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L’Ère des cristaux – Tome 1

L’Ère des cristaux – Tome 1 Éditeur : Glénat
Titre original : Hoseki no Kuni
Dessin : Haruko ICHIKAWA
Scénario : Haruko ICHIKAWA
Traduction : Anne-Sophie THEVENON
Prix : 7.6 €
Nombre de pages : 196
Date de parution : 13/01/2016

Dans un très lointain avenir, les humains ont disparu. Ne reste qu’une nouvelle forme d’êtres vivants minéraux, les “gemmes”, se livrant à une guerre contre les Séléniens, une race lunaire mystérieuse. Chez ces êtres de cristaux, la valeur guerrière tient à la résistance du cristal. Phos, être de cristal fragile, tente d’exister dans un conflit pour lequel il n’est pas taillé. Incapable de guerroyer, il s’attèle alors à rechercher les origines du conflit dans l’Histoire de leur monde. Qui, de l’historien ou du combattant, mettra fin à la guerre ?

Après une excellente surprise avec Les Enfants de la Baleine (dont vous pouvez retrouver les critiques des tomes 1 et 2 sur Manga Mag) et un titre inattendu avec Le Voleur d’estampes, on ne pourra pas dire que Glénat ne nous gâte pas en ce début d’année. Avec son graphisme atypique, l’Ère des cristaux est un autre pari éditorial de l’éditeur grenoblois.

HOSEKI NO KUNI © Haruko Ichikawa / Kodansha Ltd.
HOSEKI NO KUNI © Haruko Ichikawa / Kodansha Ltd.

Impossible de rater la couverture brillante que Glénat a sorti pour l’occasion. Le premier volume de l’Ère des cristaux a le droit à une couverture à reflets qui donne un « effet cristal », évidemment, un peu comme avait le dernier tome de Shaman King à l’époque chez Kana. Malheureusement, ça ne cache pas la misère de l’intérieur puisque niveau fabrication, ça reste très moyen : le papier reste trop fin et trop souple pour être vraiment agréable… On se demande aussi pourquoi l’éditeur a mis une majuscule à « cristaux » et pas à « ère » alors que la logique de la langue française voudrait le contraire…

Bref, passons au manga en lui-même. Le premier constat que l’on peut faire est graphique. Le trait ne plaira clairement pas à tout le monde mais il est parfaitement maîtrisé et en raccord avec l’essence du titre. ICHIKAWA possède une rondeur et une finesse qui donnent à ses personnages un côté lisse et particulièrement fragile. On a l’impression qu’ils peuvent se casser à tout moment et… c’est ce qui arrive !

Rassurez-vous, ils ne meurent pas pour autant puisque tant que quelqu’un récupère l’intégralité des morceaux qui constituent leurs corps, les gemmes peuvent être réparées. Êtres vivants… mais pas trop donc ? En réalité, on se pose la question pendant tout le tome : Qui sont « ces gemmes » ? Le côté androgyne des personnages ne permet pas au lecteur de dire qui est un homme et qui est une femme mais est-ce vraiment utile ? Doit-on nécessaire donner un caractère sexuel à des êtres minéraux ?

Ere des cristaux T1 p12 Ere des cristaux T1 p48
HOSEKI NO KUNI ©  Haruko Ichikawa / Kodansha Ltd.

ICHIKAWA va donner une représentation de l’humain qui sort justement des genres et pousser son lecteur à voir la vie plus que l’appartenance à telle ou telle catégorie. Une fois que l’on se prend au jeu, les possibilités se font de plus en plus grandes et on a presque plus de mal pour voir où l’auteure veut en venir. Pour preuve, vers le milieu du tome, elle nous plonge dans un passage que l’on pourrait tirer d’une oeuvre de Tsutomu NIHEI mais je ne vous en dirais pas plus histoire de garder un peu la surprise.

Pour aller plus loin, on peut même voir une certaine aspiration religieuse dans L’Ére des cristaux ; le corps n’étant qu’un réceptacle pour l’âme qui pourrait ainsi être reformé sans aucun soucis. Le vrai véhicule de la vie serait cette force mystique qui pourrait ainsi être transféré dans un minéral qui ne vieillirait pas ou que l’on changerait quand son état ne permettrait plus d’utilisation pratique et efficace (très animiste comme point de vue).

Au final, L’Ère des cristaux est un titre qui démarre un peu moins bien que Les Enfants de la Baleine mais qui fait quand même mieux que Tokyo Ghoul Re: dans la mesure où l’originalité prime. Les personnages ne se limitent pas à de simples coquilles mais présentent des caractéristiques toujours très humaines. Les situations, elles, permettent toujours de faire avancer une histoire qui, bien qu’encore mystérieuse, ne manque pas de charme.

HOSEKI NO KUNI © Haruko Ichikawa / Kodansha Ltd.
HOSEKI NO KUNI © Haruko Ichikawa / Kodansha Ltd.
Après une excellente surprise avec Les Enfants de la Baleine (dont vous pouvez retrouver les critiques des tomes 1 et 2 sur Manga Mag) et un titre inattendu avec Le Voleur d'estampes, on ne pourra pas dire que Glénat ne nous gâte pas en ce début d'année. Avec son graphisme atypique, l'Ère des cristaux est un autre pari éditorial de l'éditeur grenoblois. Impossible de rater la couverture brillante que Glénat a sorti pour l'occasion. Le premier volume de l'Ère des cristaux a le droit à une couverture à reflets qui donne un "effet cristal", évidemment, un peu comme avait le dernier tome de Shaman King à l'époque chez Kana. Malheureusement,…

"Il est mort ? Ah ben on va en faire un collier, hein..."

Graphisme - 68%
Histoire - 65%
Mise en scène - 50%
Originalité - 73%
Edition - 55%
Dans son genre - 77%

65%

Swarovski

Ce premier volume de L'Ère des cristaux est intrigant. La mangaka pose un concept intéressant et propose au lecteur de se poser une question identitaire au travers d'être qui ne connaissent pas la mort.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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