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Hamatora1

Hamatora – Tome 1

Hamatora – Tome 1 Éditeur : Kurokawa
Titre original : Hamatora The Comic
Dessin : Yûki KODAMA
Scénario : Natsu MATSUMAI & Yukinori KITAJIMA
Traduction : Fabien NABHAN
Prix : 7.65 €
Nombre de pages : 208
Date de parution : 10/09/2015

Dans la ville de Yokohama, au Japon, Nice et Murasaki, de l’agence de détectives privés Hamatora, ont recueilli des informations sur un tueur en série qui s’attaque aux personnes nées avec le « Minimum », un pouvoir dont un petit nombre d’individus est pourvu. Possédant eux-mêmes ce pouvoir, les deux enquêteurs se retrouvent malgré eux entraînés dans cette affaire…

Yuki KODAMA ne devrait pas vous être inconnu si vous suivez un peu notre site. On l’avait déjà rencontré à l’occasion du Salon du livre 2015, on vous avait annoncé la sortie d’Hamatora dans cette news et on parle aussi assez souvent de Blood Lad.

Pour restituer un peu, Hamatora est un projet cross-media auquel Yûki KODAMA a participé en tant que chara-designer. Ce n’est qu’une fois le projet bien déterminé et les personnages définis que l’auteur a pu débuter l’élaboration de la version manga en elle-même, autre élément complémentaire à l’anime diffusé sur TV Tokyo (deux saisons de 12 épisodes). Si l’univers de la série vous intéresse, sachez qu’il y a aussi eu une pièce de théâtre, un light novel et un jeu sur 3DS, rien que ça !

Pour Hamatora, KODAMA se trouve donc dans un univers assez différent de celui auquel il est habitué mais n’en oublie pas ses fondamentaux. Son héros, un peu « je m’en foutiste » mais particulièrement puissant (grâce à son Minimum qu’il maîtrise à la perfection) fait quand même beaucoup penser à Staz dans sa façon d’être. Il possède un assistant fantasque, difficile à cerner qui n’est pas sans rappeler Liz dans son attitude enfantine, presque gamine.

Le rival, qui devient rapidement un allié, est aux antipodes du héros… Un peu comme la relation entre Wolf et Staz, il y a un mélange de respect et de haine dans les interactions entre Nice et Murasaki. Même leur rencontre suit un peu trop les clichés du genre avec une appréhension non dissimulée de l’agent de Facultas et une indifférence totale de la part de Nice, cible de son ancienne école.

Si ce n’est pas du côté des personnages qu’il faut aller chercher l’originalité, peut-être en trouvera-t-on dans l’histoire ? Pas spécialement en fait. Pour l’instant, le titre est découpé en plusieurs enquêtes qui durent plus ou moins longtemps. Chacune d’entre elles fait intervenir un coupable qui utilise le Minimum a des fins peu recommandables et une résolution via l’intelligence de Murasaki qui se voit toujours doublé par Nice (même si ce dernier prétend en permanence qu’il s’en fiche).

Graphiquement, c’est du très bon Yûki KODAMA, rien à dire là-dessus. Son trait reconnaissable entre mille est toujours aussi efficace et ce, peu importe les situations. Il parvient à rendre les scènes d’action vivantes, les scènes de parlotte plus dynamiques et les personnages féminins plus attirants que jamais (eh oui, il y a toujours un peu de fanservice dans le travail de l’auteur de Blood Lad).

Pour l’édition, Kurokawa nous propose un travail à la hauteur du talent graphique du maître. Il y a un joli travail sur la couverture qui va même jusqu’à prêter ses couleurs au logo Kurokawa. Le format du livre est le même que celui de l’autre série de KODAMA, ce qui permettra aux fans de tout garder sans avoir des tomes qui « ressortent ». Niveau papier et souplesse, Kurokawa a le bon équilibre et on se trouve en possession d’un objet agréable à manipuler et facile à lire, même quand la luminosité est forte.

Au final, Hamatora est une série plutôt sympathique à suivre. Même si les personnages ne viennent pas révolutionner le genre, ils restent très attachants et leurs différences font qu’ils fonctionnent plutôt bien ensemble. Cependant, on sent quand même qu’il manque un petit quelque chose au niveau de la mise en scène et de l’histoire pour vraiment faire décoller le titre et le propulser au niveau de l’anime qui avait conquis un public particulièrement varié lors de sa diffusion.

Yuki KODAMA ne devrait pas vous être inconnu si vous suivez un peu notre site. On l'avait déjà rencontré à l'occasion du Salon du livre 2015, on vous avait annoncé la sortie d'Hamatora dans cette news et on parle aussi assez souvent de Blood Lad. Pour restituer un peu, Hamatora est un projet cross-media auquel Yûki KODAMA a participé en tant que chara-designer. Ce n'est qu'une fois le projet bien déterminé et les personnages définis que l'auteur a pu débuter l'élaboration de la version manga en elle-même, autre élément complémentaire à l'anime diffusé sur TV Tokyo (deux saisons de 12 épisodes). Si l'univers de la…

Adaptation minimale

Graphisme - 84%
Histoire - 54%
Mise en scène - 52%
Originalité - 41%
Edition - 80%
Dans son genre - 59%

62%

(...)

Il y avait pas mal d'attente vis à vis de cette nouvelle série qui commence de manière très (peut-être même trop) classique. Cependant, on sent que les personnages n'ont encore pas révélé tout leur potentiel et que l'histoire a besoin d'un véritable fil rouge. Manga Mag va donc continuer à surveiller son évolution !

A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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