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[Dossier] Kazuo KAMIMURA, l’estampiste de l’ère Shôwa

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Guren Five – Tome 1

Guren Five – Tome 1 Éditeur : Doki-Doki
Titre original : Guren Five
Dessin : Riku SHINODA
Scénario : Kazutaka KODAKA
Traduction : Sébastien BIGINI
Prix : 7.5 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 13/01/2016

Le lycée Kyûren, le plus malfamé des établissements de l’archipel, repaire de toutes les racailles en mal d’action… C’est ici que Harmony, une jeune fille venue de l’Espace, vient chercher ceux qu’elle croit être « les plus puissants guerriers de la planète Terre »… Ces voyous seront-ils suffisants pour repousser les Gears, la horde furieuse qui ravage tout l’univers ?

Au début du mois de janvier, les éditions Doki-Doki nous proposait une nouveauté qui faisait intervenir un guest de renom : Yûki KODAMA. En effet, dans Guren Five, c’est lui qui s’est occupé du chara-design. Peut-on parler de bonne surprise pour autant ? Pas sûr…

Alors que le premier chapitre commence sur les chapeaux de roue avec une battle royale, de l’humour et un personnage principal qui apparaît comme attachant, la série sombre très rapidement dans le médiocre (à la fin de ce même premier chapitre…). Après quelques pages, on se rend compte qu’on se trouve en fait en présence d’un énième manga où les extra-terrestres attaquent et où les humains doivent défendre la Terre contre l’envahisseur.

C’est autour d’Harmony, alien de son état, que s’organise la rébellion. Elle a créé une technologie novatrice qui prend la forte d’un brassard. Une fois placé, il va changé les vêtements de son utilisateur et va booster ses capacités physiques en trouvant la caractéristique qui lui convient le mieux. Raku, le héros, est très axé sur la défense, c’est donc tout naturellement que son symbole sera celui de la défense et son boost suit lui permettra de résister un maximum aux attaques.

Harmony cherche à créer un groupe de 5 combattants (c’est pour ça qu’elle a fabriqué seulement cinq boost suits) qui combattrait les gears (des ennemis mécaniques qui feraient rire le Dr Gero). Pourtant, à la fin du premier volume, l’équipe n’est même pas encore en ébauche avec seulement 2 membres officiels et un 3e potentiel qui semble plus motiver à leur jouer un mauvais tour qu’à les rejoindre…

Guren Five étant une série déjà terminée au Japon en 3 tomes, il faut avouer que le  faible avancement du grand nombre de choses mises en place (sentaï, ennemis, rivalité entre soeurs…) dans ce premier volume effraye. Il y a tellement de contenu (plus ou moins intéressant) à traiter qu’on se demande comment l’auteur va réussir à tout faire tenir en si peu de pages… Il court le risque de devoir faire une fin ouverte pas franchement folichonne qui ne donnera satisfaction à personne…

En ce qui concerne les personnages, on reste, pour le moment, dans le cliché le plus total. Le protagoniste est une tête brulée invétérée qui ne vit que par les principes du shônen et des yankees. À part foncer tête baissée, il ne sait pas faire grand chose… Les auteurs ont même réussi à introduire une loli dans l’histoire et à faire en sorte qu’elle puisse avoir des gros seins sur commande…

Pour tout ce qui touche au dessin, passé les superbes pages couleur qui ouvrent ce premier tome, le reste va vite s’avérer très moyen. Difficile de s’expliquer pourquoi mais il est très difficile de considérer le graphisme comme bon. Peut-être à cause des décors qui sont trop insignifiants pour que le lecteur s’attarde dessus…

La série partait pourtant avec un gros plus : un chara-design de Yûki KODAMA, auteur de Blood Lad. Malheureusement, le dessinateur ne capitalise pas vraiment et très rapidement, on ne retrouve plus la patte KODAMA (son encrage épais, sa faible utilisation des trames et son trait un peu rondelet). SHINODA a un style beaucoup plus anguleux, plus géométrique qui, même s’il fait le boulot, s’avère moins agréable que celui du dessinateur de Staz.

Au niveau de l’édition, le format est identique en tout point à ce que Doki-Doki a l’habitude de faire soit un format seinen plutôt fin avec un papier agréable et un lettrage soigné (pas de bulle vide à déplorer). Ce qu’on retiendra surtout, c’est le nouveau styles des dos de l’éditeur avec un code couleur selon le genre (shônen en orange, seinen en bleu…) qui donne un petit cachet supplémentaire aux ouvrages de l’éditeur.

Au début du mois de janvier, les éditions Doki-Doki nous proposait une nouveauté qui faisait intervenir un guest de renom : Yûki KODAMA. En effet, dans Guren Five, c’est lui qui s’est occupé du chara-design. Peut-on parler de bonne surprise pour autant ? Pas sûr… Alors que le premier chapitre commence sur les chapeaux de roue avec une battle royale, de l’humour et un personnage principal qui apparaît comme attachant, la série sombre très rapidement dans le médiocre (à la fin de ce même premier chapitre…). Après quelques pages, on se rend compte qu’on se trouve en fait en présence…

On a perdu le soldat loli...

Graphisme - 58%
Histoire - 62%
Mise en scène - 52%
Originalité - 35%
Edition - 70%
Dans son genre - 47%

54%

de sentaï

Guren Five n’est pas une purge mais, pour utiliser une métaphore spécial footeux, il fait partie de ces titres qui se situent en milieu de tableau et stagnent sans jamais vraiment pouvoir remonter, la faute à des moyens assez limités. Les joueurs essayent mais ce ne sont pas des stars et ils ne cherchent pas le devenir. Manque d’envergure donc ? Peut-être… En tout cas, pour l’instant, rien ne laisse imaginer une grosse évolution…




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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