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[Dossier] Bilan de l’année manga 2016 : les tops, les flops, l’état du marché…

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Les Misérables – Tomes 3 & 4

Les Misérables – Tomes 3 & 4 Éditeur : Kurokawa
Titre original : Les Misérables
Dessin : Takahiro ARAI
Scénario : Victor HUGO
Traduction : Nesrine MEZOUANE
Prix : 7.65 €
Nombre de pages : 208
Date de parution : 11/02/2016

Madeleine prend Fantine en charge et lui promet de s’acquitter de ses dettes et de lui ramener sa fille. Entre-temps Javert dénonce Madeleine à la préfecture de police de Paris et l’accuse d’être Jean Valjean l’ancien forçat. Il apprend que Jean Valjean a été appréhendé, qu’il a changé son nom pour celui de Champmathieu et qu’il sera bientôt jugé pour récidive. Il va voir Madeleine et s’excuse de la méprise. Madeleine quant à lui se retrouve face à un dilemme. Protéger sa nouvelle identité et continuer à faire prospérer Montreuil sur Mer et à aider Fantine ou se dénoncer et sauver Champmathieu.

Manga Mag avait déjà parlé des Misérables de Kurokawa lors de la sortie des deux premiers tomes en France il y a quelques mois. Alors qu’ARAI a bien entamé le destin de Cosette, il est temps de reparler de l’un des titres « littérature et histoire » les plus intéressants et les mieux écrits du genre parus en France. 

Les deux premiers volumes annonçaient la couleur : l’oeuvre d’ARAI promettait des moments épiques. Jean Valjean ne faillit jamais à sa réputation et sa rencontre avec Fantine va lui donner un nouveau but dans la vie. Il va se mettre en tête de retrouver la fille de cette femme dont il se reproche le destin tragique afin de s’acquitter d’une dette morale.

Malheureusement pour lui, son passé continue à se rapprocher et sa rencontre avec Cosette n’y changera rien. Il va pourtant tout faire afin de soustraire la jeune fille à l’emprise des Thénardier. Cette famille immonde qui n’a fait que profiter de la naïveté de Fantine va tenter de soutirer toujours plus d’argent pour la pauvre enfant qu’ils n’ont fait que maltraiter depuis le début.

Cosette se rend compte, dès sa première rencontre avec Valjean, qu’il possède quelque chose de majestueux (c’est son côté « lion » qui ressort). Ainsi, elle ne se pose pas trop de questions quand il s’agit de lui faire confiance et de quitter l’enfer dans lequel elle vit depuis plusieurs années.

Il se créé une relation touchante entre les deux personnages qui ont besoin l’un de l’autre pour vivre et continuer à exister dans un monde qui n’a été tendre avec aucun d’entre eux. On pourrait presque parler de relation de dépendance mais pas dans le mauvais sens. Pour Cosette, Valjean représente un peu cette lumière au bout du tunnel, la fin de cette vie dans la noirceur du « foyer » des Thénardier.

Pour contrebalancer le côté positif de Cosette, l’auteur n’hésite pas à faire de Valjean une victime de son passé. Attention, le personnage ne s’apitoie jamais sur son sort. Au contraire, il tente toujours d’aller de l’avant et de vivre dans le but de répandre le bien (depuis sa révélation religieuse). En fait, c’est son passé qui revient le hanter en la personne de Javert, qui ne cherche pas l’homme qu’il est devenu mais l’homme qu’il était.

Le quatrième tome est aussi l’occasion d’introduire Marius, ce jeune homme de bonne famille qui, à une époque où l’argent permet vraiment de tout avoir, va décider de vivre par lui-même et découvrir le quotidien difficile de ceux qui n’ont rien ou du moins qui vivent comme ils le peuvent. C’est d’ailleurs de cette façon qu’il va rencontrer une famille centrale de l’oeuvre…

Il s’agit bien sûr des Thénardier ; il faut croire qu’ils a’abandonnent jamais ! Tels des cafards, ils continuent à hanter le monde imaginé par Victor HUGO et personne n’est à l’abris. Leur ténacité est remarquable mais ce n’est pas avec leur roublardise qu’ils ont pu survivre ici. Il y a quelque chose de plus, appelez ça « bonne étoile » ou « chance » mais leur déchéance étant à la hauteur de leur méchanceté, ils n’ont pas eu la vie facile.

Même si ARAI passe un peu vite sur les débuts de Marius, difficile de lui reprocher quoi que ce soit tant sa fluidifie l’oeuvre. Certains passages du texte d’HUGO étaient un peu lourd et auraient probablement été ennuyeux à adapter. Le mangaka se permet ainsi de faire quelques coupes qui, je vous rassure, n’affectent pas énormément l’histoire et permettront probablement aux jeunes de mieux adhérer à l’histoire d’un « gamin » plus proche d’eux.

LesMiserables-Kurokawa-manga-tome-3 LesMiserables-Kurokawa-manga-tome-4

L'amour vache laisse place à l'attention

Graphisme - 88%
Histoire - 75%
Mise en scène - 77%
Originalité - 72%
Edition - 75%
Dans son genre - 85%

79%

Sans le sou

Après deux premiers tomes réussis, ARAI confirme avec les deux suivants. Rassurez-vous, le mangaka n'a pas changé l'essence de l'oeuvre d'HUGO. Ceux qui ont déjà lu le roman redécouvriront des personnages d'une intensité exceptionnelle et une histoire efficace qui a fait ses preuves avec le temps.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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