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Dossier Boichi

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Mieru Hito – Tomes 1~7

Mieru Hito – Tomes 1~7 Éditeur : Panini
Titre original : Mieru Hito
Dessin : Toshiaki IWASHIRO
Scénario : Toshiaki IWASHIRO
Traduction : Arnaud TAKAHASHI
Prix : 6.8 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 12/06/2008

Gérant d’un immeuble vétuste et délabré, le jeune Togo Myojin est ce que l’on appelle un “guide” : c’est un être humain capable de voir les fantômes, de les entendre, de leur parler et même de les toucher. À ce titre, c’est lui qui est chargé de “négocier” avec eux. Ainsi, lorsque certains d’entre-eux sèment la pagaille parmi les vivants en se manifestant trop ostensiblement, il s’occupe de les raisonner. Mais aussi, et surtout, lorsqu’un esprit malfaisant apparaît dans le but de semer la terreur parmi les hommes, c’est lui qui a la lourde tâche de s’en débarrasser…

Avec Psyren sortis il y a quelques années chez Kana et Mieru Hito disponible chez Panini depuis 2008, Toshiaki IWASHIRO n’en est pas à sa première publication en France. Son nouveau titre, Kagamigami (renommé Shikigami chez nous pour une raison que l’on ignore…), nous donne une petite opportunité de vous reparler de ses précédentes séries, juste de quoi vous donner une petite idée de ce qui peut vous attendre dans la nouvelle. On commence tout de suite avec la plus ancienne chronologiquement, Mieru Hito.

Série en 7 volumes, elle nous raconte l’arrivée d’Himeno Okegawa à la Résidence des Ephémères, un immeuble étrange de Tokyo. Venant de la campagne et n’étant qu’une jeune adolescente, elle a choisi cet immeuble pour son prix défiant toute concurrence. Alors qu’elle fait route vers la résidence, elle est attaquée par un esprit malfaisant. Sauvée par un dénommé Myojin, ce dernier se rend compte qu’elle peut voir les esprits…
Ce jeune homme aux cheveux blancs s’avère être un « guide ». Son métier: aider les esprits (bons ou mauvais) à rejoindre les cieux (de gré ou de force). Coup de bol… Ce dernier s’avère aussi être le gérant de la résidence qui, à la grande surprise d’Himeno, est habitée par des fantômes !

S’il fallait résumer Mieru Hito en un mot, il faudrait parler de « classique » mais pas dans le sens de « culte », plutôt dans celui de « banal » ou « déjà-vu ». Le problème avec ce type de séries, c’est qu’elles sont à la peine en ce qui concerne l’originalité. Elles sont assez agréables pour se laisser lire mais ne possèdent pas ce petit « truc en plus » nécessaire pour en faire un hit ou une série sur laquelle on reviendrait.

Comme toujours dans les shônen, on a un héros au passé mystérieux, une héroïne ingénue et des personnages secondaires (ici sans grand charisme, on peut le dire clairement…) presque anecdotiques.
Au départ, le titre est constitué de petites histoires où Myojin finit toujours par guider un fantôme sur le point de devenir mauvais ou un malfaisant (sur le chemin de la rédemption) vers les cieux. Il est vrai que le scénario s’étoffe ensuite avec l’arrivée d’un groupe d’esprits plus puissants que les autres ayant un lien avec Himeno. Cependant, malgré les différentes pirouettes scénaristiques utilisées par l’auteur, on reste dans une trame très linéaire et prévisible.

Graphiquement, on découvre un auteur encore jeune et dont le trait est encore perfectible sur bien des points. On retrouve notamment des personnages dont le design varie légèrement d’un tome à l’autre et certaines expressions faciales vont changer complètement certains humains. Pour les monstres ou du moins les intervenants au style plus monstrueux, l’auteur se débrouille un peu mieux et propose des dessins assez stables.
Niveau mise en page, on sent quelques bonnes idées avec un dynamisme certain et de nombreuses tentatives de sortir un peu des structures de base. Même si les angles choisis ne permettent pas toujours une lecture optimale des combats, ils donnent lieu à de jolies scènes souvent inspirées qui finissent parfois sur double-page.

La question que l’on peut se poser, c’est pourquoi Panini Manga a fait le choix de sortir ce titre tout en sachant très bien qu’il était médiocre. L’éditeur a très probablement voulu surfer sur le succès de Psyren qui venait de débuter au Japon. Si Mieru Hito avait vraiment bien marché en France, ce dernier aurait probablement acheté la licence de Psyren pour faire d’une pierre deux coups.
Cependant, le succès est resté plus que moyen et Kana a su faire de Psyren (qui est bien meilleur son ainé) un petit succès même s’il aurait très probablement mérité mieux. On voit que toute l’expérience acquise par l’auteur lui aura servi, que ce soit au niveau de l’histoire ou au niveau de la gestion des personnages mais on aura l’occasion de vous en reparler d’ici peu.

Tant qu’on parle de l’éditeur, parlons un peu de l’objet en lui-même. Sachant que la licence avait été obtenue par Panini, on ne pouvait malheureusement pas en attendre grand chose. En voyant la qualité du papier terne et ultrafin (une combinaison… ridicule), on se dit qu’on va avoir un ouvrage souple mais il n’en est rien puisque chaque tome est étrangement rigide…
Autre couac, plusieurs bulles de textes sont coupées par une impression trop près des bords ou une reliure trop rigide, ce qui fait qu’on ne peut pas vraiment lire certains textes… On ne compte plus non plus le nombre de fautes d’orthographe qui viennent gâcher quelques scènes pourtant bien traduites (il fallait au moins ça pour sauver les meubles).

Avec Psyren sortis il y a quelques années chez Kana et Mieru Hito disponible chez Panini depuis 2008, Toshiaki IWASHIRO n'en est pas à sa première publication en France. Son nouveau titre, Kagamigami (renommé Shikigami chez nous pour une raison que l'on ignore...), nous donne une petite opportunité de vous reparler de ses précédentes séries, juste de quoi vous donner une petite idée de ce qui peut vous attendre dans la nouvelle. On commence tout de suite avec la plus ancienne chronologiquement, Mieru Hito. Série en 7 volumes, elle nous raconte l'arrivée d'Himeno Okegawa à la Résidence des Ephémères, un immeuble étrange de Tokyo. Venant…

Shingeki no Myojin (désolé...)

Graphisme - 54%
Histoire - 52%
Mise en scène - 70%
Originalité - 50%
Edition - 25%
Dans son genre - 67%

53%

Ghost

Mieru Hito est un shônen plus que (trop?) classique et qui ne possède pas vraiment les qualités pour se démarquer des dizaines (centaines ?) de sorties dans cette catégorie. Cependant, si vous pouvez trouver la série complète pour une faible somme, n'hésitez pas trop longtemps car le récit reste efficace et, il faut l'avouer, Myojin a sacrément la classe par moments !

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A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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