
          Par contre je justifie que, moi, j’ai vraiment aimé, que j’ai pris mon pied alors que je n’attendais pas à grand chose. 😉

Laisser un commentaire

banner