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Magi The Labyrinth of Magic – Tomes 14 à 20 (Arc Magnostadt)

Magi The Labyrinth of Magic – Tomes 14 à 20 (Arc Magnostadt) Éditeur : Kurokawa
Titre original : Magi - The Labyrinth of Magic
Dessin : Shinobu OHTAKA
Scénario : Shinobu OHTAKA
Traduction : Satoko FUJIMOTO
Prix : 40.8 €
Nombre de pages : 1224
Date de parution : 27/08/2015

Bienvenue à Magnostadt, terre de magie ! Les enchantements d’Om Madra révèlent au grand jour les secrets les plus intimes de Hakuryû ! Pendant ce temps, Aladin gravit les échelons de l’académie de Magnostadt. Il fait brillamment preuve de ses compétences et accède à la catégorie supérieure de l’académie. Il rencontre alors Titos, sorcier de génie reconnu pour sa puissance encore supérieure à la sienne. Ou mènera la rencontre des deux surdoués ?! Pris dans les tourments de la première guerre de leur vie, que verront Aladin et ses jeunes amis ? Qu’apprendront-ils ?!

Dans Magi The Labyrinthe of Magic, Shinobu OHTAKA n’hésite pas à mettre tous les éléments qui avaient bien marché dans sa précédente série, Sumomomo Momomo (aussi sortie chez Kurokawa) : combats épiques, personnages attachants, humour et thèmes de société. Pendant l’Arc Magnostadt, la mangaka va mettre en avant les inégalités sociales dans un monde où les castes existent encore…

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L’auteure prévient dès le départ dans la languette du tome 14 : « l’histoire évolue à grands pas ». Entre Hakuryû qui part complètement en vrille et les trois protagonistes (Aladin, Ali Baba et Morgiane) qui partent chacun dans une direction différente, elle ne mentait pas !

Alors qu’ils sont toujours chacun de leur côté, Ali Baba, Morgiane et Aladin subissent un entraînement draconien. Ali Baba tente d’améliorer sa condition physique et sa maîtrise de l’énergie magique en entrant chez les gladiateurs de Rehm. Son premier combat l’opposera à un monstrueux gorille qui semble avoir faim… Shinobu OHTAKA insiste beaucoup sur cette phase d’entraînement puisqu’elle prend presque un volume complet par personnage.

Elle envoie ainsi Aladin en plein Magnostadt, à l’académie des magiciens, pour qu’il fasse ses armes. Le jeune magi est devenu bien plus fort qu’avant et maîtrise une pléthore de nouveaux sortilèges. Avec son expérience du combat, il se classe même parmi les meilleurs éléments de l’académie même si un autre prodige nommé Titos lui barre la route. Les deux vont rapidement faire connaissance et comprendre qu’ils partagent des intérêts communs.

Cette nouvelle amitié n’est pas sans rappeler la relation qu’il entretenait avec Ali Baba dans la mesure où Titos a besoin d’un certain cadre et surtout d’un guide pour pouvoir évoluer correctement (il passe du statut « entouré par des groupies » à « entouré par des amis », c’est quand même pas mal, non ?).

La petit déception de cet arc, c’est le côté un peu « redit’ » de la condition du pays qui fait quand même beaucoup penser à Balbad, le pays en proie à un gouvernement oppresseur où Qasim s’était révolté un peu plus tôt dans l’aventure. L’inclusion des magiciens vient, bien évidemment, pimenter un peu le postulat de base puisque ce n’est pas un combat riche/pauvre qui sera au centre de l’arc mais plutôt une opposition magicien/non-magicien.

Le doyen de Magnostadt, le pays des magiciens (qui fait très « Luxembourg du monde de Magi »), explique clairement sa vision des choses, quitte à passer pour un dictateur aux yeux des magiciens présents mais aussi des lecteurs. Son discours semble complètement dingue quand on voir sa façon d’agir avec les magiciens mais Aladin comprend très rapidement le problème : le doyen Mogamed ne voit tout simplement plus ceux qui ne possèdent aucun pouvoir magique comme des êtres humains normaux. Pour lui, ils sont comparables à des insectes, tout juste bons à se faire utiliser comme des sources d’énergie.

Les interventions du doyen font un peu penser à une discussion universitaire de la Renaissance avec un orateur qui tente de défendre ses idées et une audience qui argumente pour ou contre. Pour ceux qui lisent le manga Cesare, il y a une scène très similaire dans laquelle Angelo se fait remarquer à la manière d’Aladin en avançant une idée précise et bien renseignée. Même si la scène est assez longue, elle n’est pas aussi bonne que le manga historique de Fuyumi SORYO mais on sent sa nécessité alors que l’imminence de la guerre entre l’empire de Rehm et Magnostadt se fait sentir !

Ce combat entre Rehm et Magnostadt, inévitable après les discours à la limite du racisme du doyen et comme on pouvait s’en douter, il y a du spectacle ! Chaque camp possède son arme secrète : les barrières de protections pour la cité des magiciens et les Fanalis pour les suivants de Shéhérazade. Le conflit n’apportant jamais rien de bon, il y a des pertes de chaque côté, ce qui pousse Aladin à libérer sa puissance…

Shinobu OHTAKA sait y faire dans les affrontements et elle le prouve une fois de plus en nous proposant une bataille haletante, sans temps mort et avec pas mal de rebondissements. Chaque camp réussit à se débrouiller avec les armes qu’il possède pour gêner l’adversaire. Au départ, je pensais que les magiciens s’en tireraient beaucoup mieux grâce à leur réserve magique presque illimitée, eh bien pas tant que ça.

Menés par Shéhérazade, les combattants de l’empire de Rehm, guidés par des Fanalis survoltés percent les défenses magiques une à une et sans trop de mal en fait… Graphiquement, c’est terrible, rien à dire. On a le droit à de nombreuses double pages explosives (dont une dans les deux sens du terme) nettes et sans bavures.  Il semblerait aussi que l’auteure commence à nous en dire plus sur l’origine des magi et des labyrinthes avec quelques révélations croustillantes à la fin, malheureusement coupées par un autre rebondissement.

Magi continue aussi son hommage à Shaman King (si si, je vous assure) avec des pouvoirs qui font de plus en plus penser aux oversoul de la série d’Hiroyuki TAKEI. On le sent encore plus avec l’arrivée de l’empire Kô et de ses nombreux guerriers qui utilisent le pouvoir des Djinns. Ils vont ainsi pousser Mogamed à utiliser la dernière arme des magiciens : la création de djinn noirs.

Pour cela, il abandonne ce qu’il lui reste d’humanité et, sans le vouloir, met en danger tous ceux qu’il avait juré de protéger. Ali Baba montre les crocs avec son nouvel équipement (ou nouvel oversoul, comme vous préférez) et sera accompagné de Kôen, leader des armées de Kô. De cette alliance dépendra l’issue du combat et surtout, la vérité sur le monde du roi Salomon. Comment dire… ça tape de partout !

L’édition de Kurokawa est la même que pour les autres shônen de l’éditeur : petit format, couverture standard sans effet ni vernis et pas de pages en couleur non plus. L’adaptation laisse une impression de fluidité remarquable et un personnage (Toto) qui parle même avec un petit patois bien rendu à l’écrit (bon, c’est du détail mais quand même…).

On sent aussi que le monde de Magi est en train de changer avec des morts (naturelles et provoquées) chez certains dirigeants… OHTAKA se permet aussi de beaucoup plus développer l’aspect politique de son oeuvre avec des sommets et des rencontres d’ambassadeurs, etc. Une chose est sûre, l’arc Magnostadt aura eu un départ léger, un développement intéressant et un final épique, de quoi augurer du bon pour la suite de l’oeuvre.

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Dans Magi The Labyrinthe of Magic, Shinobu OHTAKA n'hésite pas à mettre tous les éléments qui avaient bien marché dans sa précédente série, Sumomomo Momomo (aussi sortie chez Kurokawa) : combats épiques, personnages attachants, humour et thèmes de société. Pendant l'Arc Magnostadt, la mangaka va mettre en avant les inégalités sociales dans un monde où les castes existent encore...   L'auteure prévient dès le départ dans la languette du tome 14 : "l'histoire évolue à grands pas". Entre Hakuryû qui part complètement en vrille et les trois protagonistes (Aladin, Ali Baba et Morgiane) qui partent chacun dans une direction différente, elle ne mentait pas ! Alors qu'ils sont…

Magi, Magi... et vos idées ont du génie

Graphisme - 66%
Histoire - 77%
Mise en scène - 80%
Originalité - 61%
Edition - 70%
Dans son genre - 82%

73%

Bouillon

Grâce à un humour bien intégré là où il faut et une bonne alternance entre des phrases aventures et des passages un peu plus axé "action", Magi se place toujours comme un excellent shônen qui continue à surprendre. Sous ses airs de « transition », l'arc Magnostadt est un passage clé de la série qui permet de montrer une double évolution : celle des personnages comme celle de l'univers ; du beau boulot en somme.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

2 commentaires

  1. Robot-M

    Pourquoi se sentir obligé de mettre des jeux de mots à chaque fois ? 🙂

  2. Ours256

    J’y peux rien, ça sort tout seul :/ Aidez-moi s’il vous plait 😡

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