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Magdala, Alchemist Path – Tomes 1~4

Magdala, Alchemist Path – Tomes 1~4 Éditeur : Ototo
Titre original : Magudara de demiure
Dessin : Aco ARISAKA
Scénario : Isuna HASEKURA
Traduction : Nicolas PUJOL
Prix : 7.99 €
Nombre de pages : 200
Date de parution : 10/07/2014

Sur le chemin des terres mystiques de Magdala, la rencontre d’un alchimiste avec une mystérieuse religieuse vêtue de blanc… « Je suis ici pour vous surveiller. » Un monde où les hommes ne pensent qu’à élargir leurs conquêtes par la découverte de nouvelles techniques… C’est à cette époque que l’alchimiste Kûsla rencontre une jeune religieuse nommée Fenesis, venue surveiller ses travaux à son arrivée dans la ville de Gulbetti. Mais cette dernière cache un invraisemblable secret…Fantasy et alchimie se mêlent dans cette histoire qui vous entraîne vers Magdala !

Un style Isuna HASEKURA qui transpire de l’œuvre

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Quand on a lu Spice & Wolf (que ce soit le light novel ou l’adaptation en manga qui paraît chez Ototo), impossible de ne pas voir à quel point l’œuvre est emprunte du style HASEKURA. Déjà, la structure de l’histoire est typique de l’auteur : complots, marchandage, un personnage fantastique introduit dans une ambiance ultra réaliste… Impossible de ne pas penser à Holo et Lawrence et à leur place dans le monde de Spice & Wolf.

Le duo formé fonctionne, aucun doute là-dessus. Les deux personnages possèdent des gimmicks récurrents qui ajoutent au comique de situation et qui permettent bien contraster leurs caractères. La différence avec les deux personnages de Spice and Wolf, c’est que la louve n’est pas espiègle et que le marchand n’est pas sage. Les rôles sont inversés et il faut avouer que c’est plutôt intéressant de voir l’humain mener le personnage surnaturel par le bout du nez.

Le rythme est aussi caractéristique de l’auteur avec une certaine lenteur instaurée par des de longs dialogues, toujours bien documentés et qui donnent énormément de détails sur chaque situation mais aussi sur les tenants et les aboutissants de chaque action entreprise par les personnages. Cependant, Aco ARISAKA n’a pas le talent de Keito KOUME pour adapter la prose abondante d’HASEKURA.

Quand on regarde le nombre de double-pages inondées de textes (qui ne sont pas forcément inintéressantes soit dit en passant), on se dit qu’il aurait quand même pu faire plus digeste. Même si le mangaka avait dû augmenter la latence dans l’histoire pour disperser un peu plus les informations, le résultat n’en aurait été que meilleur.

Manga inachevé mais philosophie bien pensée

Le concept de Magdala qui sous-tend toute l’œuvre est assez étonnant. Alors qu’on pense au départ que ça peut être un objet ou un endroit ; on se rend très vite compte qu’il n’a pas de forme précise. Un Magdala change selon la manière dont chaque personne voit la vie. Il peut être un endroit, un objet, une personne, un style de vie.

Quand on regarde bien, le Magdala, c’est un peu le Hakuna Matata d’Isuna HASEKURA. L’auteur n’a pas cherché à créer un endroit particulier mais une véritable philosophie de vie. Chacun peut avoir sa version personnalisée, sa propre idée de ce qu’est le Magdala et poursuivre son objectif sans avoir à mettre des bâtons dans les roues d’autrui.

Cependant, difficile de prendre en considération l’utilisation de cette philosophie dans la série tant le mangaka n’a pas le temps de développer son propos. Sachant que le light novel est bien plus long, on ne peut que s’étonner de la faible longueur de cette adaptation, le titre n’ayant probablement pas trouvé son public au Japon (et quelque chose me dit que l’incapacité du mangaka à réduire la quantité de texte y est pour beaucoup)…

La fin de l’histoire est beaucoup trop ouverte pour que l’on puisse la considérer comme correcte. Il n’y a absolument AUCUNE intrigue résolue lorsque l’on referme le quatrième volume, des aventures de Kûsla et d’Ul. Les deux compères vont continuer à voyager sans trop qu’on sache pourquoi et même si leur relation a bien évolué depuis le début de la série et que l’on se doute de ce qu’ils vont bien pouvoir faire, rien n’est explicite.

Pour beaucoup de lecteurs, ce genre de fins trop ouverte ne pourra pas servir de conclusion, les principaux mystères de l’histoire n’ayant pas été élucidés. Il reste trop de choses en suspend et surtout, il n’y a aucune indication quant au futur des héros. Pour un titre du genre, on est à même de demander mieux…

D’un point de vue technique…

Le trait de Aco ARISAKA est plutôt joli, très fin et s’intègre bien dans l’univers graphique lié à HASEKURA. Il n’a rien à envier à celui de Juu ASAKURA ou de Keito KOUME même si on sent quand même que le dessinateur de Spice and Wolf était meilleur pour représenter les émotions. De plus, les décors de Magdala, Alchemist Path paraissent parfois un peu vides et simplistes, les villes étant un peu trop similaires.

Le travail d’Ototo sur les livres est remarquable. Le format seinen de l’éditeur se prend bien en main avec un équilibre poids/transparence du papier vraiment bien dosé (et quand il y a une telle masse de texte, un papier journal type Shônen Jump brûlerait les yeux…). Les pages couleurs de la version japonaise sont bien présentes sur papier glacé du plus bel effet. Pas de vernis sélectif sur les couvertures mais un papier mat agréable qui fait parfaitement ressortir les couleurs.

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Un style Isuna HASEKURA qui transpire de l’œuvre           Quand on a lu Spice & Wolf (que ce soit le light novel ou l’adaptation en manga qui paraît chez Ototo), impossible de ne pas voir à quel point l’œuvre est emprunte du style HASEKURA. Déjà, la structure de l’histoire est typique de l’auteur : complots, marchandage, un personnage fantastique introduit dans une ambiance ultra réaliste… Impossible de ne pas penser à Holo et Lawrence et à leur place dans le monde de Spice & Wolf. Le duo formé fonctionne, aucun doute là-dessus. Les deux personnages possèdent des gimmicks récurrents…

C'est un beau roman, c'est une belle histoire

Graphisme - 73%
Histoire - 56%
Mise en scène - 41%
Originalité - 50%
Edition - 78%
Dans son genre - 44%

57%

Loup(é) ?

Magdala, Alchemist Path, est un titre qui souffre malheureusement de la comparaison avec Spice & Wolf. Alors que d'un côté, on a une aventure longue, détaillée et où l'équilibre entre l'action et les dialogues a été trouvé, on retrouve un titre plus fouillis de l'autre que l'on refermera à moitié déçu.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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