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Les Misérables – Tome 5

Les Misérables – Tome 5 Éditeur : Kurokawa
Titre original : Les Misérables
Dessin : Takahiro ARAI
Scénario : Takahiro ARAI & Victor HUGO
Traduction : Nesrine MEZOUANE
Prix : 7.65 €
Nombre de pages : 212
Date de parution : 12/05/2016

Nous retrouvons Jean et Cosette quelques années après leur sortie du couvent. Cosette est une belle jeune fille qui attire le regard des hommes, notamment celui de Marius. Ce dernier a pris pour habitude de la contempler tous les jours au jardin du Luxembourg. Jean s’en rend compte et il met fin à leurs sorties au parc. Mais tous nos personnages finirons par se retrouver à la maison Gorbeau, là où Jean affrontera de nouveau les Thénardier qui n’ont qu’une idée en tête, le plumer.

Chroniques des tomes précédents des Misérables : Tomes 1 & 2Tomes 3 & 4

Après s’être attardé sur le devenir de Cosette après avoir quitté les Thénardier, ARAI continue à explorer l’oeuvre de Victor HUGO et développer le personnage de Marius.

Dans ce cinquième tome, la cupidité des Thénardier explose. Après avoir déjà pris une somme considérable à Fantine, la mère de Cosette, mais aussi à Jean Valjean, ils veulent continuer à exploiter la moindre faille chez le repenti.

Cependant, ils sont dans une position complètement différente. Il n’y a plus d’auberge, plus de position de force puisqu’ils vivent dans la misère. Le père de famille a échafaudé un plan dans lequel il va aller jusqu’à utiliser des criminels notoires pour intimider Jean Valjean et faire en sorte de lui prendre tout ce qu’il possède. Bien sûr, pas question de le faire de manière frontale, tout se fera de manière dissimulée.

C’est là qu’intervient Marius qui va surprendre la bassesse de son voisin et avertir la police en la personne de… Javert ! Les destins continuent à s’entremêler à la maison Gorbeau où tous les protagonistes ont été réunis une fois de plus même si certains vont se manquer, fort heureusement.

Valjean continue à renforcer son statut de héros grâce à une patience à toute épreuve et une naïveté qui frise de plus en plus le ridicule.
Connaissant le passif des personnages, il est impossible d’imaginer que le lion n’ait pas reconnu ceux à qui il est parvenu à arracher Cosette quelques années auparavant. Pourtant, en accord avec sa façon d’être, il leur a donné une chance de plus et même si, une fois encore, il a été roulé dans la farine, il ne semble pas en tenir rigueur aux Thénardier…

Le rythme insufflé par ARAI est tout simplement incroyable. Une fois le tome commencé, les choses s’enchaînent sans que l’on puisse vraiment souffler et il est très difficile de refermer avant d’être arrivé au bout. En tout cas, le lecteur n’en a pas envie tant le mangaka dynamise un récit pourtant considéré comme très descriptif à la base.

Il faut aussi compter sur son amour de l’imagerie (qui donne de superbes double-pages) pour venir mettre de petites claques aux lecteurs et le faire vibrer lorsqu’il s’y attend le moins.

Pour l’édition, Kurokawa propose un ouvrage qui possède les mêmes qualités et les mêmes défauts que les précédents, rien de nouveau à signaler de ce côté là, ça reste du très bon boulot à tous les niveaux.

La chance ne sourit pas qu'aux audacieux...

Graphisme - 88%
Histoire - 77%
Mise en scène - 80%
Originalité - 73%
Edition - 75%
Dans son genre - 86%

80%

Guigne

Cette adaptation de l'oeuvre de Victor HUGO continue dans l'excellence volume après volume. ARAI et son imagerie fonctionnent à merveille pour bien mettre en image toute la puissance du grand classique de la langue française. Pour le coup, Kurokawa a vraiment eu du nez !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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