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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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Moon Shadow

Moon Shadow Éditeur : Komikku
Titre original : Tsukikage
Dessin : Yusuke OCHIAI
Scénario : Ysuke OCHIAI
Traduction : Masaya MORITA
Prix : 7.9 €
Nombre de pages : 208
Date de parution : 28/01/2016

« Méprise les forces du mal, sans jamais pardonner, du plus profond de ton être ! » Je suis Hikaru Mizuno, une banale femme au foyer. Tout ce que je souhaite, c’est vivre paisiblement. Pourtant, je suis une ancienne femme sniper ayant parcouru le monde entier. Mon nom de code : Moon Shadow.

Yûsuke OCHIAI n’est pas un inconnu au bataillon chez tous les fans de l’éditeur komikku puisqu’il est le mangaka qui a servi à lancer leur label en 2012. En effet, leur premier titre n’était autre que L’Île Infernale, un thriller bien ficelé qui savait accrocher le lecteur jusqu’à la dernière page.

Moon Shadow… c’est une autre histoire. OCHIAI s’essaye à un genre dans lequel il n’a pas l’air particulièrement à l’aise. Contrairement à Anguilles Démoniaques, titre paru le même mois chez komikku, les aventures d’Hikaru Mizuno se situent entre l’humour et le récit d’une reconversion.

Au départ, il est très difficile de cerner le ton que le mangaka veut donner à son oeuvre. On suit le quotidien d’une jeune femme qui semble on ne peut plus banale. Cependant, très rapidement, on se rend compte qu’elle n’est autre qu’une ancienne tireuse d’élite qui a encore pas mal de soucis à contrôler sa colère.

Avec ça, vous avez les bases de chacun des chapitres qui composent le volume unique : scène du quotidien, élément perturbateur, préparation à « l’assassinat », intimidation, clean up, retour à la normale. Il y a une certaine redondance dans la construction narrative qui, très rapidement, ne laisse plus place à la surprise ou à l’originalité.

L’auteur ne se mouille donc pas et cherche à créer un certain sentiment de sécurité chez le lecteur mais, malheureusement, c’est plutôt un certain ennui qui se créé chez le lecteur. Malgré le caractère bipolaire de l’héroïne plutôt rafraîchissant, sa façon d’être sombre vite dans le cliché et ne vient pas vraiment aider à cacher le vide scénaristique.

Au fil de ma lecture, on ne peut pas s’empêcher de penser que la série avait un fort potentiel. La dualité entre Hikaru Mizuno, femme au foyer et Moon Shadow, tireuse d’élite, n’est pas sans rappeler un certain City Hunter. L’ambivalence créée aurait pu être source de changements de rythme mais il n’en est rien. Le passage à la seconde personnalité de la jeune femme ne servant qu’à amorcer la fin du chapitre.

Graphiquement, on sent un trait plus léger que dans les autres oeuvres de l’auteur. Ce n’est pas désagréable mais il n’y a plus cette possibilité (ou envie) d’installer une ambiance particulière par des jeux d’ombres, de trames et d’épaisseurs de trait que l’on retrouvait dans L’Île infernale ou plus récemment dans Anguilles Démoniaques

Niveau édition, komikku a fait le minimum avec un ouvrage plutôt agréable à prendre en main mais qui ne prend pas trop de risques, en particulier au niveau de la jaquette. On a un papier laminé sans reflet plutôt classique avec une recherche assez limitée au niveau du logo et du placement du texte sur la jaquette. Un peu dommage quand on voit la qualité générale de l’ouvrage.

Face cachée de l'assassin

Graphisme - 68%
Histoire - 42%
Mise en scène - 38%
Originalité - 65%
Edition - 65%
Dans son genre - 45%

54%

Erreur ?

Dès le début, difficile d'y croire. Il n'y a pas grand chose dans Moon Shadow qui donnera de l'espoir au lecteur : personnage principal au développement douteux, graphisme plus léger qu'à l'habitude, scénario inexistant... Si vous aimez OCHIAI, dirigez-vous plutôt vers Anguilles Démoniaques !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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