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Last Notes – Tome 1

Last Notes – Tome 1 Éditeur : Pika Édition
Titre original : Last Notes
Dessin : Kanoko SAKURAKOUJI
Scénario : Kanoko SAKURAKOUJI
Traduction : Hana KANEHISA
Prix : 6.95 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 06/01/2016

Le « bois de santal nécromantique ». Tel est le produit bien particulier qui se vend dans une petite boutique d’un quartier populaire de Tokyo. Lorsqu’on le brûle, l’âme du défunt que l’on souhaitait revoir apparaît dans les fumées. La boutique est tenue par Haru et Aki, deux jeunes hommes aux charmes troublants, dont les origines sont elles aussi bien mystérieuses. Un jour, Emiru, la petite fille de leur fournisseur de santal nécromantique, fait irruption dans la boutique, et bouleverse leur vie à tous les trois…

Pika semble de plus en plus apprécier les séries courtes et après les 18 volumes de Black Bird, l’éditeur a décidé de continuer à publier les oeuvres de Kanoko SAKURAKOUJI en commençant par son dernier titre en date, Last Notes, un manga en 3 tomes terminé depuis juillet 2014 au Japon.

L’auteure aime le surnaturel et ça se voit puisqu’après les yokaï de Black Bird, elle s’attaque aux fantômes, un thème pas forcément facile à traiter de manière originale. Dans ce titre, il n’y a pourtant pas de pouvoirs et il n’est pas non plus situé dans une époque médiévale (tout est très moderne). Pour les voir, les personnages ont plusieurs conditions à respecter.

Déjà, il leur faut un bois de santal bien particulier qui ne se trouve que dans la petite boutique tenue par Haru et Aki. De plus, il faut que la personne veuille revoir celle qui l’appelle. Pour cela, il ne faut pas qu’elle porte un certain grief. Sans cela, les choses s’avèrent un peu plus compliquées…

Étonnant, c’est un peu la première impression que l’on a lors de la lecture de ce premier volume de Last Notes. La mangaka parvient à mêler habilement et très légèrement le surnaturel à la romance. Même si communiquer avec les morts est une action qui se trouve au centre de l’histoire, chaque occurence arrive presque naturellement pendant les pérégrinations d’Emiru.

Rien n’est jamais forcé dans cette série qui, au final, se contente de suivre son héroïne et avance au gré de ses sensations et de ses doutes. Un peu à l’image de l’effet des effluves du bois de santal lorsqu’il est allumé, il y a un certain calme qui se dégage du manga comme de son héroïne et on termine le tome sans trop s’en rendre compte, preuve d’une excellente fluidité narrative.

L’histoire d’amour n’est d’ailleurs pas encore très développée dans ce premier tome.
SAKURAKOUJI passe plus de temps à développer les sentiments de solitude et de gêne ressentis par Emiru avant de passer à une éventuelle romance. La jeune fille a l’impression de ne pas être à sa place, d’être une véritable intrus dans la vie d’Haru et d’Aki. Les deux jeunes hommes font pourtant preuve d’une hospitalité sans reproche envers l’adolescente ou jeune adulte.

Ils n’hésitent pas à l’accueillir dans leur foyer, à lui expliquer le fonctionnement de leur boutique et passeront un bon moment à essayer de la convaincre qu’elle se trouve chez elle si elle le souhaite. Avec une bonne dose de mystère sur la fin, le manga bascule dans un style plus conventionnel qui laisse imaginer une quête initiative à la découverte de sa famille.

L’édition de Pika reste correcte avec un ouvrage dans la lignée des Yona et autres Le Garçon d’à côté. Pas d’extra ou de fioritures sur la couverture, c’est du laminé tout ce qu’il y a de plus traditionnel. Là où on note un petit plus, c’est au niveau de la traduction qui est adaptée avec une efficacité indéniable.
KANEHISA a aussi travaillé sur les romans King’s Game et on le sent dans sa capacité à moduler très facilement le niveau de langue et à bien faire la distinction entre narration et dialogue ; du beau boulot en somme.

Pika semble de plus en plus apprécier les séries courtes et après les 18 volumes de Black Bird, l'éditeur a décidé de continuer à publier les oeuvres de Kanoko SAKURAKOUJI en commençant par son dernier titre en date, Last Notes, un manga en 3 tomes terminé depuis juillet 2014 au Japon. L'auteure aime le surnaturel et ça se voit puisqu'après les yokaï de Black Bird, elle s'attaque aux fantômes, un thème pas forcément facile à traiter de manière originale. Dans ce titre, il n'y a pourtant pas de pouvoirs et il n'est pas non plus situé dans une époque médiévale (tout est très moderne). Pour les…

Y'a comme une odeur de soufre...

Graphisme - 65%
Histoire - 62%
Mise en scène - 55%
Originalité - 70%
Edition - 65%
Dans son genre - 63%

63%

Do Ré Mi ?

Avec seulement trois tomes, Last Notes promet d'être un petit shôjo sympathique mais peut-être un peu trop classique pour être classé parmi les hits. L'auteure possède un coup de crayon sympathique et une utilisation des trames plus efficaces que bon nombre de ses concurrentes sur le segment.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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