Japan Expo - 18ème Impact

Publicité

Accueil / Chroniques Manga & Animé / Chroniques Mangas / Mushoku Tensei – Tome 1

[Dossier] Bilan de l’année manga 2016 : les tops, les flops, l’état du marché…

Publicité

Mushoku Tensei – Tome 1

Mushoku Tensei – Tome 1 Éditeur : Doki-Doki
Titre original : Mushoku Tensei - Isekai Ittara Honki Dasu
Dessin : Yuka FUJIKAWA
Scénario : Rifujin na Magonote
Traduction : Jean-Benoît SILVESTRE
Prix : 7.5 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 07/06/2017

Pour ce loser anonyme, les 34 années de son existence auront été un ratage total. Lorsqu’il est renversé par un camion fou, il s’attend à finir six pieds sous terre… mais le voilà redevenu bébé ! Désormais appelé Rudeus Greyrat, Il s’est réincarné dans un monde d’épées et de sortilèges, où il va apprendre à maîtriser l’art délicat de la magie, pour lequel il semble avoir un don particulier. Car cette nouvelle vie, Rudeus est bien décidé à ne pas la gâcher ! Et cet enfant qui va grandir sous nos yeux est encore loin de se douter des dangers qu’il va bientôt rencontrer !

Peuple de France, vous reprendrez bien un petit isekai ?
Après The Rising of the Shield HeroDoki-Doki mise une fois de plus sur une histoire dans laquelle un humain de « notre monde » se retrouve transporté dans un univers fantasy avec Mushoku Tensei, un titre de Rifujin na Magonote et Yuka FUJIKAWA. La question que tout le monde se pose, c’est si le titre est original ou s’il ne se sert du concept de base l’isekai que pour poser l’action (un peu comme dans Re:Zero ou Overlord).

Mushoku Tensei nous raconte l’histoire d’un NEET qui a complètement raté sa vie. On voit quelques scènes qui nous font clairement comprendre que l’individu n’est pas franchement fréquentable et que sa mort n’est pas forcément un mal. Alors qu’il rend l’âme, il se trouve une nouvelle passion pour la vie et se dit qu’il aurait vraiment aimé faire les choses autrement. Jusqu’ici, c’est le lot classique des titres du genre et on s’attend à ce que le personnage principal se réveille dans un monde différent.

Bingo ! Pourtant, derrière ce tour scénaristique que l’on attendait, l’auteur propose un petit twist puisque le personnage renaît plutôt que réapparait. La conscience de ce loser anonyme est toujours là mais c’est un bébé qui vient au monde. Fièrement nommé Rudeus par ses parents, ce dernier va avoir l’occasion de vivre sa vie différemment.

Eh oui, les choses ne vont pas être faciles pour l’ex-raté qui va devoir repartir de rien. Au départ, il n’a rien : pas de pouvoirs, pas de capacité de parole ou de mobilité… Bref, c’est à force de persévérance que Rudeus va grandir et devenir quelqu’un de meilleur que celui qu’il était dans sa vie précédente. Ce dernier utilise d’ailleurs des éléments de sa vie passée pour se motiver et pour se rappeler que s’il abandonne, il pourrait revenir à un train de vie similaire.

Il y a de l’idée dans la composante originale du titre mais au niveau de l’exécution, c’est peut-être un peu moins bon. On sent quelques lenteurs dans le tome et dans la façon de développer le titre. Il semblerait que les auteurs veulent vraiment développer toute la croissance de Rudeus et pas seulement montrer quelques scènes de son enfance.
C’est le chemin à parcourir pour arriver au passage à l’âge adulte qui semble les intéresser mais pour l’instant, le lecteur sentira probablement quelques longueurs et des scènes peut-être un peu forcées par moment.

En gros point positif, on retrouve la gestion des personnages qui bénéficie de la lenteur de l’histoire. On découvre un Rudeus qui est loin d’être un enfant (comme en témoignent ces quelques scènes où il maudit son père de le tirer d’une étreinte qui lui met le nez dans la poitrine de sa mère) et il utilise son expérience passée pour ne pas se laisser berner dans sa nouvelle vie. Le NEET laisse donc petit à petit la place à un véritable héros de shônen déterminé, fort et toujours motivé pour apprendre plus et renforcer ses capacités.

Graphiquement, c’est très bien dessiné, rien à dire à ce niveau là. On a le droit à des personnages assez fins mais aux courbes généreuses quand l’auteur les juge nécessaires et à des décors pas encore très variés de par le postulat de base mais qui devrait assez rapidement changer.
Pour le découpage, on reste dans du classique pour l’instant. Le mangaka cherchant probablement ses marques sur une histoire qui n’est pas la sienne, il préfère jouer la carte de la sécurité, ce qui reste très efficace quand on voit le dynamisme des combats.

Pour l’édition, Doki-Doki n’a plus rien à prouver et propose son habituel format shônen avec un papier légèrement plus léger que d’habitude qui vient confirmer la (triste) tendance à l’assouplissement des ouvrages de l’éditeur (même si ça commence à devenir la norme un peu partout, comme en témoignent certains titres sortis récemment même chez Pika où la fabrication est ultra-souple).

Peuple de France, vous reprendrez bien un petit isekai ? Après The Rising of the Shield Hero, Doki-Doki mise une fois de plus sur une histoire dans laquelle un humain de "notre monde" se retrouve transporté dans un univers fantasy avec Mushoku Tensei, un titre de Rifujin na Magonote et Yuka FUJIKAWA. La question que tout le monde se pose, c'est si le titre est original ou s'il ne se sert du concept de base l'isekai que pour poser l'action (un peu comme dans Re:Zero ou Overlord). Mushoku Tensei nous raconte l'histoire d'un NEET qui a complètement raté sa vie. On voit quelques scènes qui nous font clairement comprendre que l'individu…

Le NEET et la magie

Graphisme - 71%
Histoire - 65%
Mise en scène - 61%
Originalité - 68%
Edition - 75%
Dans son genre - 67%

68%

Kid

Mushoku Tensei est un isekai qui change légèrement dans sa manière d'aborder le changement de monde. Il n'est plus simplement question d'une téléportation mais bel et bien d'une renaissance. Le personnage va donc devoir prendre le temps de vivre comme un enfant, avec toutes les entraves que ça implique et rien que pour ça, le titre dessiné par Yuka FUJIKAWA vaut le coup d'oeil.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

Laisser un commentaire

banner