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Mob Psycho 100 1

Mob Psycho 100 – Tome 1

Mob Psycho 100 – Tome 1 Éditeur : Kurokawa
Titre original : Mob Psycho 100
Dessin : ONE
Scénario : ONE
Traduction : Frédéric MALET
Prix : 7.95 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 08/06/2017

Collégien aspirant à une adolescence sans histoire, le jeune Shiego Kageyama, surnommé Mob, possède des pouvoirs psychiques, autrement dit des superpouvoirs ! Que ce soit un médium charlatan ou encore une étrange secte, nombreux sont ceux qui vont essayer de se servir de lui. Mais quelque chose est en train de se produire à l’intérieur de MOB…

Après le succès de One-Punch Man, les éditions Kurokawa tentent de capitaliser sur ONE en sortant une série sur laquelle le mangaka travaille en solo, Mob Psycho 100. Loin du niveau technique de MURATA (qui met en image son autre titre), ONE compense par un côté loufoque et des personnages attachants.

Impossible de commencer autrement que par parler du trait. Mob Psycho 100 ne peut pas être qualifié de beau ou de « particulier ». Ce n’est vraiment pas agréable à l’oeil dans la plus grande partie du tome comme en témoigne cette case avec une école et ses fenêtres (que l’auteur n’a même pas pris la peine de dessiner à la règle) qui s’avère tout simplement atroce.
On ne peut nier que ONE possède un bon sens du dessin et de très bonnes idées quand on voit certaines planches vraiment travaillées. Le problème, c’est qu’il ne s’applique de la sorte que très rarement. On a presque l’impression qu’il se moque du visuel par moments, ce qui constrate énormément avec sa façon de composer les cases qui est souvent réfléchie.

Malgré une absence globale de décors et un style brouillon difficilement justifiable, on ne peut pas nier une certaine efficacité. Ce n’est pas joli mais disons que ça ne gêne pas énormément pour bien suivre l’histoire, le découpage de ONE fonctionnant très bien. L’auteur sait très bien varier les tailles de cases pour changer le rythme de l’action et il n’hésite pas à faire quelques petites folies dans la gestion de ses planches, ce qui donne un petit côté frais au titre.
Niveau composition, on voit clairement ce côté « calculé » et contrôlé dont on parlait un peu plus haut lors des explosions de Mob qui se lâche complètement et faire tout péter dans la case.

Le dessin mis à part, le gros point fort du titre, c’est l’imagination de de son auteur. On avait déjà vu dans One-Punch Man qu’il n’avait aucun mal à inventer des personnages « jetables » et c’est encore le cas ici où il balance du grand n’importe quoi à une vitesse phénoménale. Que ce soit les ennemis, ceux qui viennent demander de l’aide au maître de Mob ou des esprits aléatoires, il y a une très bonne variété de caractères différents auxquels vous pourrez vous attacher.

ONE aime bien s’amuser avec les codes du shônen et nous redonne un protagoniste beaucoup trop puissant pour avoir quoi que ce soit à craindre de quiconque. Un peu comme Saitama, Mob est quasi-invincible au début de la série. La différence, c’est que le maître de Genos est un adulte et sait plus ou moins comment fonctionne le monde. Mob est gentil et naïf et les gens n’hésitent pas à l’utiliser en permanence sans vraiment qu’il s’en rende compte.
Cette candeur le rend très attachant et fait qu’on s’attarde peut-être un peu moins sur le dessin puisqu’on veut voir Mob évoluer, se rendre compte de la supercherie et faire payer à tous ceux qui vont profiter de lui. Après, son maître n’est pas foncièrement méchant mais il n’hésite pas à exploiter une source de pouvoirs qu’il considère comme intarissable.

L’histoire n’avance pas énormément dans ce premier tome qui sert vraiment d’introduction et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’auteur prend son temps puisqu’on voit à peine le personnage principal dans le premier chapitre. Dans les autres, il apparaît un peu en mode héros pour sauver la situation et puis c’est tout. Rien d’autre pour l’instant et pas vraiment de trame de fond notable mais on sent que ONE veut vraiment mettre en place son univers avant de proposer de vrais enjeux.

L’édition est assez réussie et on sent que Kurokawa s’est fait plaisir pour proposer un bel objet qui n’ira pas forcément à côté de vos tomes de One-Punch Man puisque l’éditeur a utilisé la même fabrication globale pour un rendu toujours aussi efficace et agréable à prendre en main tout en faisant le choix d’un ouvrage un peu plus long et un peu plus grand.
Pour la traduction, Kurokawa ne change pas une équipe qui gagne et fait confiance à son traducteur préféré pour les shônen de combat et d’action. Frédéric MALET ayant déjà travaillé sur One-Punch Man, il est en terrain connu pour les jeux de mots et autres débilités qu’il a pu mettre en place.

À quand un remake avec MURATA au dessin ?

Graphisme - 29%
Histoire - 56%
Mise en scène - 72%
Originalité - 60%
Edition - 75%
Dans son genre - 68%

60%

Mob Psycho

Mob Psycho 100 n'est pas un titre que vous lirez pour son graphisme. Prétendre le contraire serait de très mauvaise foi. Par contre, le titre possède de nombreuses qualité : un découpage bien senti, des personnages attachants et surtout, des situations complètement abracadabrantesques. Tentez l'aventure, vous pourriez être plus que surpris !




A propos de Ours256

Ours256

J’aime bien regarder des trucs chelous… et les langues aussi.

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