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Impression

Last Hero Inuyashiki – Tome 2

Last Hero Inuyashiki – Tome 2 Éditeur : Ki-oon
Titre original : Inuyashiki
Dessin : Hiroya OKU
Scénario : Hiroya OKU
Traduction : David Le Queré
Prix : 7.9 €
Nombre de pages : 194
Date de parution : 12/11/2015

Alors qu’Ichiro Inuyashiki découvre avec horreur ses nouvelles capacités, il surprend une bande de jeunes sur le point de brûler vif un SDF dans un parc. Ni une ni deux, il s’interpose et parvient à sauver le pauvre homme tout en diffusant l’agression sur Internet ! Pour la première fois, l’employé de bureau se rend compte que ses pouvoirs peuvent lui permettre de sauver des vies… tout en donnant un sens à la sienne. Malheureusement, l’adolescent qui se trouvait à côté de lui le jour du crash pourrait bien avoir choisi une voie différente…

Dans le premier volume, on découvrait la renaissance (dans tous les sens du termes) d’Ichiro Inuyashiki, personnage qui avait perdu tout espoir. Avec ses nouveaux pouvoirs, il avait décidé de faire le bien et d’aider le plus de gens possibles. OKU nous présentait alors un « héros » dans le sens le plus pur du terme.

Dans le deuxième opus, il fait l’inverse en introduisant Hiro Shishigami (dont le nom s’écrit avec les caractères de « dieu », « fils » et de « lion » soit dit en passant), un jeune garçon issu de la jeunesse japonaise contemporaine qui va se laisser prendre au jeu de ses nouveaux pouvoirs. Ce dernier n’a pas l’expérience d’Inuyashiki, il n’a pas non plus le même état d’esprit. Hiro, c’est un « je-m’en-foutiste » classique, le portrait même de ces gens qui se moquent totalement de la société et pour qui seuls les proches (amis et famille) ont une quelconque importance. Le reste du monde ? Il pourrait brûler que ça ne lui ferait ni chaud ni froid !

OKU met en scène un de ces personnages que l’on pourrait qualifier d’effrayants, non pas parce qu’il font peur à proprement mais parce qu’ils inspirent l’effroi. Les actions d’Hiro sont clairement inhumaines : il tue sans le moindre remords et sans laisser la moindre chance de sommation. Grisé par ses pouvoirs, il n’hésite pas non plus à provoquer des carambolages juste pour montrer ses capacités à l’un de ses amis, entraînant ainsi la mort de plusieurs dizaines d’innocents… Sa réaction après ça : « T’as vu ? C’est cool quand même, non ? »

Certains diront : « Hé, mais c’est pas censé être un robot ? ». Effectivement, après avoir été tué dans le crash, il a été robotisé  mais le vieux Inuyashiki aussi et ce n’est pas pour autant qu’il s’amuse à massacrer des gens pour le plaisir. En fait, les extra-terrestres n’ont fait que changer leurs corps, les esprits n’ont pas bougé d’un iota. Papy Inuyashiki a toujours eu cette mentalité de héros, il a toujours cherché à aider son prochain, il n’en a juste jamais eu les moyens. Pour Hiro, c’est tout le contraire. En jeune désabusé, il n’a jamais été altruiste et c’est probablement cela qui l’amène sur le chemin du « mal » (même si avec OKU, ce n’est jamais aussi simple).

Grâce à ce personnage, l’auteur va pouvoir nous montre la toute puissance du corps de cyborg obtenu par les deux ex-humains. Ils peuvent voler, tirer des balles invisibles, contrôler des objets par télékinésie… Bref, ils ont un peu des pouvoirs de jedï (non, je n’ai pas joué à Star Wars Battlefront avant d’écrire cette chronique, promis !) qu’ils peuvent utiliser pour faire le bien ou pour faire le mal. En tout cas, l’opposition entre les deux survivants devrait constituter l’un des enjeux majeurs de la série.

Ki-oon a gardé le même style que le précédent au niveau de la jaquette, à savoir que l’on a encore ce magnifique effet de relief qui vient donner une profondeur étonnante au dessin qui se trouve en première de couverture. Le lettrage est tout aussi excellent avec des onomatopées qui s’intègrent vraiment bien au dessin et un style bien trouvé pour les « appels de détresse » que reçoit le vieux Inuyashiki. Plus anecdotique, on trouve une toute petite page couleur en début de tome juste devant le sommaire. Elle se fait discrète mais elle est là.

Dans le premier volume, on découvrait la renaissance (dans tous les sens du termes) d'Ichiro Inuyashiki, personnage qui avait perdu tout espoir. Avec ses nouveaux pouvoirs, il avait décidé de faire le bien et d'aider le plus de gens possibles. OKU nous présentait alors un "héros" dans le sens le plus pur du terme. Dans le deuxième opus, il fait l'inverse en introduisant Hiro Shishigami (dont le nom s'écrit avec les caractères de "dieu", "fils" et de "lion" soit dit en passant), un jeune garçon issu de la jeunesse japonaise contemporaine qui va se laisser prendre au jeu de ses nouveaux…

Vis ma vis de jeune japonais invincible

Graphisme - 85%
Histoire - 73%
Mise en scène - 85%
Originalité - 79%
Edition - 85%
Dans son genre - 77%

81%

Inuyashi-qui?

Un chouïa au dessus du premier tome, ce deuxième opus de la dernière série en date d'Hiroya OKU vient nous prouver que le mangaka a de la ressource et parvient encore à trouver de nouvelles façons de critiquer la société japonaise contemporaine. Avec ses graphismes sublimes et des personnages particulièrement bien travaillés, Last Hero Inuyashiki devient, petit à petit, un incontournable seinen.

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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