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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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Let’s get married ! – Tome 1

Let’s get married ! – Tome 1 Éditeur : Kazé Manga
Titre original : Totsuzen desuga ashita kekkon shimasu
Dessin : Izumi MIYAZONO
Scénario : Izumi MIYAZONO
Traduction : Sonia VERSCHUEREN
Prix : 6.79 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 08/03/2016

Et alors ?! Même si, de nos jours, vouloir se marier et devenir mère au foyer peut paraître cliché et arriéré, aux yeux d’Asuka Takanashi, 24 ans, c’est le choix de vie idéal ! Loin d’être niaise, elle a tout réussi : une carrière dans la banque et un petit ami aimant. Seulement voilà, ce dernier lui fait soudainement une demande… de rupture ! Elle trouve alors réconfort et encouragement en la personne de Ryû Nanami, un célèbre et séduisant présentateur TV que le destin s’amuse à placer constamment sur sa route. Mais pour Asuka, hors de question de succomber aux charmes d’un Don Juan adepte des relations sans lendemain ! Leurs convictions les séparent, l’Amour va-t-il les réunir ?

Après un Rainbow Days assez moyen, Kazé Manga n’a pas dit son dernier mot en matière de shôjo et décide de continuer sur sa lancée avec Let’s get married ! qui aurait pu être facilement traduit en français par « Marions-nous ! » mais bon… avec ce nouveau délire des titres internationaux, l’éditeur a décidé (ou a été forcé) de garder l’anglais…

En lisant le résume en quatrième de couverture, on s’attend à du gros cliché spécial Japon à base de femme soumise et d’homme macho au possible et… il n’en est rien ! Dès le début, l’héroïne affirme sa volonté : si elle veut se marier, c’est avant tout parce qu’elle désire créer un foyer où sa famille se sentira en sécurité.

Il n’y a pas d’histoire de pression sociale ou familiale dans l’histoire d’Asuka. Au contraire même, sa famille a toujours été un refuge pour elle et sa maison un endroit où elle pouvait être elle-même plus qu’à l’école où elle était victime de brimade (probablement à cause d’un caractère trop effacé, chose qu’elle a corrigé avec le temps).

En tout cas, le mariage, elle voit ça comme une finalité. Pour créer ce havre de paix dont elle rêve et donner ainsi un endroit sauf à sa famille, il faut qu’elle commence par en fonder une ! Croyez-le ou non mais c’est avec cette idée qu’elle se lance dans tous les speed datings ou autre soirées de célibataires organisées par ses amies.

Loin de la jouer fine, elle n’hésite pas à parler de ses aspirations dès les premières minutes de sa rencontre avec un nouveau mâle, prétendant potentiel ou non. MIYAZONO a créé une héroïne qui n’a absolument pas peur de ses opinions et qui n’a aucun problème à exprimer son point de vue. On est donc loin des pleurnichardes traditionnelles du genre et force est de constater que ça fait du bien !

Asuka est un très bon personnage principal dans la mesure où elle ne va pas négliger son bien-être pour trouver l’amour et ne changera pas ses positions juste pour se faire aimer. Grâce à cela, on suit ses élucubrations avec plaisir et sans avoir à se trop se pousser.

Le gros point négatif du titre se situe dans l’opposition trop marquée de ses deux protagonistes. En fait, ils sont tellement contraires qu’il est impossible de ne pas se douter de ce que va donner leur rencontre. Sachant que le facteur prévisibilité est au maximum, l’originalité et le déroulement de l’histoire en prennent un sacré coup.

Même si, comme on l’a dit plus haut, suivre Asuka est un vrai plaisir tant le personnage est dynamique, l’histoire en elle-même n’a rien de particulièrement intéressant. On finit donc par s’intéresser plus aux personnages qu’à ce qu’ils font ou qu’à ce que l’auteur essaye de nous dire.
En réalité, pas sûr qu’après les deux premiers chapitres, MIYAZONO continue à insister autant sur l’idée du mariage qu’elle cherche à véhiculer. Elle se concentre plutôt sur ses deux protagonistes et va un peu délaisser l’aspect engagé de son titre ; c’est un peu dommage mais c’est comme ça ! Elle y reviendra peut-être par la suite, qui sait ?

Graphiquement… C’est du shôjo. La mangaka use et abuse des trames et des arrière-plans complètement vides tout en multipliant les gros plans sur des personnages qui n’en ont parfois pas besoin. Après, il serait mensonger de dire que c’est moche, surtout quand certaines planches rendent à merveille les sentiments du personnage représenté.
Même si les personnages principaux ont le droit à un peu plus d’attention, l’auteur ne néglige pas non plus certains secondaires qui ont le droit à leur case de gloire (pour le meilleur et pour le pire), de quoi leur donner des expressions faciales toujours très bien senties.

Autre détail probablement insignifiant, le mouvement des vêtements est assez sympathique, en particulier sur Asuka qui aime porter des choses assez légères (au niveau du poids, elle se promène pas en sous-vêtements, hein !).

On ne vous le répètera jamais assez mais jetez toujours un oeil à la page des crédits des titres qui paraissent chez Kazé Manga puisque ce sont les seuls à tenter de faire quelque chose d’un peu plus original que leurs concurrents. Il y a toujours un petit style qui vient casser la monotonie habituelle de ce type de page.

En ce qui concerne l’ouvrage, rien d’autre à signaler : couverture laminée sans reflet, petit format, papier intérieur crème un peu transparent mais pas trop, aucune page couleur… Bref, c’est le format « poche » de l’éditeur qui n’a rien d’exceptionnel et qui fait le boulot mais sans plus.

Après un Rainbow Days assez moyen, Kazé Manga n'a pas dit son dernier mot en matière de shôjo et décide de continuer sur sa lancée avec Let's get married ! qui aurait pu être facilement traduit en français par "Marions-nous !" mais bon... avec ce nouveau délire des titres internationaux, l'éditeur a décidé (ou a été forcé) de garder l'anglais... En lisant le résume en quatrième de couverture, on s'attend à du gros cliché spécial Japon à base de femme soumise et d'homme macho au possible et... il n'en est rien ! Dès le début, l'héroïne affirme sa volonté : si elle veut se marier, c'est avant…

Noces en carton-pâte

Graphisme - 68%
Histoire - 61%
Mise en scène - 58%
Originalité - 63%
Edition - 65%
Dans son genre - 73%

65%

I do

Le mariage est un thème qui aurait pu appeler plus de développement de la part de la mangaka qui bascule peut-être un peu trop vite dans le shôjo classique. Elle pourra néanmoins compter sur une héroïne attachante et déterminée qui agira comme une belle bouffée d'air frais dans un style trop souvent envahi par les pleurnichardes.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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