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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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Killer Instinct – Tome 1

Killer Instinct – Tome 1 Éditeur : Tonkam
Titre original : Doku Mushi
Dessin : Keito AIDA
Scénario : Miscio YAZU
Traduction : Fabien NABHAN
Prix : 7.99 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 03/02/2016

7 humains semblables à des insectes venimeux… Deux femmes, quatre hommes et une jeune fille se réveillent dans une école en ruine totalement close. Autour d’eux ? Un écran affichant un compte à rebours de 7 jours, des caméras, de l’eau, une marmite et un hachoir…. Seront-ils libérés au bout des 7 jours ou devra-t-il n’en rester qu’un pour que tout s’arrête ?! Coup d’envoi d’un survival game cauchemardesque !

Après le mitigé Freak Island chez Delcourt, le groupe tente un nouveau survival game avec Killer Instinct dans la collection Young de son label Tonkam. Si vous êtes arrivés à cause du jeu de Rare, ne repartez trop vite, ce qui suit pourrait peut-être vous intéresser !

Parmi la pléiade de titres du même genre qui sortent en France depuis quelques temps, l’avantage de Killer Instinct se trouve dans son idée sous-jacente : jusqu’où les humains sont-ils prêts à aller pour survivre ? Le titre de Miscio YAZU et Keito AIDA va tenter de reproduire un rituel ancestral à l’échelle humaine.
Pour ceux qui ne connaissent pas, le kodoku était une pratique médicinale qui consistait à faire s’affronter des insectes dans une jarre close jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un seul survivant afin de transformer le corps de ce dernier en médicament. Après tout, il était censé avoir la plus grande volonté de survie…

Il ne faut aux mangaka que deux pages pour rentrer dans le vif du sujet. Un peu comme les personnages, le lecteur est jeté in medias res dans l’action. Pas le temps pour les explications, ce qui est intéressant dans ce genre de titre, c’est d’observer l’évolution des relations entre les personnages.

On a le droit aux habituels clichés du genre : un mec complètement inutile qui pourra être sacrifié quand le scénario le demandera, la jolie imbécile qui sait pas trop ce qu’elle fait là mais qui pense que le monde est beau, le gros bras nerveux qui cherche jamais à réfléchir, le héros paumé mais un peu calculateur qui flippe mais pas tant que ça… Pas beaucoup d’originalité pour renouveler les clichés du genre.

La surprise, c’est qu’à côté de ceux-là, on a quand même deux personnages plutôt pas mal qui vont venir apporter un peu de piment. Celle qui aurait pu être la manipulatrice de service de la série est une escort girl qui n’hésitera pas à utiliser ses charmes pour tenter d’arriver à ses fins. En tout cas, elle essaye au début du tome. Arrivé un moment, on se demande si elle est vraiment aussi fourbe qu’on aurait pu le penser. En tout cas, son ambiguïté pourrait donner un peu de piment à la série.

La seconde « anomalie » parmi les clichés est un homme qui paraît tout de suite étrange. Alors que tous sont pris de panique, il parvient à garder son calme et à analyser les choses froidement. Même si on apprend au bout de quelques pages pourquoi, la raison n’est pas vraiment celle que l’on pensait et les auteurs arrivent à nous surprendre alors qu’on pensait se trouver en terrain connu.

Au niveau des relations humaines, il y a peut-être un peu plus de réalisme dans Killer Instinct que dans dans d’autres survivals. Tous ne deviennent pas complètement fous et plus manipulateurs qu’un participant à Koh Lanta en quelques pages. Il y a bien une idée d’entraide au début même si, chacun à leur rythme, ils vont commencent à se laisser « prendre » au jeu.

Très rapidement à la lecture se pose la question du fanservice. Si la série possède un personnage qui lui permet de le justifier très facilement (un gros otaku), il n’est pas forcément nécessaire à la série et on espère que les auteurs n’en abuseront pas histoire de ne pas trop gâcher le titre non plus… S’ils se limitent à des petites doses comme dans ce premier tome, pourquoi pas après tout ? Si ça servait l’histoire, ça serait mieux mais bon…

Avec ce premier volume, on comprend très rapidement que le trait ne sera pas forcément le gros argument vendeur du titre. Le dessinateur se contente de reproduire les 7 mêmes personnages dans des angles peu variables et dans des décors vides et très similaires (qui ne devraient pas vraiment changer puisqu’il s’agit d’un survival game en huis-clos). Même si les protagonistes sont plutôt bien dessinés, il n’y a donc pas de quoi devenir fou.

L’édition de Tonkam est difficilement critiquable. On a le droit à un grand format (young oblige) avec une couverture où plusieurs éléments (gouttes de sang, insectes, titre et les personnages à l’arrière) sont en relief, ce qui donne un peu de substance à la jaquette. L’intérieur n’est pas mauvais non plus avec un papier crème peu transparent et une traduction efficace (l’adaptation a été bien faite.

Dans ce jeu, pas besoin de prendre la manette...

Graphisme - 68%
Histoire - 52%
Mise en scène - 72%
Originalité - 45%
Edition - 75%
Dans son genre - 68%

63%

Jago... Wins !

Si Killer Instinct ne va pas venir changer le "game", il se place comme une nouveauté sympathique (mais pas exceptionnel) des Éditions Tonkam qui n'avaient pas vraiment rendu les lecteurs fous avec leurs dernières sorties. Après, il ne faut pas en attendre trop non plus, ce n'est qu'un petit divertissement !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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