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Megaman ZX

Megaman ZX Éditeur : Nobi Nobi!
Titre original : Rockman ZX
Dessin : Shin OGINO
Scénario : Shin OGINO
Traduction : Sébastien LUDMANN
Prix : 7.95 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 28/05/2015

C’est le début d’une nouvelle ère pour Megaman ! Le jeune Vent mène une vie insouciante dans un monde en paix grâce aux efforts de la Slither Inc., une entreprise garante du bonheur et de la prospérité de chacun, et de son président, un certain Serpent… Mais la firme semble ourdir un plan secret, et Vent va l’apprendre à ses dépens. Suite à un accrochage avec de mystérieux agresseurs, Vent réalise qu’il a la faculté de fusionner avec d’étranges cristaux doués d’une volonté propre, les biométaux, pour devenir un Megaman ! Ces nouveaux pouvoirs attirent sur lui et ses amis de nombreuses menaces contre lesquelles il va devoir lutter en combinant les biométaux Z et X, pour se transformer en Megaman ZX ! Pas facile de devenir un héros du jour au lendemain !

Les adaptations de jeux sont toujours assez « casse-gueule ». En effet, et ça se comprend facilement, il n’est pas si facile que ça de changer la composante principale d’un jeu, à savoir que le joueur n’est pas passif. On se souvient tous des mauvais Assassin’s Creed chez Ki-oon et Devil May Cry 3 chez Kazé Manga ou des médiocres Zelda chez Soleil ou encore Ace Attorney chez Kurokawa… C’était pas la folie. Après, si on prend l’exemple de la saga Pokémon, une petite lueur d’espoir brille dans nos yeux.

Megaman ZX, comme ce dernier, est un kodomo manga, un titre destiné aux plus jeunes. Graphiquement, ça se voit tout de suite. Si vous êtes adeptes de graphismes fins avec des personnages plutôt réalistes, passez votre chemin tout de suite, on est dans un graphisme type SD (Super Deformed) mignon assez rond qui ne se veut jamais réaliste. Le design des différentes armures de Megaman est plutôt réussi avec des spécificités qui utilisent bien les caractéristiques principales des robots vaincus (c’est le concept même de la saga Megaman où le héros s’approprie les pouvoirs des ennemis qu’il défait).

Ces robots, le Megaman (ou Vent, c’est son vrai nom) de cette série les rencontre tous très vite. En seulement deux tomes, les auteurs (car Shin Ogino est en fait un trio) ont du accélérer leur histoire au maximum, ce qui fait que le héros se retrouve très vite avec tous les pouvoirs (alors que dans les jeux, c’est plutôt ce qui prend le plus de temps !). C’est bien l’un des gros points faibles du titre : la narration.

Comme tous les titres estampillés kodomo, on a cette impression que tout va trop vite. Alors oui, c’est vrai que les enfants ont moins d’attention que les adultes et qu’il faut un rythme démentiel pour maintenir leur intérêt mais là, quelques chapitres de plus n’auraient pas fait de mal à une histoire que l’on sent passer beaucoup trop rapidement.

Autre bonne chose, ils ont pensé à intégrer les points de vie dans leur dessin. Les nostalgiques des barres de vies (style bâtons) seront donc ravis de les voir diminuer au fur et à mesure du combat. Ce n’est pas tout, on retrouve même la notion de « point faible » puisque certains monstres perdent plus de points de vie quand ils sont attaqués avec une armure particulière… comme dans le jeu !

En ce qui concerne l’édition, nobi nobi a fait fort. On a un ouvrage particulièrement réussi avec une jaquette qui brille de partout (elle a un effet métallique superbe), une police d’écriture bien choisie et qui change selon les nécessités. Le format un peu plus grand que la moyenne ne sera peut-être pas très confortable pour les mains des plus jeunes mais il est le bienvenue dans la mesure où il met bien en avant les scènes de combat.

Je mettrais quand même un petit bémol au niveau de la traduction avec l’utilisation de certains termes peut-être un peu trop formels comme « déférence » par exemple. Je suis pas sûr qu’un enfant de six ans soit assez curieux pour aller chercher le dictionnaire afin de vérifier le sens. Il aurait peut-être été un peu mieux de simplifier certains termes afin de leur faciliter la tâche, le titre s’adressant (encore une fois) à un public assez jeune.

Au final, c’est une première incursion plutôt bonne dans un style qui se rapproche plus du shônen que du kodomo pour nobi nobi même si on reste globalement dans une oeuvre qui ne sort pas de l’ordinaire puisqu’elle respecte les codes jeunesse à la lettre. Par contre, si on considère l’adaptation du jeu, elle est, pour le coup, plutôt réussie.

Les adaptations de jeux sont toujours assez « casse-gueule ». En effet, et ça se comprend facilement, il n’est pas si facile que ça de changer la composante principale d’un jeu, à savoir que le joueur n’est pas passif. On se souvient tous des mauvais Assassin’s Creed chez Ki-oon et Devil May Cry 3 chez Kazé Manga ou des médiocres Zelda chez Soleil ou encore Ace Attorney chez Kurokawa… C’était pas la folie. Après, si on prend l’exemple de la saga Pokémon, une petite lueur d’espoir brille dans nos yeux. Megaman ZX, comme ce dernier, est un kodomo manga, un titre destiné…

Megaman X Robots X Gentils enfants

Graphisme - 52%
Histoire - 42%
Mise en scène - 48%
Originalité - 35%
Edition - 75%
Dans son genre - 66%

53%

Charge !

Mavericks, armures, vous retrouverez tout ce qui fait le charme de Megaman dans cette adaptation agréable qui donne à nobi nobi un bon cachet pour la suite.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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