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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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Kingdom Game – Tome 1

Kingdom Game – Tome 1 Éditeur : Tonkam
Titre original : Ôkoku Game
Dessin : Haruyuki SORASE
Scénario : Haruyuki SORASE
Prix : 7.99 €
Date de parution : 09/09/2015
Une mystérieuse jeune fille force sept lycéens à participer à un jeu. Au sein de celui-ci ils forment un royaume où Souverain, Nobles et Roturiers sont désignés chaque jour au hasard. Ici, le Roi possède une autorité absolue. Rancœurs et désirs inavoués surgissent aussitôt. Mais avant de s’autodétruire, ils découvrent qu’il existe d’autres royaumes et qu’il ne doit en rester qu’un !

Le genre à la mode depuis quelques temps c’est celui du « survival game »Tonkam n’y coupe pas et nous propose, ce mois-ci, le premier tome de Kingdom Game (Ôkoku Game) de Haruyuki SORASE.

Le concept de « royaume » nécessite d’être un peu explicité. Les 7 membres concernés sont répartis entre 1 roi ou reine, 3 nobles, et 3 roturiers. Les castes sont applicables pendant une journée, et leur sont tatouées sur le bras. Les nobles commandent aux roturiers, le roi étant au dessus de tous les autres.
Tout commandement est une nécessité, on ne peut s’y soustraire.

Les plus bas instincts de certains vont, comme attendu, se dévoiler avec l’apparition de ce « commandement absolu » : agression sexuelle, tentative de meurtre… Jusqu’à l’intervention du héros à la morale irréprochable, archétype du genre : Kazuki.
Héros typique qui prend le leadership du groupe, malgré les réticences du « bad boy », et est, comme de bien entendu, le tombeur de ces dames… Archétype vous avez dit ?

Le personnage de Sayaka est un mix assez original entre Asuna (de Sword Art Online) côté graphique, et Yuno de Mirai Nikki côté personnalité, en bonne grosse psychopathe amoureuse.

Et n’oublions pas de citer la règle qui peut tout chambouler : si les 3 roturiers se liguent et déclarent la « révolution », ils peuvent faire tomber le roi et redistribuer les cartes. Cela peut tout changer, et les conséquences sont totalement inattendues.

Cela mis à part, l’originalité de Kingdom Game, par rapport aux autres titres du genre, c’est de situer le danger au sein du groupe, ça c’est classique, mais aussi, à l’extérieur, simultanément. On doit autant de méfier de ses alliés au sein du « royaume », et que des royaumes adverses.

Car si ce tome fait la part belle à l’explication, par la pratique, du système de classes, il se clôt sur un danger encore plus grand : il y a plusieurs autres royaumes, et leur but est de détruire les autres pour dominer.

Graphiquement le trait de Haruyuki SORASE est bien maîtrisé, agréable. Les personnages sont bien croqués, tout juste le titre manque-t-il un peu de travail sur les décors.
La mise en scène tombe un peu trop souvent dans la facilité avec beaucoup de personnages en pied, prenant toute la hauteur de la page, ou saturant les cases. C’est une bonne idée pour donner de l’énergie à une scène, mais à trop en abuser l’effet retombe un peu.

Côté édition, c’est du très classique chez l’éditeur. Un format seinen, une sur-jaquette avec pelliculage brillant, et une impression de bonne facture. Sans fioritures, mais de qualité.

Kingdom Game est un titre que l’on n’attendait pas, dont l’on attendait trop rien, mais qui se révèle très agréable à la lecture, fluide et bien mené.
Le concept qui régit l’ensemble est bien maîtrisé, et laisse une grande latitude quant à la suite du manga, qui, pour le moment, compte 3 tomes au Japon, en cours de publication.

Le genre à la mode depuis quelques temps c'est celui du "survival game", Tonkam n'y coupe pas et nous propose, ce mois-ci, le premier tome de Kingdom Game (Ôkoku Game) de Haruyuki SORASE. Le concept de "royaume" nécessite d'être un peu explicité. Les 7 membres concernés sont répartis entre 1 roi ou reine, 3 nobles, et 3 roturiers. Les castes sont applicables pendant une journée, et leur sont tatouées sur le bras. Les nobles commandent aux roturiers, le roi étant au dessus de tous les autres. Tout commandement est une nécessité, on ne peut s'y soustraire. Les plus bas instincts de…

Manants et puissants

Graphisme - 69%
Histoire - 53%
Mise en scène - 51%
Originalité - 55%
Edition - 60%
Dans son genre - 57%

58%

Royal !

Un seinen agréable. S'il ne révolutionnera pas le genre, et ne restera pas dans les annales, il reste un divertissement bien agréable. Bien dessiné, joliment mis en scène, et avec des enjeux multiples, on a hâte de lire la suite !




A propos de Kubo

Kubo
Enfant de la « génération Club Dorothée », c'est un gros lecteur de mangas shônen, particulièrement ceux issus du Weekly Shônen Jump et des publications Shueisha en général, mais l’âge aidant ses lectures s’orientent de plus en plus vers les seinen.

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