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Love in the Hell – Tomes 1, 2 & 3

Love in the Hell – Tomes 1, 2 & 3 Éditeur : Glénat
Titre original : Jigokuren - Love in the Hell
Dessin : Reiji SUZUMARU
Scénario : Reiji SUZUMARU
Traduction : Yohan LECLERC
Prix : 6.9 €
Nombre de pages : 480
Date de parution : 18/11/2015

Rintaro est un jeune homme tout ce qu’il y a de plus crétin, qui après une soirée de beuverie banale, trouve une mort stupide. Mais, si sa vie fut peu reluisante, sa mort en revanche ne va pas manquer de piquant. Le voici littéralement aux Enfers, et sous l’autorité d’une jeune et sexy démone nommée Koyori. Que vient-il faire ici ? Eh bien expier ses péchés et se repentir de sa vie dissolue passée. Une gageure pour le garçon, qui va donner lieu à des situations burlesques et improbables. Rintaro sauvera-t-il son âme ? Rien n’est moins sûr !

La collection “erotic” de Glénat n’est pas une franche réussite, les titres étant souvent très limites… à l’exception de Love in the Hell ! Petite comédie romantique loufoque en trois tomes de Reiji SUZUMARU, elle nous emmène dans les méandres de l’enfer !

Après deux titres sans intérêt (Minimum et Nude), on commençait à désespérer de voir un titre ne serait-ce que correct dans la collection ecchi de l’éditeur. Et Love in the Hell est arrivé.

L’histoire est basique, on suit Rintaro, qui se retrouve en Enfer sans en connaître la raison, flanqué de sa démone attitrée qui doit lui faire subir un maximum de sévices pour qu’il soit repenti et puisse aller au paradis. Sévices qui sont particulièrement violents, mais qu’importe les types sont morts et se régénèrent au cours de la nuit.
Il va y découvrir la vie infernale, et petit à petit se rapprocher de sa démone, Koyori, pour qui c’est le premier pêcheur qu’elle se voit attribuer après l’obtention de son diplôme…

Love in the Hell n’est pas réellement une comédie romantique, mais plutôt une comédie tout court. Rintaro va de péripétie en péripétie, de sévices en sévices, entouré de démones toutes habillées de très fins uniformes de cuir, qui semblent adorer fouetter, battre et éviscérer les pauvres humains qu’elles ont entre leurs mains.

Entouré de personnages tous plus fous et abrutis les uns que les autres, le héros va découvrir un véritable monde dans l’outre-monde avec ses villes, ses magasins, ses entreprises, ses bains publics… Et sa monnaie ! Qui a, d’ailleurs, la particularité, pour les pêcheurs, de ne s’obtenir qu’après avoir subit un maximum de souffrance.
L’Enfer étant, quand même, un endroit plutôt cool, les nouveaux arrivants ont le droit de travailler un temps chez Amazombie, l’Amazon infernal, histoire de se faire un petit pécule.

L’auteur joue énormément sur le côté dingue des Enfers, le lecteur découvre le mimétisme de l’outre-monde avec celui des vivants au même rythme que Rintaro dont l’existence est très mouvementée. Mimétisme oui, mais en version à cornes et à massues géantes !
Entouré de grands malades et de sado-masochistes, le héros tente de se faire une place dans la société des démons, mais sans savoir ce qui lui est reproché.
Et, *comédie romantique* oblige, une amourette va naître en lui et la petite Koyori, car, c’est bien connu, les sévices ça rapproche les gens !

Le trait de Reiji SUZUMARU est plutôt sympathique, sans être extraordinaire, il sert bien son propre, et le mangaka a un certain talent pour croquer l’anatomie féminine.
C’est un manga légèrement coquin qui joue essentiellement sur la suggestion, car en dehors de quelques poitrines, l’auteur ne nous montre pas grand chose. C’est tout juste érotique.

Mais c’est joli et sympathique comme tout. Les personnages sont bien faits, leurs profils, bien que basiques, correspondent bien aux attendes que l’on peut avoir.
Koyori est adorable avec sa jalousie chronique pour Rintaro, « son » pêcheur qui n’a pas le droit de baver sur d’autres filles (ou démones) sous peine de se voir écrabouiller par une jolie massue pleine d’épines. Une histoire d’amour un peu violente mais drôle et, finalement, attendrissante.

Point de vue édition, c’est du très basique de chez Glénat. Format seinen, mais avec peu de pages pour chaque volume (160), et une souplesse générale du volume pas terrible.
En dehors de ces considérations, l’impression est plutôt bonne avec des noirs corrects et des couvertures aux couleurs chatoyantes.

En conclusion, Love in the Hell est un manga qui ne paye pas de mine.
Terminée en trois volumes, si elle ne révolutionnera pas le genre, cette série reste une lecture agréable et fun, sans prise de tête, coquine sans être too much, avec ce qu’il faut d’absurde et de burlesque.
Une certaine vision de l’Enfer qui ne déplairait pas à tout le monde !

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La collection “erotic” de Glénat n'est pas une franche réussite, les titres étant souvent très limites... à l'exception de Love in the Hell ! Petite comédie romantique loufoque en trois tomes de Reiji SUZUMARU, elle nous emmène dans les méandres de l'enfer ! Après deux titres sans intérêt (Minimum et Nude), on commençait à désespérer de voir un titre ne serait-ce que correct dans la collection ecchi de l'éditeur. Et Love in the Hell est arrivé. L'histoire est basique, on suit Rintaro, qui se retrouve en Enfer sans en connaître la raison, flanqué de sa démone attitrée qui doit lui faire subir un maximum…

L'amour, c'est l'enfer !

Graphisme - 66%
Histoire - 58%
Mise en scène - 61%
Originalité - 59%
Edition - 67%
Dans son genre - 75%

64%

Hit me !

Une vision de l'Enfer originale, drôle, fun et très "en formes". Un manga coquin et plein d'humour, qui joue des codes de la comédie romantique pour en sortir trois tomes qui vous feront passer un très agréable moment. Clairement la meilleure série de la collection Erotic de Glénat.

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A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la « génération Club Dorothée », c'est un gros lecteur de mangas shônen, particulièrement ceux issus du Weekly Shônen Jump et des publications Shueisha en général, mais l’âge aidant ses lectures s’orientent de plus en plus vers les seinen.

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