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Dossier Boichi

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Kuroko’s Basket Extra Game – Tomes 1~2

Kuroko’s Basket Extra Game – Tomes 1~2 Éditeur : Kazé Manga
Titre original : Kuroko no Basuke Extra Game
Dessin : Tadatoshi FUJIMAKI
Scénario : Tadatoshi FUJIMAKI
Traduction : Julien POULY
Prix : 6.79 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 11/01/2017

À l’occasion d’un match amical universitaire de street basket, le Japon accueille la redoutable équipe américaine des Jabberwock. Mais à l’issue de la rencontre, les insultes du victorieux capitaine américain font sortir le père de Riko de ses gonds. Après un défi jeté en bonne et due forme, Kagetora réunit Kuroko et Kagami ainsi que les membres de la mythique Génération Miracle ! Plus motivée que jamais, notre dream team ne dispose que d’une semaine pour se préparer à l’affrontement !

Il n’est pas rare dans un manga de sport que la dernière coupe soit suivi d’un match faisant intervenir une équipe all-stars ou que l’auteur mette en scène un match international. Avec Extra Game, Tadatoshi FUJIMAKI fait les deux et vient faire durer, le temps d’un match, le temps passé en compagnie des personnages de Kuroko’s Basket.

Après les membres de la Génération Miracle, ce sont les Américains qui vont venir poser des problèmes au basketteur le plus furtif de l’univers des shônen sportifs. Le mangaka en profite pour leur opposer le futur du Japon puisqu’il va réunir la Génération Miracle (et d’autres monstres battus par l’équipe de Seirin qui n’auront malheureusement un temps d’apparition famélique) pour le plus grand bonheur des fans.
Cette réunion (alors qu’ils avaient décidé de se séparer puisque les équipes japonaises ne leur opposaient plus aucune résistance) va donc être l’occasion de voir à l’oeuvre des joueurs d’exception qui ne pourront pas gagner aussi facilement qu’ils auraient pu l’espérer.

Quand on parle de match de basket, ne vous attendez pas à retrouver un affrontement avec l’intensité que ce que vous pourrez lire dans Dream Team, Slam Dunk ou même RealKuroko’s Basket, c’est le Prince du Tennis du manga de basket. C’est fun, il y a des pouvoirs complètement fous (l’un des personnages est quand même capable de voir le futur, hein…) et… on s’amuse bien avec les poseurs de compétitions que l’on retrouve parmi les héros.

Que ce soit Akashi mais surtout Kagami et Aomine, il y a de sacrés caractères dans la bande mise en scène par FUJIMAKI et il est difficile de croire qu’ils s’entendaient réellement lorsqu’ils jouaient ensemble au collège. Pourtant, au fur et à mesure qu’on avance, on se rend compte de leur alchimie. Leurs façons de jouer se complètement et ils savent comment exploiter leurs talents au maximum.

Ce n’est pas par envie qu’ils rejouent ensemble mais parce qu’ils ont un ennemi commun qui les énerve tous autant. Le traitement des Américains est caricatural et on retrouve des géants prétentieux incapables de montrer la moindre considération pour ces Japonais qui font pourtant des efforts titanesques pour leur faire apprécier leur séjour (le responsable de leur voyage les amène dans des clubs à hôtesses de Roppongi tous les soirs !).

Le mot « macaque » est beaucoup utilisé pour décrire l’ensemble du peuple japonais qui subit presque en début de tome puisque malgré les insultes, le public présent sur place ne semble pas disposé à réagir d’aucune manière. Ils restent presque insensibles et c’est un peu dommage. Il aurait été intéressant de voir les Américains réagir à un mouvement de foule.
En tout cas, une chose est sûre, l’auteur leur tire un portait particulièrement négatif. Impossible d’éprouver la moindre sympathie pour ce groupe de joueurs qui possède pourtant un certain talent. Il n’avait jamais été jusque là lorsqu’il présentait les équipes qu’affrontaient Seirin puisqu’il y a toujours des joueurs assez fair-play (comparés aux universitaires américains en tout cas).

Le véritable bon point de cet Extra Game, c’est que le mangaka le traite vraiment comme un morceau de sa série et c’est un vrai match à part entière. Il ne multiplie pas les ellipses pour accélérer les choses et ne va pas non plus s’amuser à faire grandir ses personnages inutilement pour les mettre en scène dans le futur. Ce match, c’est surtout un dernier baroud d’honneur pour une série qui aura quand même réussi à divertir les lecteurs pendant près de 300 chapitres.

Fort de son expérience sur les 30 tomes précédents, Tadatoshi FUJIMAKI propose un travail plus qu’excellent d’un point de vue graphique. Évidemment, les personnages nous claquent des poses super-classes dans les moments critiques et les Américains sont souvent entourés d’une aura très sombre comparé aux Japonais qui se trouvent dans la lumière. Ce petit effet vient bien sûr accentuer le manichéisme de l’affrontement, comme si l’opposition des noms ne suffisait pas (Jabberwocky/Vorpal Sword sont deux références à l’univers de Lewis CAROLL ou Charles Lutwidge DODGSON de son vrai nom).

En ce qui concerne les décors et autres arrière-plans, il n’y a pas de doute à avoir, on se trouve dans un shônen et ça se sent avec pas mal de cases assez vides ou du moins qui se focalisent grandement sur les personnages plutôt que ce qui se trouve derrière eux. Cependant, il faut avouer que quand décor il y a, celui-ci remplit sa tâche correctement et n’est jamais bâclé.

Le découpage de FUJIMAKI est intéressant puisqu’il semble s’être donné une contrainte : peu lui importe l’organisation de sa planche, il y met toujours une case longue centrale. À l’exception des double-pages (somptueuses, il faut l’avouer), on retrouve donc ce point de référence à chaque fois et le reste des cases s’organise tout autour.
En tout cas, c’est dynamique à souhait et le match avance à toute vitesse et ce, malgré les nombreux commentaires des joueurs. Le mangaka dose plutôt bien la quantité de texte proposée au lecteur et fait en sorte de lui offrir une bonne expérience qui va toujours dans le sens du jeu. S’il a besoin d’expliquer quelque chose, il le fait sans ralentir l’action et ça, ce n’est pas donné à tout le monde.

Kazé Manga n’a pas pris de risque au niveau de l’édition avec un ouvrage comme il a l’habitude de proposer dans son format shônen. Rappelons juste que l’éditeur soigne ses pages de crédits un peu plus que les autres éditeurs qui laissent généralement quelque chose d’assez sobre. ici, on a une petite organisation autour du logo de la série qui n’est pas déplaisante.
Rien à dire concernant la traduction, ça coule bien, les termes spécifiques sont souvent laissés en anglais et expliqué par une petite note. Sachant qu’ils ne sont pas trop nombreux, ça ne gêne pas trop. Ceux qui auront déjà lu la série ou qui seraient fans de basket ne les regarderont même pas, c’est pour dire…

Il n'est pas rare dans un manga de sport que la dernière coupe soit suivi d'un match faisant intervenir une équipe all-stars ou que l'auteur mette en scène un match international. Avec Extra Game, Tadatoshi FUJIMAKI fait les deux et vient faire durer, le temps d'un match, le temps passé en compagnie des personnages de Kuroko's Basket. Après les membres de la Génération Miracle, ce sont les Américains qui vont venir poser des problèmes au basketteur le plus furtif de l'univers des shônen sportifs. Le mangaka en profite pour leur opposer le futur du Japon puisqu'il va réunir la Génération Miracle (et d'autres monstres battus par l'équipe de…

On me voit, on me voit plus

Graphisme - 73%
Histoire - 58%
Mise en scène - 72%
Originalité - 50%
Edition - 75%
Dans son genre - 65%

66%

USA! USA!

On est loin d'un Dream Team niveau réalisme mais la magie Kuroko's Basket fonctionne encore plutôt bien. Cet Extra Game nous donne un match qui fait intervenir de nombreuses pointures mais surtout qui réunit la Génération Miracle dans un moment de fanservice très bien mis en scène.

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A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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