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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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Innocent_06_Couverture

Innocent – Tome 6

Innocent – Tome 6 Éditeur : Éditions Delcourt
Titre original : Innocent
Dessin : Shin'Ichi SAKAMOTO
Scénario : Shin'Ichi SAKAMOTO
Traduction : Sylvain CHOLLET
Prix : 7.99 €
Nombre de pages : 220
Date de parution : 02/03/2016

« 1762. La catastrophique exécution du maréchal Griffin précipite Marie-Josèphe et Charles-Henri dans la tourmente. Louis Philippe d’Orléans, personnage avide de prestige, leur ordonne à présent d’accomplir un supplice impossible à réaliser : décapiter un condamné debout. Les voilà happés par les dangereux jeux de pouvoir dont Versailles est le théâtre… »

Chroniques de tomes précédents : Tome 2, Tome 3.

Suite à l’arrivée de Marie-Jeanne dans la maison des Sanson, Charles-Henri devient un homme. Très vite, on peut dire qu’il est animé d’une nouvelle vigueur. Cet événement permet à SAKAMOTO d’évoquer l’un des thèmes qui lui tient le plus à coeur (lisez son interview) : le passage à l’âge adulte.
Charles-Henri prend ainsi pleinement conscience de son rôle de chef de maison, n’en déplaise à Marie-Josèphe.

Après plusieurs tomes où il se cherchait, le héros finit par prendre un peu d’assurance ! Maintenant que ses idées concernant l’abolition de la peine de mort sont claires, il comprend la nécessité de les transmettre à son entourage et notamment à la royauté.
Même s’il découvre les plaisirs de la chair et multiplie les maîtresses, c’est aussi par ses idées qu’il veut séduire et pour cela il tient à préserver la dignité de sa famille et de sa profession, ce qui va créer des dissensions avec sa soeur.

Cette dernière est toujours en plein dans l’adolescence mais contrairement à son frère, elle n’a que de la haine pour le monde.
Tournée uniquement vers des idées de vengeance, elle cherche à se libérer de sa condition de femme mais en copiant, maladroitement, la violence des hommes. Un parallèle se fait alors entre ces deux personnages qui vont finir par se séparer.

D’un côté, on a Charles-Henri, renouant avec l’image du père et se voulant porte-parole d’idées novatrices, et de l’autre Marie-Josèphe, désirant se libérer du joug masculin et n’ayant aucune considération pour ses semblables. Par cette opposition, l’auteur exacerbe le combat de chacun par de nombreuses métaphores, habillant subtilement discours et actes.

Ce combat, presque physique, permet de faire évoluer les personnages et l’intrigue de manière spectaculaire. Même si la violence physique est moindre que dans les tomes précédents, les métaphores et images iconiques viennent illustrer et renforcer le propos avec une fluidité exemplaire, de telle sorte que la suite s’enchaîne sans vraiment que le lecteur ne remarque rien.

Comme d’habitude avec SAKAMOTO, le dessin est fabuleux, que ce soit pour les décors ou les personnages, les détails fourmillent et les planches sont toujours aussi bien travaillés. Petit bémol sur les nus qui seront les moins qualitatifs, graphiquement parlant.

On notera deux double-pages mises à l’horizontal difficiles à apprécier à cause de l’épaisseur du tome… Un petit raté pour Delcourt à ce niveau là…
Mise à part cela, ce livre est de bonne qualité, la couverture toujours aussi belle et agréable au toucher, avec un papier épais ne laissant pas transparaître les pages suivantes et permet d’apprécier au maximum le talent de dessinateur de Shin’Ichi SAKAMOTO.

Chroniques de tomes précédents : Tome 2, Tome 3. Suite à l'arrivée de Marie-Jeanne dans la maison des Sanson, Charles-Henri devient un homme. Très vite, on peut dire qu'il est animé d'une nouvelle vigueur. Cet événement permet à SAKAMOTO d'évoquer l'un des thèmes qui lui tient le plus à coeur (lisez son interview) : le passage à l'âge adulte. Charles-Henri prend ainsi pleinement conscience de son rôle de chef de maison, n'en déplaise à Marie-Josèphe. Après plusieurs tomes où il se cherchait, le héros finit par prendre un peu d'assurance ! Maintenant que ses idées concernant l'abolition de la peine de mort sont claires,…

J'ai enfin trouvé mon Ange de la Mort...

Graphisme - 90%
Histoire - 74%
Mise en scène - 75%
Originalité - 68%
Edition - 65%
Dans son genre - 79%

75%

Royal

Toujours aussi sublime, aussi bien dans la narration que dans le graphisme, ce tome poursuit magistralement la série, mais le plus horrible se trouve à la fin où l'on apprend qu'il faudra attendre septembre pour avoir la suite !




A propos de Ithaqua

Si c'est sombre, glauque ou tout mignon, j'en fais mon affaire, tant qu'il y a quelque chose derrière.

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