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Kiss Him, Not Me! 1

Kiss Him, Not Me ! – Tome 1

Kiss Him, Not Me ! – Tome 1 Éditeur : Tonkam
Titre original : Watashi ga Motete Dôsunda
Dessin : JUNKO
Scénario : JUNKO
Traduction : Isabelle ELOY
Prix : 6.99 €
Nombre de pages : 160
Date de parution : 20/01/2016

Kae est à la fois une Otaku et une Fujoshi (fan de boy’s love), très enrobée et presque inexistante. Un jour, elle est choquée par la mort de son héros de dessin animé préféré et, déprimée, elle s’enferme dans sa chambre plusieurs jour durant. Après une perte de poids assez violente, elle revient au lycée et découvre qu’elle a dorénavant un physique de rêve, qui pourrait s’avérer ravageur…

Beaucoup de lectrices peuvent s’identifier à l’héroïne Kae Serinuma : c’est une fangirl à l’imagination hyperactive dont la vraie beauté ne saute pas yeux de ses camarades de classe. En fait, c’est une petite grosse à lunettes. Elle n’en souffre pas vraiment car elle ne cherche pas à plaire aux garçons. Elle se contente de guetter toutes les attitudes ambiguës des beaux gosses du lycée…

L’héroïne est excessive (elle porte le deuil d’un héros d’animé) mais crédible. Sa passion pour la fiction la détourne de façon radicale du « vrai monde », à tel point qu’elle ne prête que peu d’attention aux prétendants qui se présentent après sa transformation.

On sent que l’auteur se sert de son vécu pour parler de l’aspect dévorant du boy’s love, à tel point que le manga peut faire penser à Switch Girl de Natsumi AIDA, même si ce dernier n’a pas de portée aussi universelle. JUNKO regarde cet univers avec tendresse et pousse les otaku à se moquer d’eux-même et de leurs propres excès.

Kiss Him, Not Me ! reste un manga qui décrit un personnage type, un stéréotype : une fujoshi. Les situations comiques qui vont se succéder sont très classiques, tout comme les personnages masculins qui présentent une galerie de bishonen digne d’un otome game (type de jeu auquel le manga fait d’ailleurs référence, c’est un jeu de drague où les « proies » sont des garçons).

D’ailleurs, on sent le plaisir de l’auteur à faire défiler les beaux garçons. Sachant que la beauté masculine passe par des corps sveltes, un regard marqué (bad boy, joyeux, mystérieux ou hautain). Du coté des filles, on remarque des yeux dont la taille est proportionnelle au sex-appeal du personnage (sachant que Kae version grosse n’a que des fentes sous ses lunettes).

Le graphisme est donc celui d’un shôjo classique où l’usage des trames (en fleurs, en étoiles…) et la quasi absence de décor sont conformes aux règles du genre. Parfois, on repense à Shojo Relook de Kaoru ICHINOSE, un manga sur une fangirl, parsemé de référence aux titres marquants de la romance pour filles.

En effet, certaines cases qui mettent Kae en valeur ont un trait un peu rétro (notamment par l’exagération des étoiles dans les yeux et des lèvres de la jeune fille). Cela tend à prouver que les garçons sont attirés par une image de la beauté comme l’héroïne (amoureuse d’un personnage d’anime). Finalement, ils ne tiennent pas vraiment compte de sa personnalité. La compétition va cependant les obliger à se confronter à la vraie Kae (celle qui lit des boy’s love).

La traductrice a globalement décidé de garder et d’expliquer le vocabulaire japonais (fujoshi, dôjinshi, otaku, comicket, otome, dakimakura…). Cela rend la compréhension aisée, mais l’univers de Kiss Him, Not Me ! peut tout de même dérouter le néophyte qui n’a jamais approcher le boy’s love. Le sujet de ce manga attirera donc l’attention des fans habitués aux allées de conventions et de ceux qui laissent leur imagination prolonger ces univers fictionnels.

 

Beaucoup de lectrices peuvent s'identifier à l'héroïne Kae Serinuma : c'est une fangirl à l'imagination hyperactive dont la vraie beauté ne saute pas yeux de ses camarades de classe. En fait, c'est une petite grosse à lunettes. Elle n'en souffre pas vraiment car elle ne cherche pas à plaire aux garçons. Elle se contente de guetter toutes les attitudes ambiguës des beaux gosses du lycée... L'héroïne est excessive (elle porte le deuil d'un héros d'animé) mais crédible. Sa passion pour la fiction la détourne de façon radicale du "vrai monde", à tel point qu'elle ne prête que peu d'attention aux…

Tout est dans le titre

Graphisme - 52%
Histoire - 55%
Mise en scène - 67%
Originalité - 59%
Edition - 52%
Dans son genre - 65%

58%

otaku

L'intérêt de ce manga est d'utiliser l'univers des fans de boy's love comme décor. Les autres aspects (graphisme, histoire...) n'ont pas vraiment de qualité remarquable mais ça n'empêche aucunement le titre d'être agréable à lire.

A propos de Apsara

Apsara
Mon travail m'incite à me tourner vers les mangas destinés aux plus jeunes, mais mon plaisir ne veut pas être en reste. Alors je lis aussi des trucs avec du sexe, de la violence et des gros mots.

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