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I Love Hana-kun – Tomes 1 & 2

I Love Hana-kun – Tomes 1 & 2 Éditeur : Tonkam
Titre original : Hana-kun to Koisuru Watashi
Dessin : Fuyu KUMAOKA
Scénario : Fuyu KUMAOKA
Traduction : Lucie BOURGEOIS
Prix : 6.99 €
Nombre de pages : 165
Date de parution : 21/10/2015

Nana est belle, douée et la star du lycée. Hana, lui, en est le pire élève. Après une bagarre, il se retrouve en colle et croise au détour d’un couloir Nana en tentant de s’échapper. La jeune fille lui tend alors une petite boîte qu’il a laissée tomber. Hana lui dit qu’il ne peut plus la donner à la personne qu’il aime, maintenant qu’elle l’a touchée…

Au premier abord, ce shôjo n’inspire pas confiance : un titre un peu niais (I Love Hana-kun), une couverture de tome 1 rose et une illustration qui nous présente pour la énième fois un couple de lycéens mal assorti (une fille sérieuse avec des livres et un mauvais garçon avec les mains dans les poches).

L’éditeur tente de séduire avec un vernis sélectif sur les personnages et sur les pétales de fleurs, mais ça ne compense pas. Même les fans du genre risquent de s’interroger sur l’intérêt de ce titre en l’apercevant en rayon. Il serait pourtant dommage de passer à coté car ce manga possède de belles qualités.

D’abord, le traitement de l’histoire : nos adolescents sont maladroits. Hana, le héros, peine à s’intégrer et la classe ne l’aide pas. Ses résultats le marginalisent, son comportement aggrave les choses. Les camarades de Nana ont des discours qui oscillent entre indifférence et rejet de ce garçon suffisamment à part pour être considéré comme anormal.

Bref : on a affaire à des adolescents crédibles, d’autant plus que Fuyu KUMAOKA les dessine avec des poses assez naturelles qui rendent les personnages un peu fragiles. Les cases s’attardent sur des petits gestes, sur des mains qui effacent des messages ou retirent des lunettes… Tout cela permet d’évoquer un âge où l’on est pudique, pas très à l’aise avec le regard de l’autre et où le monde familial (absent de ces deux premiers tomes) disparait derrière celui du lycée.

L’histoire ne se voit qu’au travers des yeux de Nana. Le lecteur voit le sentiment amoureux arriver progressivement. Hana est au début difficile à cerner mais, grâce au regard de l’héroïne qui apprend à le connaître, on commence à anticiper ses pensées. Les personnages sont vivants et crédibles.

L’intrigue met rapidement en scène un triangle amoureux où (et c’est inhabituel) le garçon en aime une autre dont l’identité est aussi assez surprenante. Le manga évite d’ailleurs les situations extravagantes ou les quiproquos abracadabrants. Décidément, la mangaka décide de miser sur une intrigue crédible et de se passer des ressorts habituels du genre.

Le graphisme de Fuyu KUMAOKA ne présente pas d’originalité particulière mais il n’est pas dépourvu d’élégance notamment grâce à un maniement délicat de l’épaisseur de son trait. Il y a peu de décors et l’usage de la trame respecte (trop, peut-être) les codes du genre. Nous ne sommes pas face à une oeuvre qui révolutionnera la romance lycéenne, mais face à un manga qui a suffisamment de qualités dans le découpage et la narration pour être une lecture agréable.

Au niveau de l’édition (outre les choix qui rendent la couverture si peu attrayante), on regrette que la reliure mange un peu sur la partie centrale des planches. On doit parfois maltraiter le livre pour lire une bulle ce qui fait perdre du confort de lecture. Pour le reste, nous restons sur un format standard et sans originalité qu’il ne vaut pas vraiment la peine de détailler.

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Au premier abord, ce shôjo n'inspire pas confiance : un titre un peu niais (I Love Hana-kun), une couverture de tome 1 rose et une illustration qui nous présente pour la énième fois un couple de lycéens mal assorti (une fille sérieuse avec des livres et un mauvais garçon avec les mains dans les poches). L'éditeur tente de séduire avec un vernis sélectif sur les personnages et sur les pétales de fleurs, mais ça ne compense pas. Même les fans du genre risquent de s'interroger sur l'intérêt de ce titre en l'apercevant en rayon. Il serait pourtant dommage de passer à…

Le meilleur est à l'intérieur

Graphisme - 50%
Histoire - 60%
Mise en scène - 55%
Originalité - 59%
Edition - 49%
Dans son genre - 67%

57%

... d'amour !

Un manga qui ne révolutionne pas le genre, mais qui a juste ce qu'il faut de qualités en narration et en graphisme pour être une lecture agréable. Une bonne surprise car la couverture ne promettait rien du tout !

A propos de Apsara

Apsara
Mon travail m'incite à me tourner vers les mangas destinés aux plus jeunes, mais mon plaisir ne veut pas être en reste. Alors je lis aussi des trucs avec du sexe, de la violence et des gros mots.

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