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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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Meminisse – Tomes 1~2

Meminisse – Tomes 1~2 Éditeur : Doki-Doki
Titre original : Meminisse
Dessin : Makoto SHIOZUKA
Scénario : Makoto SHIOZUKA
Traduction : Julian BRUN
Prix : 7.5 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 23/08/2017

Rai Kurusu fait la rencontre de Sai, une jeune fille capable de manipuler les souvenirs. Embarqués dans une guerre contre les spéciaux, des individus dotés d’incroyables pouvoirs, il va découvrir qu’il possède, lui aussi, la capacité de tout détruire.

N’ayant aucun souvenir antérieur aux dix dernières années, il essaie également d’en découvrir plus sur son passé… D’où lui vient ce pouvoir ? Les souvenirs qu’il possède son’t-ils réels ou non ? Un mystère en appelant un autre, ces deux jeunes gens se battront dans le but de retrouver leur passé… Une histoire pleine de suspense et d’action !

Doki-Doki au mois d’août, c’est le retour d’Hanayamata, la fin de Revenge Classroom mais surtout l’arrivée d’une petite nouveauté qui ne comporte que deux tomes, Meminisse de Makoto SHIOZUKA (dont certains se remémorent peut-être vaguement le nom grâce à Shimba Ra Da, titre sorti chez Tonkam il y a quelques années).

Meminisse, c’est du shônen et ça se voit tout de suite. Lycéen ténébreux au passé trouble, Rai remplit toutes les conditions pour en devenir le héros parfait. Déterminé, plein de bonne volonté, il va se retrouvé pris dans une aventure qui le dépasse complètement.
Jusque là, ce n’est pas très original et très shônen et… ça va le rester. L’avantage, c’est que tout s’enchaîne très vite (surtout dans le deuxième tome mais l’auteur n’a pas eu le choix) et ce rythme fait que les deux tomes se lisent très rapidement. Le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer et, en réalité, il n’a pas vraiment de raison pour ne pas apprécier sa lecture.

La série n’est pas folle d’originalité, c’est vrai, mais c’est plutôt bien raconté et les personnages sont assez sympathiques pour qu’on passe un bon moment en leur compagnie. Rai et Sai ont une bonne alchimie et leur duo fonctionne au départ grâce à un petit jeu de l’auteur qui fait en sorte que la jeune détentrice de pouvoirs soit celle qui se fasse sauver par quelqu’un qui n’était pas censé en avoir.

Ce passé trouble du duo de protagonistes est probablement la meilleure idée de la série. Que ce soit Rai ou Sai, il y a un certain mystère qui entoure la disparition de leurs souvenirs. On ne sait pas bien d’où viennent leurs pouvoirs ni les raisons réelles de l’endroit où ils se trouvaient à la base (c’est flou mais mieux vaut ne pas trop spoiler).

Il y a aussi la dualité qui se trouve dans le personnage de Rai. Présenté comme un personnage droit et héroïque, les accusations de son ancien ami sèment le trouble chez le lecteur qui aurait peut-être aimé en voir un peu plus.
Malheureusement, ces idées n’auront absolument pas l’occasion d’être exploitées. Les promesses de voir un Rai qui lutte contre son penchant plus diabolique donnaient clairement envie de continuer.

Le vrai problème de Meminisse, c’est que la série n’aurait jamais dû s’achever aussi tôt. L’auteur le déplore lui-même dans la postface du tome 2 et quand on referme le volume, on ne peut que lui donner raison. L’histoire que l’on vient de lire est un prologue à une aventure un peu plus longue. Il y avait encore beaucoup à faire avec l’univers mais aussi au niveau du développement des personnages…

Le dessin de Makoto SHIOZUKA était déjà bien dans Shimba Ra Da et il est toujours aussi bon ici. Même si les décors auraient pu bénéficier d’un peu plus de soin, ils restent plutôt sympathiques malgré le peu de variation dans les environnements.
Les personnages ont un chara-design soigné et même s’ils sont légèrement stéréotypés, ils possèdent un petit côté attachant qui fait qu’on rentre assez facilement dans leur histoire.
Pour le découpage et la mise en scène, c’est dynamique et souvent très graphique. SHIOZUKA sait comment ne pas trop se perdre en palabres et montrer ce qui est nécessaire pour que le lecteur comprenne ce qu’il se passe et ça, dans les phases de narration comme dans des les moments de combats.

Pour l’édition, on est dans du Doki-Doki assez standard de ces derniers mois : format seinen, jaquette laminée et attrayante, papier fin et grisâtre pour un ouvrage ultra-souple dans les canons du moment.
La traduction fonctionne. On ne peut pas dire que ce genre de titres pose beaucoup de problèmes de traduction mais le travail de Julia BRUN à le mérite d’être fluide et agréable à lire dans la mesure où les phrases sont plutôt bien coupées et ne demandent pas au lecteur de s’arrêter pour comprendre ce qui s’est dit.

Souviens-toi l'été dernier...

Graphisme - 74%
Histoire - 52%
Mise en scène - 63%
Originalité - 56%
Edition - 62%
Dans son genre - 55%

60%

Memory

Meminisse fait plus office de prologue que de série complète. Si les éléments d'histoire mis en place dans le premier tome trouvent une forme de réponse, la fin est laissée grande ouverte et de nombreuses questions subsistent. Un peu dommage pour ce titre qui se laissait pourtant lire assez facilement !




A propos de Ours256

Ours256

J’aime bien regarder des trucs chelous… et les langues aussi.

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