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Hinomaru Sumo – Tome 1

Hinomaru Sumo – Tome 1 Éditeur : Glénat
Titre original : Hinomaru Sumo
Dessin : KAWADA
Scénario : KAWADA
Traduction : Julien FAVEREAU
Prix : 6.9 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 06/04/2016

Le club de sumo du lycée Ôdachi a beau être l’un des plus faibles de la ville, le jeune Hinomaru décide quand même de le rejoindre. Il faut dire que ni sa taille ni son gabarit ne font de lui un futur sumo… Pourtant, ce nouveau venu pourrait bien se révéler beaucoup plus fort que prévu… Réussira-t-il à atteindre le grade suprême de yokozuna ?! Découvrez le parcours de ce lycéen hors norme dans le monde enflammé du sumo !

Malgré son thème improbable, Hinomaru Sumo est un vrai shônen dans la pure tradition du Weekly Shônen Jump. Passionné d’arts martiaux, Kawada qui signe là sa première série, présente le sumo comme un véritable sport de combat, énergique et viril. Tout comme vous avez découvert le go avec Hikaru no go et le football américain avec Eye Shield 21, vous ne tarderez pas à vous passionner pour le sumo avec Hinomaru Sumo !

Enfin un manga sur les nains ! Glénat surprend en publiant l’un des derniers gros succès du Weekly Shônen Jump alors que beaucoup attendaient l’éditeur sur One-Punch Man, la précédente série de son auteur (Eyeshield 21) ayant été publiée chez eux. KAWADA est encore inconnu en France mais espérons qu’Hinomaru Sumo contribue à sa renommée.

Quand on parle de Sumo, on imagine tout de suite des géants en slip avec un ventre plus ou moins développé. Eh bien, estimez-vous heureux de savoir que l’auteur a au moins gardé le slip ! Hinomaru adore les mawashi et il s’est dit que, pour le jour de son inscription au club de Sumo du lycée, il fallait frapper un grand coup !

C’est d’autant plus vrai que le jeune garçon est… tout petit et n’a pas l’air bien épais. Avec son mètre soixante (enfin… presque !), il a du mal à se prendre au sérieux lorsqu’il énonce son rêve : il veut devenir yokozuna (pas le catcheur américain, il parle plutôt du grade le plus haut dans le monde du Sumo).
Pourtant, on remarque très rapidement que même s’il n’a l’air de rien, il est taillé comme un rocher. Sa musculature est monstrueuse et il possède une force qui en surprend plus d’un, surtout quand il repousse ses premiers ennemis d’un simple revers de main.

KAWADA commence donc une comédie sportive lycéenne de manière très traditionnelle mais avec un personnage original et très drôle. Les éléments mis en place restent relativement simple : un lycée, un club en reconstruction, un but direct (le sommet du Sumo lycéen). Cependant, le mangaka sait comment les doser.

Ainsi, le premier volume parvient à introduire l’histoire grâce à un savant mélange de combats et de vie quotidienne. C’est par le combat qu’on découvre Hinomaru mais c’est dans les scènes de lycée qu’on arrive à cerner Oseki et Yuma.
Le premier, c’est un peu l’image que l’on se ferait du Sumo. Oseki est assez grand, il a du ventre, il est en mawashi… Bref, tout est fait pour que l’on pense qu’il est fort sur le terrain. KAWADA le retourne en faisant de lui un couard qui n’arrive pas à trouver le courage de se lancer.
Le second est un loubard dans la lignée des « Fuckin’ frères » d’Eyeshield 21. Alors qu’il met des bâtons dans les roues de nos héros au début, il va se retrouver à les rejoindre très rapidement, blessé dans son orgueil d’avoir été battu par un plus petit que lui.

Graphiquement, le mangaka se débrouille très bien pour un premier titre. Les corps humains ont évidemment le droit à un soin tout particulier avec un dessin des muscles grâce à des ombres de très bon goût. Les décors restent encore assez simples pour l’instant mais il en dessine assez pour ne pas que l’on ait trop de cases vides, un gros plus pour l’immersion.

Cependant, un élément vient assombrir ce tableau très positif : l’édition. Glénat continue avec ses éditions très limite, surtout au niveau du papier. Si vous avez envie de plier votre manga… Vous pourrez sans trop vous fatiguer. En fait, rien qu’à la lecture, couverture cartonnée montrera des traces de pliures fortes, même en étant soigneux.

La faute à quoi ? On le remarque au toucher, mais le papier utilisé est beaucoup trop léger, même s’il n’est pas trop transparent (il ne faut pas abuser non plus). C’est d’autant plus dommage que le traducteur a fait un excellent boulot en limitant au maximum les notes explicatives (même si, pour certains termes dédiés à l’art du Sumo, il n’avait pas le choix).

En une phrase : ce premier tome d’Hinomaru Sumo est excellent, c’est indéniable.
Le nouveau shônen édité par Glénat n’a rien à envier aux canons du genre. L’histoire est classique mais comporte assez d’éléments originaux pour qu’on s’arrête dessus et qu’on puisse apprécier un petit peu de fraîcheur. Les personnages sont bien traités et, même s’ils rentrent un peu dans les stéréotypes du genre, quelques indices nous laissent penser que leur évolution sera étonnante.

Poussez madame, poussez ! Hein ? Comment ça vous êtes un homme ?

Graphisme - 76%
Histoire - 70%
Mise en scène - 77%
Originalité - 65%
Edition - 47%
Dans son genre - 75%

68%

Petit Géant

Le nouveau shônen issu des pages du mythique magazine de la Shueisha ne déçoit pas, loin de là. C'est bien dessiné, facile à suivre et les personnages sont super attachants. Ce que Glénat aurait peut-être du mieux gérer, c'est sa date de sortie. Le sortir en même temps que My Hero Academia n'était peut-être pas la meilleure stratégie...




A propos de Ours256

Ours256

J’aime bien regarder des trucs chelous… et les langues aussi.

Un commentaire

  1. Sympa comme manga, j’adore 🙂

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