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Levius T1

Levius – Tome 1

Levius – Tome 1 Éditeur : Kana
Titre original : レビウス
Dessin : Haruhisa NAKATA
Scénario : Haruhisa NAKATA
Prix : 12.7 €
Nombre de pages : 240
Date de parution : 02/10/2015

Au XIXe siècle de la nouvelle ère, après une guerre dévastatrice qui a tué son père et plongé sa mère dans le coma, le jeune Levius Cromwell vit avec son oncle Zack. Dans la capitale, un nouvel art martial fait fureur : la boxe mécanique. Des lutteurs équipés de membres mécaniques s’affrontent violemment dans une arène. Levius va y révéler d’étonnantes prédispositions !
S’annonce alors un combat au sommet qui pourrait bien avoir des répercussions sur l’avenir de la civilisation…

Issu du feu mensuel Gekkan Ikki de Shôgakukan, d’où sont issus des mangas comme Dorohedoro, Number 5 ou Sunny, Levius est un seinen de Haruhisa NAKATA, auteur inconnu au bataillon mais très talentueux.

L’histoire nous plonge dans un univers steampunk, dans un monde où la guerre à ravagé des familles entières dont celle de Levius, qui se voit doté d’un membre mécanique lui ouvrant les portes d’un sport violent mais ô combien populaire : la boxe mécanique.
Et le héros va vite se retrouver propulsé parmi les meilleurs, gravissant les échelons de la ligue, jusqu’à se voir proposer un match qui pourrait lui permettre d’atteindre l’élite…

En latin, levius signifie quelque chose que l’on fait facilement, sans difficulté. Haruhisa NAKATA est-il parti de là ? Le sens du nom de son héros tient-il là sa source dans cette signification ?

Ce premier tome pose les bases du monde, sous-entendant les événements du passé, et présentant ses personnages. L’histoire ne développe pas grand chose, la majeure partie de l’intrigue tournant autour des combats de boxe.
Les motivations de Levius restent, pour l’heure, assez floues, tout autant que le cheminement qu’il va suivre.

Les personnages sont, pour leur majorité, assez fades. Levius est effacé, ne s’exprimant que dans l’arène à bon gros coups de bourres-pif, son oncle à des motivations ambivalentes et il est difficile d’en tirer quelque chose, même l’adversaire annoncé du héros ne vole pas très haut, se contentant d’être une bonne grosse brute, malgré des motivations qui ne seraient pas nécessairement si simplistes…

Le trait de NAKATA surprend par sa finesse, mais son sens du détail est très appréciable. Il y a un petit côté SAMURA dans son dessin qui n’est pas désagréable.
Il use beaucoup d’effets de flous dans ses prises de vues de décors, rendant un effet quelque peu cinématographique à l’ensemble.
Mais certaines scènes sont assez brouillonnes, et demandent à être scrutées pour déceler ce qui s’y passe. Que ce soit dans son dessin ou dans sa narration, les événements ne sont pas toujours clairs nuisant à la fluidité de la lecture.

On sent chez l’auteur des influences occidentales, particulièrement dans la mise en scène, dans les cadrages, et dans la disposition des cases. Celles-ci sont très structurées, et on n’en déborde pas. On retrouve cette façon de faire dans certains comic books et certaines BD européennes.
Ce n’est pas désagréable, mais c’est assez déroutant pour un lecteur de manga.

D’ailleurs, Levius est édité dans le sens de lecture occidental, comme c’est le cas de l’édition japonaise. Ce qui est assez rare pour être souligné, laissant à penser que NAKATA tiendrait de ses influences dans la bande-dessinée d’occident. En tout cas, l’auteur signifie que ce choix à été fait « dans le but de rendre ce titre accessible aux lecteurs du monde entier ». Son responsable éditorial nomme cela « la nouvelle norme manga mondiale ».

Le titre est proposé dans une jolie édition grand format, contenant quelques belles pages couleur et des noirs de qualité, ce qui est primordial avec un trait aussi fin, ainsi qu’une jaquette au touché mat. Un travail habituel pour Kana, qui sait produire du manga.

A noter que le manga à changé d’éditeur, passant chez Shueisha, pour une pré-publication dans le magazine Ultra Jump, sous le titre Levius/est.

Le second tome paraîtra en janvier, et le troisième en mars 2016.

Difficile, avec ce seul premier tome, de se faire un avis définitif sur Levius. L’histoire ne pousse pas très loin, les personnages sont assez peu développés, les enjeux sont troubles (voir inexistants), mais le titre se laisse lire sans problème, et donne envie d’en savoir plus.

Un titre hybride, entre influences japonaises et occidentales, qui risque d’être assez clivant quant au lectorat, mais reste une bonne trouvaille de son éditeur.

Levius T1 JP Levius T2 JP Levius T3 JP
Couvertures japonaises des trois premiers volumes de Levius

Issu du feu mensuel Gekkan Ikki de Shôgakukan, d'où sont issus des mangas comme Dorohedoro, Number 5 ou Sunny, Levius est un seinen de Haruhisa NAKATA, auteur inconnu au bataillon mais très talentueux. L'histoire nous plonge dans un univers steampunk, dans un monde où la guerre à ravagé des familles entières dont celle de Levius, qui se voit doté d'un membre mécanique lui ouvrant les portes d'un sport violent mais ô combien populaire : la boxe mécanique. Et le héros va vite se retrouver propulsé parmi les meilleurs, gravissant les échelons de la ligue, jusqu'à se voir proposer un match qui pourrait lui permettre…

Adrieeeeeenne !

Graphisme - 70%
Histoire - 52%
Mise en scène - 61%
Originalité - 50%
Edition - 72%
Dans son genre - 71%

63%

In your face!

Levius est un titre assez inattendu, particulièrement dans la forme. Un manga aux influences occidentales très prononcées, se trouvant à cheval entre deux mondes artistiques, mais les mariant avec un certain brio. L'histoire reste, pour le moment, assez standard, mais pourrait révéler quelques surprises à l'avenir...

A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la « génération Club Dorothée », c'est un gros lecteur de mangas shônen, particulièrement ceux issus du Weekly Shônen Jump et des publications Shueisha en général, mais l’âge aidant ses lectures s’orientent de plus en plus vers les seinen.

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