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Kiss X Death – Tome 1

Kiss X Death – Tome 1 Éditeur : Delcourt/Tonkam
Titre original : Kiss X Death
Dessin : Yasuhiro KANÔ
Scénario : Yasuhiro KANÔ
Traduction : Anne-Sophie THEVENON
Prix : 6.99 €
Nombre de pages : 224
Date de parution : 05/10/2016

Des prisonniers d’une lointaine planète, envoyés en exil sur Terre, se sont évadés en s’emparant du corps de 5 adolescentes ! Après son assassinat, l’extraterrestre Z, bien décidé à se venger, va s’emparer du corps du lycéen Shingo Tozu. Vivant dans la bouche de son hôte, il doit les embrasser pour les capturer. Seul problème, le garçon qu’il a choisi pour hôte a une phobie des filles.

Après le très bon Pretty Face et le sympathique M X Zero, Yasuhiro KANÔ est de retour en France avec sa dernière série en date, Kiss X Death, un titre toujours en cours au Japon où 4 tomes sont sortis. 

La base du scénario est assez simple. L’auteur fait partie de ces raconteurs qui savent exploiter des situations qui ne payent pas de mine. Il développe ainsi des personnages intéressants et des situations classiques mais bien exploitées.
Sans réinventer la comédie romantique en milieu scolaire, il lui donne un petit twist puisqu’il n’y a pas vraiment de « couple » à former. Ici, Z/Shingo cherche juste à séduire les jeunes filles afin de pouvoir extraire l’extra-terrestre qui se trouve sur leur langue. Il va donc devoir y mettre du sien et donc payer de sa personne pour pouvoir mener à bien sa mission.

Dans ce genre de titres, l’humour est évidemment au centre de Kiss X Death et le mangaka sait varier ses utilisations. Il alterne ainsi comique de référence, comique de situation et des dialogues bien sentis.
Sans être scolaire, on peut reprocher au titre de KANÔ son manque d’originalité. Il ne fait que réutiliser des concepts et des idées qu’il avait déjà pu développer dans ses précédentes séries. Ça marche, là n’est pas le problème mais ceux qui connaissent l’auteur auraient bien aimé un petit renouvellement et peut-être un peu de prise de risques. Après, c’est un début de série donc on imagine qu’il a voulu assurer le minimum histoire de pouvoir faire ce qu’il veut après.

Le premier tome reste une introduction très efficace à ce nouvel univers mais surtout aux personnages qui le peuplent. On en apprend beaucoup sur les 5 filles que Z/Shingo devra attirer dans ses filets mais aussi comment elles ont pu évoluer. Une fois parasitées, leur vie a pris un tournant complètement inattendu puisqu’elles sont passées d’illustres inconnues à superstars de leurs lycées respectifs… Merci les extra-terrestres qui ont changé quelque chose en elles et débloqué leur potentiel latent.

Le personnage principal est aussi plutôt sympa dans son style « anti-héros ». Il est pas particulièrement attachant mais sa détermination et sa volonté de se venger donnent quand même au lecteur une raison de s’intéresser à lui. Pourtant, son mauvais caractère (il est très arrogant) fait qu’on est loin de le plaindre de son sort et qu’on a pas forcément envie de le voir triompher. Face à de très jolies lycéennes qui n’ont « rien » à se reprocher, il contraste énormément !

Graphiquement, on voit que le dessinateur a fait du chemin depuis Pretty Face. Le titre est très propre et l’auteur n’est pas fan de l’utilisation de trames à outrance et on se retrouve avec quelques cases sans arrière-plan mais disons que le personnage mise en avant se suffit à lui-même donc ça ne gène aucunement.
Bien sûr, les angles sont clés dans un titre où le côté ecchi est mis en avant. Les panty shots (ces coups d’oeil – ou plus – sur les culottes) sont ce qu’ils sont mais ils ont le mérite d’être, pour la plupart, plutôt bien amenées. On a quand même la chanson de ne pas en avoir trop et le lecteur n’aura pas vraiment l’occasion de s’en lasser.

L’édition de Delcourt/Tonkam est loin d’être mauvaise. L’ouvrage est souple mais trop grâce à un papier crème assez épais et une maquette bien ajustée cette fois. Point de bulle coupées ou de textes inversées comme on avait l’habitude chez Tonkam sur les shônen préparés un peu à la « va vite ». Le savoir-faire Delcourt est clairement derrière et on obtient donc un objet très agréable en main.
La traduction est assurée par une vétérante puisqu’Anne-Sophie THEVENON a travaillé, entre autres, sur une grande partie de la saga Bleach. Il fallait au moins ça pour pouvoir rendre l’humour de l’auteur qui aime bien jouer avec les mots (un niveau que les plus jeunes auront peut-être plus de mal à comprendre).
Pas de vernis sélectif, de format spécial ou de pages en couleur pour ce premier volume. C’est un format shônen tout ce qu’il y a de plus classique.

Attention à la mononucléose...

Graphisme - 77%
Histoire - 60%
Mise en scène - 68%
Originalité - 53%
Edition - 70%
Dans son genre - 72%

67%

de langue

Étrangement (ou pas), Yasuhiro KANÔ fait du Yasuhiro KANÔ et on retrouve une fois de plus un concentré de ce que l'auteur fait de mieux à savoir de l'humour, de la baston et un peu d'ecchi. Pour le coup, ça fonctionne plutôt bien et si vous aimez les comédies romantiques un peu loufoques, celle-ci devrait facilement faire l'affaire.




A propos de Ours256

Ours256

J’aime bien regarder des trucs chelous… et les langues aussi.

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