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Mako-Rumi-et-Chii

Mako, Rumi et Chii – Ma vie de Famille

Mako, Rumi et Chii – Ma vie de Famille Éditeur : Black Box
Titre original : Mako to Rumi to Chii
Dessin : Osamu TEZUKA
Scénario : Osamu TEZUKA
Prix : 10.9 €
Date de parution : 13/10/2015

La famille Ôsamu est sur le point de connaître un grand bouleversement. Testurô s’est toujours consacré entièrement à sont travail de mangaka, mais il va désormais devoir faire des concessions, car son premier fils est sur le point de naître. Et s’il trouve son rôle de père difficile à assumer, il ignore encore ce qui l’attend avec ses deux filles, dans quelques années…

Récit partiellement autobiographique, Mako, Rumi et Chii nous emmène dans le quotidien de la famille TEZU… ÔSAMU rythmée par l’arrivée successive d’enfants dans la famille d’un grand mangaka.

Réalisé entre 1979 et 1981, ce manga est passionnant à plus d’un titre car il nous éclaire sur les bouleversements que les arrivées de ses enfants ont provoquées dans la vie d’Osamu TEZUKA.
Sans angélisme inutile, l’auteur se dépeint totalement largué et un brin désinvolte. Il n’hésite pas à démontrer qu’il a été peu présent pour ses propres enfants, trop occupé à dessiner pour les millions d’autres qui le lisaient.

Nous ne « connaissons » vraiment TEZUKA qu’à travers ses innombrables mangas qui ont laissé une trace indélébile dans la bande-dessinée mondiale, mais avec Mako, Rumi et Chii on en découvre un peu plus sur l’intimité d’un mangaka de légende, sur ses doutes de père, mais aussi d’artiste.
Le métier de mangaka ayant quelque chose de très égoïste, et le Japon ayant, particulièrement à cette époque, encore des relations familiales que l’on qualifiera pudiquement de « traditionaliste », on voit un homme très peu impliqué dans la vie de ses enfants, entièrement dévoué à ses planches.
Il y a un vrai côté « mea culpa » dans ce manga, une certaine forme d’excuses adressées à ses enfants d’avoir été trop pris par ses œuvres. Cocasserie ultime, ces « excuses » se font en manga !

C’est, donc, un vrai manga tranche de vie, où chaque chapitre, auto-conclusif, nous fait rencontrer les petits Mako et Rumi, bourrés de caractère et pas les dernier quant il s’agit de faire des bêtises. La petite Chii n’arrive qu’à la toute fin, et n’est clairement pas au centre du récit.

Graphiquement, c’est du TEZUKA pur jus dans ses dernières années (puisqu’il décédera 8 ans après la fin de ce manga). Le découpage de ses planches est typique de l’auteur, avec des cases bien structurées qui se succèdent.
Nous ne sommes, clairement, pas dans les canons graphiques actuels, mais il faut garder à l’esprit que c’est une œuvre qui a plus de 30 ans, de la part d’un artiste qui a commencé sa carrière à la fin des années 40. Pour l’époque le style était déjà un peu daté, mais conserve, intactes, une candeur et une fraîcheur inimitables.

Comme souvent chez l’artiste, on prend un plaisir indescriptible à lire ce manga, à suivre les mésaventures cocasses de cette petite famille pas comme les autres.

L’édition du titre est du classique pour l’éditeur : format A5 et pas de sur-jaquette.
On regrettera, d’ailleurs, le choix d’avoir conservé le format habituel de ses titres, car en imprimant chez LegoPrint il y avait possibilité de faire un format plus conforme aux planches, et d’éviter les énormes marges au dessus et en dessous des planches.
Toujours est-il qu’on a droit à des noirs plutôt bons, un lettrage et une adaptation de qualité.

Plus que jamais, Black Box s’impose comme un éditeur patrimonial incontournable ne s’embarrassant que peu du « potentiel » envisagé de ses titres. C’est risqué, mais, pour le moment, ça semble être payant.
Si on peut ne pas être tout à fait d’accord avec les choix techniques de l’éditeur, on ne peut que se réjouir de la sortie de ce titre, et profiter pleinement de la chance que Black Box nous offre d’accéder à cette œuvre.

Récit partiellement autobiographique, Mako, Rumi et Chii nous emmène dans le quotidien de la famille TEZU... ÔSAMU rythmée par l'arrivée successive d'enfants dans la famille d'un grand mangaka. Réalisé entre 1979 et 1981, ce manga est passionnant à plus d'un titre car il nous éclaire sur les bouleversements que les arrivées de ses enfants ont provoquées dans la vie d'Osamu TEZUKA. Sans angélisme inutile, l'auteur se dépeint totalement largué et un brin désinvolte. Il n'hésite pas à démontrer qu'il a été peu présent pour ses propres enfants, trop occupé à dessiner pour les millions d'autres qui le lisaient. Nous ne "connaissons" vraiment TEZUKA…

We are family

Graphisme - 65%
Histoire - 59%
Mise en scène - 62%
Originalité - 59%
Edition - 49%
Dans son genre - 70%

61%

Cinq à la maison

Mako, Rumi et Chii est un titre drôle et attachant, grâce à ses personnages hauts en couleur et ses histoires cocasses. Ce manga permet de découvrir un peu l'intimité et le quotidien du grand mangaka, ses faiblesses et ses doutes, et de voir comment l'homme à fait face à sa paternité nouvelle.

A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la « génération Club Dorothée », c'est un gros lecteur de mangas shônen, particulièrement ceux issus du Weekly Shônen Jump et des publications Shueisha en général, mais l’âge aidant ses lectures s’orientent de plus en plus vers les seinen.

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