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MARINE BLUE 1

Marine Blue – Tome 1

Marine Blue – Tome 1 Éditeur : Éditions Delcourt
Titre original : Marine Blue no Kaze ni Dakarete
Dessin : Ai YAZAWA
Scénario : Ai YAZAWA
Traduction : Patrick HONNORE
Prix : 6.99 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 01/04/2015

Haruka mène une vie paisible au bord de la mer. L’insouciance de sa jeunesse se mêle à la douceur du vent qui, chaque jour, vient caresser son visage. Mais vient le jour où Arikawa, son amour de jeunesse, revient d’un long voyage en Amérique. Pourquoi est-il parti sans rien dire? Et n’est-il revenu que dans l’unique but de battre Ipei, le cousin de Haruki  dans une compétition de surf ?

Chronologiquement, Marine Blue est la plus vieille oeuvre d’Ai Yazawa parue chez nous puisqu’elle date de 1989 et force est de constater que ça se sent. L’auteure l’a écrite alors qu’elle avait à peine 22 ans et certains éléments ne trompent pas, on est clairement en présence d’une oeuvre de jeunesse. Le scénario est très classique et on ne retrouve pas une héroïne à la Paradise Kiss et encore moins Nana. Haruka est une jeune femme « à l’ancienne » (je n’aime pas vraiment cette expression mais elle représente bien le personnage) : elle cherche l’amour.

Elle n’a pas la modernité d’une Caroline (ParaKiss) qui veut être indépendante et faire son trou et encore moins d’une Nana (peu importe) et leur volonté de ne pas dépendre d’un garçon (même si l’une des deux est quand même sacrément accro à son Sid Vicious japonais). Ne vous attendez donc pas à beaucoup d’originalité à ce niveau là, Yazawa nous propose un développement en triangle amoureux standard.

La mer est un élément particulièrement bien utilisé par l’auteure. Tantôt symbole de réconfort et de stabilité, elle représente aussi ce voyage vers l’inconnu. En fait, le personnage principal ne sait pas vraiment sur quel pied danser. Entre Ipei qui joue le rival sans vraiment en être un et Arikawa qui va et vient, porté par sa jeunesse, difficile de trouver une quelconque stabilité. Haruka, en bonne héroïne de shôjo, a le coeur flottant et se laisse un peu porter par les vagues de sa ville natale, sans trop savoir où elle va. Un peu comme une auteure qui se cherche, le personnage appréhende un moment de sa vie où l’indécision est reine. Le trait fuyant de l’auteure, un peu à la manière d’esquisses ou de croquis, vient renforcer cette impression de flou qui émane du personnage principal. C’est plutôt joli même si un peu maladroit dans certaines scènes, preuve que Yazawa n’avait pas encore vraiment trouvé son style.

Marine Blue est un titre qui nous montre les débuts d’une auteure qui n’a plus rien à prouver. Un peu comme les trésors de Tsukasa Hojo, la qualité est assez inégale. Tantôt bien développée, l’intrigue a parfois le droit à des dialogues d’une naïveté affolante. Les fans de Yazawa n’hésiteront pas trop à se diriger vers le titre sachant qu’ils attendent toujours la suite de Nana (peut-être en vain…), les autres hésiteront à deux fois. Après tout, même si c’est une série courte, pas sûr qu’elle soit indispensable ; en tout cas… pour le moment.

Chronologiquement, Marine Blue est la plus vieille oeuvre d'Ai Yazawa parue chez nous puisqu'elle date de 1989 et force est de constater que ça se sent. L'auteure l'a écrite alors qu'elle avait à peine 22 ans et certains éléments ne trompent pas, on est clairement en présence d'une oeuvre de jeunesse. Le scénario est très classique et on ne retrouve pas une héroïne à la Paradise Kiss et encore moins Nana. Haruka est une jeune femme « à l'ancienne » (je n'aime pas vraiment cette expression mais elle représente bien le personnage) : elle cherche l'amour. Elle n'a pas la modernité d'une Caroline (ParaKiss) qui veut être indépendante…

De l'eau à ne plus savoir qu'en faire !

Graphisme - 44%
Histoire - 52%
Mise en scène - 55%
Originalité - 43%
Edition - 68%
Dans son genre - 50%

52%

Mleh !

Une oeuvre de jeunesse qui n'est pas forcément indispensable même si elle se laisse lire en attendant (en vain ?) la suite de Nana.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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