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Dossier Boichi

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Im – Tomes 1 et 2

Im – Tomes 1 et 2 Éditeur : Ki-oon
Titre original : Im
Dessin : Makoto MORISHITA
Scénario : Makoto MORISHITA
Traduction : Fédoua LAMODIERE
Prix : 6.6 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 11/05/2017

Depuis qu’elle est toute petite, Hinome n’a aucun ami. À l’école, on la dit maudite… Et pour cause : chaque son qui sort de sa bouche se transforme en flamme mortelle ! Alors qu’elle rentre comme d’habitude chez elle sans avoir parlé à qui que ce soit de la journée, elle tombe sur un étrange garçon en pleine cavale dans les rues de Tokyo. Elle lui propose de l’héberger, avant de découvrir qu’elle a devant elle rien de moins qu’Imhotep, le plus grand prêtre-sorcier de l’Égypte ancienne ! Malgré ses airs d’adolescent, il cache d’immenses pouvoirs… si grands qu’il s’est attiré la colère des dieux. Considéré comme le pire criminel de tous les temps, il a été condamné à un sommeil artificiel…

Depuis mars dernier, Ki-oon s’est mis à l’heure égyptienne, d’abord avec la fresque historique sur Hatchepsout, et ce mois-ci avec la parution simultanée des deux premiers tomes sur les 7 que compte la série Im (attendons de voir si à Japan Expo, les vendeurs passent la journée de profil !). Alors, que vaut ce shônen qui avait l’air de sentir bon le sable et l’ésotérisme ? 

Im - Tome 1 (Planche 3)
© 2015 Makoto Morishita / SQUARE ENIX

Autant mettre tout de suite les pieds dans le plat : en toute objectivité, c’est très, très classique. On retrouve, que cela soit dans le scénario ou le graphisme, pas mal d’éléments qu’on a déjà rencontrés dans nombre de shônen. Je ne rentrerai pas dans le détail (ne serait-ce que pour vous laisser découvrir l’intrigue), je ne parlerai que de quelques éléments pour vous montrer ce que je veux dire.

Débutons par le graphisme : Imhotep (Que j’appellerai à présent Im, pour plus de simplicité… Et parce que je suis feignant !) est très inexpressif, et a souvent le regard dans le vide. Même si ce n’est pas du copier-coller, on pense tout de suite à Fran de Reborn!, à Amaimon de Blue Exorcist ou à Cheshire dans Pandora Hearts.

Concernant le scénario, on retrouve des codes habituels d’un shônen d’action, comme un personnage extraordinaire qui débarque dans la vie d’une fille ordinaire qui va se retrouver embrigadée malgré elle dans une intrigue la dépassant totalement. À cela, on peut penser à des titres aussi variés que Neuro Le Mange-Mystère (avec Neuro et Yakô) ou encore Noragami (avec Yato et Hiyori), voire Card Captor Sakura (avec Keroberos et Sakura).
On peut aussi regretter que MORISHITA ait déjà révélé le crime d’Imhotep envers les 9 Dieux fondateurs (Dont on ignore l’identité pour le moment, même si on peut faire quelques suppositions. Je vous renvoie à la fin de la chronique pour voir ma supposition !).

Im - Tome 2 (Planche 3)
© 2015 Makoto Morishita / SQUARE ENIX

Néanmoins, tous ces éléments ne rendent pas la série mauvaise non plus, n’allez pas penser cela. Je ne fais que pointer du doigt le côté classique et peu novateur du titre, en toute objectivité. Je pense qu’il y a peu de chances que vous disiez : « Wouah ! C’est du jamais-vu ! », mais il y a aussi peu de chances que vous vous exclamiez que vous vous êtes ennuyés.

En effet, Im demeure une série très dynamique (le dynamisme est inversement proportionnel à l’expressivité faciale d’Im), avec un trait de dessin plutôt joli qui rend le protagoniste très sympathique, et fait qu’on s’y attache rapidement. De plus, l’humour est assez présent pour qu’on prenne beaucoup de plaisir à la lecture.

La qualité du titre réside, comme on pouvait s’y attendre, dans l’exploitation de la matière mythologique ou historique de l’Egypte antique. MORISHITA n’a d’ailleurs pas fait que prendre les noms des personnages ou des dieux : dès la 1° de couverture du tome 1 (sous la jaquette), on voit qu’elle s’est renseignée à ce sujet, mais qu’elle a pris le parti d’en faire une pure fiction, sans prétention.

Im - Tome 1 (Planche 4)
© 2015 Makoto Morishita / SQUARE ENIX

L’une des preuves les plus flagrantes de cette recherche est sans doute le lien entre Im et Djéser (qu’on voit sur la couverture du tome 2) : elle a établi le prêtre comme le vizir du futur pharaon, ce qui est tout à fait exact. L’aspect réel s’arrête là pour ce point, mais d’autres éléments prouvent une certaine recherche (comme les statuts des dieux, qui ne sont pas toujours ceux qu’on connaît le plus).

De ce fait, il ne faut pas être trop sévère avec la série : elle n’est certes pas révolutionnaire, mais elle n’en a pas la prétention et elle demeure très sympathique, surtout que la mythologie égyptienne est peu exploitée et qu’ici, elle n’est pas bafouée grâce aux recherches de MORISHITA. En somme, on a affaire à une réécriture de détente.

D’ailleurs, le prix établi par l’éditeur (6,60€ le volume) est assez attractif pour qu’on ait envie d’y jeter un coup d’œil. Pour ce prix, on a un tome de très bonne qualité, avec un papier agréable au toucher, une jaquette aux couleurs chatoyantes et mettant en valeur l’illustration. Im se révèle donc être une petite nouveauté sympathique, qui procure assez de plaisir pour qu’on ait envie de savoir la suite des aventures du prêtre maudit et de sa comparse malgré elle.

PS : Alors, d’après moi, selon mes connaissances mythologiques, je pense que les 9 dieux fondateurs sont : Atoum, Tefnout, Shou, Noût, Geb, Osiris, Isis, Nephtys et Seth (même si je pense qu’il doit avoir été remplacé par Horus vu qu’il a été battu par lui).

Depuis mars dernier, Ki-oon s'est mis à l'heure égyptienne, d'abord avec la fresque historique sur Hatchepsout, et ce mois-ci avec la parution simultanée des deux premiers tomes sur les 7 que compte la série Im (attendons de voir si à Japan Expo, les vendeurs passent la journée de profil !). Alors, que vaut ce shônen qui avait l'air de sentir bon le sable et l'ésotérisme ?  Autant mettre tout de suite les pieds dans le plat : en toute objectivité, c'est très, très classique. On retrouve, que cela soit dans le scénario ou le graphisme, pas mal d'éléments qu'on a…

Magai Captor Imhotep

Graphisme - 69%
Histoire - 59%
Mise en scène - 64%
Originalité - 60%
Edition - 70%
Dans son genre - 63%

64%

Anathème

Même si le scénario et la mise en scène sont très classiques, on ne peut pas retirer à la série d'avoir un trait attachant et un rythme dynamique. On prend du plaisir avec ce petit shônen sans prétention, et qu'on espère bien parti.

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A propos de L'Otak' des Lettres

L'Otak' des Lettres
Professeur otak' qui adore fouiller en profondeur l'essence des mangas, afin d'en dégager le bon et le moins bon.

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