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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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Love, be loved, leave, be left – Tome 1

Love, be loved, leave, be left – Tome 1 Éditeur : Kana
Titre original : Omoi, omoware, furi, furare
Dessin : Io SAKISAKA
Scénario : Io SAKISAKA
Traduction : Misato RAILLARD
Prix : 6.85 €
Nombre de pages : 200
Date de parution : 08/07/2016

Yuna et Akari se rencontrent sur un quai de gare. Sans s’être jamais croisées auparavant, elles s’aperçoivent que, en plus d’habiter dans le même immeuble, elles fréquentent le même lycée ! C’est le début d’une amitié entre deux filles que tout oppose ; si Yuna est une fille rêveuse et romantique, Akari se veut plus réaliste quant aux relations amoureuses. Et les choses évoluent quand Yuna tombe sous le charme de Rio, le demi-frère d’Akari, et que cette dernière s’éprend de l’ami d’enfance de Yuna, Kazuomi. Leur vision respective de l’amour va être mise à rude épreuve…

Avec la fin de Blue Spring Ride, les éditions Kana n’ont pas attendu pour nous proposer la dernière série en date d’Io SAKISAKA, une auteure qui leur tient décidément à coeur.

Difficile de ne pas commencer par parler du titre. Pour ceux ou celles qui se poseraient la question, Love, be loved, leave, be left, ce n’est pas un « troll » de Kana puisque la version originale possède la même forme de redondance (répétition du verbe en l’occurrence). Une fois le tome lu, il prend tout son sens.

Le nouveau Io SAKISAKA, c’est l’histoire de deux visions différentes de l’amour, celle de Yuna et celle d’Akari, deux lycéennes qui découvrent leur nouvel établissement ainsi que les aléas de la vie lycéenne, et notamment les problèmes amoureux.
Tandis que Yuna est très fleur bleue, parle difficilement à un garçon (la timidité maladive a ses limites mais juste pour vous donner une idée, sa meilleure amie était encore plus réservée qu’elle), Akari est très entreprenante et n’hésite pas à adresser la parole à un peu tout le monde selon ses envies et ses besoins.

Yuna fait partie de ces personnes qui croient à l’amour unique, celui qui vous tombe sur la tête sans crier gare (le coup de foudre en fait) alors que pour Akari, c’est tout le contraire, l’amour, ça se travaille, c’est quelque chose qui se prépare et s’entretient. Malgré cette conception complètement différente, le courant passe super bien entre les deux filles qui ont trouvé quelqu’un sur qui compter dans cet environnement inédit.

La confrontation est intéressante dans la mesure où elle se fait dans le dialogue. Chacune des héroïnes possède sa conception des choses et sait argumenter pour la défendre. De plus, même si Yuna et Akari ont du mal à comprendre les visions l’une de l’autre, elles ne les respectent pas moins. Elles parviennent à faire la part des choses et n’arrêtent pas leur amitié à une opinion sur un sujet particulier.

Du côté des personnages masculins, les deux « beaux gosses » Inui et Rio sont assez différents et originaux pour ne pas qu’on les sente « réchauffés ».
Inui apparaît comme un brun ténébreux mais son caractère enjoué et sa volonté d’aider les autres vont vite casser cette image et le conforter dans sa qualité d’ami d’enfance de Yuna.
Rio fait un peu penser à Sata de Wolf Girl and Black Prince (qui paraît chez Kurokawa) avec son attitude de prince and peu hautain même si on voit vite que le frère d’Akari est un peu plus sensible que le tyran imaginé par Ayuko HATTA.

En utilisant ces personnages, l’auteure met en place des relations complexes (qui le deviennent encore plus à la fin du dernier chapitre) avec un potentiel quatuor amoureux croisé qui pourrait clairement mal tourner. Elle termine juste de le mettre en place à la fin du tome 1 mais on commence à imaginer les possibilités qui s’ouvrent dans une intrigue plus intriquée qu’à première vue.

En ce qui concerne le dessin, Io SAKISAKA se débrouille bien dans la mesure où ses personnages sont toujours très détaillés. Ils possèdent tous une petite caractéristique qui les rend immédiatement reconnaissables et donc facilement à identifier. Avec son trait fin et précis, les expressions faciales sont aussi très réussies et sa palette d’émotions n’en est que renforcée.
Au niveau des décors, on reste dans les classiques du shôjo : une chambre, une salle de classe et… du blanc, beaucoup de blanc. Malheureusement, comme dans les autres titres du genre, les arrière-plans n’ont pas l’air d’être considérés comme très importants. L’auteure tente tant bien que mal de les cacher avec des trames et quelques paillettes mais c’est peine perdue, on sent qu’il manque quelque chose.

Pour l’édition, Kana n’a pas changé la formule de ses shôjo. C’est plutôt solide, agréable en main mais il n’y a pas de pages en couleur et on remarque le retour de leur fameuse couverture cartonnée jaune sous la jaquette (signe qu’il n’y avait rien sur la version japonaise). Le vrai plus, c’est la traduction qui fonctionne vraiment bien avec un vocabulaire intelligemment choisi et un enchaînement des répliques particulièrement efficace.

Avec la fin de Blue Spring Ride, les éditions Kana n'ont pas attendu pour nous proposer la dernière série en date d'Io SAKISAKA, une auteure qui leur tient décidément à coeur. Difficile de ne pas commencer par parler du titre. Pour ceux ou celles qui se poseraient la question, Love, be loved, leave, be left, ce n'est pas un "troll" de Kana puisque la version originale possède la même forme de redondance (répétition du verbe en l'occurrence). Une fois le tome lu, il prend tout son sens. Le nouveau Io SAKISAKA, c'est l'histoire de deux visions différentes de l'amour, celle de Yuna et celle d'Akari,…

L'amour n'est pas le même pour tout le monde

Graphisme - 68%
Histoire - 76%
Mise en scène - 79%
Originalité - 69%
Edition - 75%
Dans son genre - 86%

76%

Différence

Avec Love, be loved, leave, be left, Io SAKISAKA (qui n'a plus rien à prouver) fait mouche encore une fois. Bien que mignons, ses personnages sont plutôt réalistes, ce qui permettra aux lecteurs et lectrices de s'identifier et donc de rentrer dans l'histoire assez facilement. Avec des sentiments d'une étonnante complexité, la mangaka montre une jeunesse japonaise partagée qui doit penser différemment pour s'accepter.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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