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GT-R – Great Transporter Ryûji

GT-R – Great Transporter Ryûji Éditeur : Pika Édition
Titre original : GT-R
Dessin : Tôru FUJISAWA
Scénario : Tôru FUJISAWA
Traduction : Xavière DAUMARIE
Prix : 6.95 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 17/09/2014

C’est le meilleur ami d’Onizuka, et lui aussi, il ne fallait pas l’énerver !
Meilleur ami d’Onizuka et motard intrépide, Ryûji pensait avoir vécu les pires situations. Il avait tort ! Le jour où Mimon débarque dans son garage, sa vie prend un tournant critique ! Cette jolie lycéenne se révèle beaucoup plus dangereuse qu’elle n’en a l’air ! Victime d’un chantage, le voilà complice d’un braquage ! S’il se fait prendre, c’est la prison ; s’il se fait choper par sa petite amie, c’est l’engueulade assurée! S’il se plante ou ne remplit pas sa mission, il court au devant d’ennuis… mortels !

Dans Ino-Head Gargoyle, FUJISAWA donnait la vedette à Saejima. Avec GT-R, il file le beau rôle a Ryûji, l’ami de toujours d’Onizuka et son compère lors qu’ils combattaient à Shônan en tant qu’Onibaku combi (des événements que vous pourrez retrouver dans Young GTO).

Une fois le volume terminé, le lecteur se pose de nombreuses questions et parmi celles-ci : Qu’est-ce que GT-R ? Où Tôru FUJISAWA a-t-il voulu en venir ?
Alors qu’on le savait particulièrement efficace sur les séries portant la griffe GTO, voilà qu’il vient se vautrer lamentablement en nous proposant un oneshot qu’il est très difficile de défendre à bien des niveaux…

Plus qu’une histoire complète, GT-R aurait pu être un prologue. Tout est fait pour mettre en place une certaine intrigue : de nouveaux personnages sont introduits, un but et des enjeux pointent le bout de leur nez et un ennemi digne de ce nom émerge de cette nouvelle situation.

Encore une fois, FUJISAWA a fait son boulot correctement et, lors de la lecture, rien ne porte à croire que l’on se trouve en présence d’un oneshot alors qu’on sait pertinemment que c’en est un, ce qui a de quoi déstabiliser.
Le lecteur n’aura pas vraiment de s’investir dans une lecture qui ne mènera à rien. Du coup, Mimon (qui aurait pu être un très bon personnage sur la longueur) n’est qu’une lycéenne aguicheuse de plus dans la vie de Ryûji et on se moque bien de ce qui peut arriver alors qu’elle a quand même un but noble et une vision des choses sympathique.

Même si, dans les faits, l’histoire proposée se suffit à elle-même, elle est construite avec une fin plus qu’ouverte (puisque l’intrigue débute à peine) qui laissera le lecteur sur sa faim. Alors qu’il savait que la série se terminerait, l’auteur a fait un choix délibéré et s’il se laisse une possibilité de reprendre la série un jour, il frustre son lecteur.

Avec GT-R, il a aussi essayé de sortir un peu du schéma où son héros serait aux antipodes du travail qu’il effectuerait. Ici, Ryûji l’ancien voyou fait un job… de voyou puisqu’il va devoir échapper à la police au volant de voitures volées par la belle et jeune Mimon.
Puisque le contraste qui faisait fonctionner GTO et Ino-Head Gargoyle n’existe pas, il n’y a quasiment pas d’humour. On retrouve bien quelques insinuations salaces mais on est loin des délires irrévérencieux des deux séries citées et c’est bien dommage.

En réalité, on ne retrouve l’ambiance d’aucune autre série de la saga GTO. Les aventures de Ryûji font plus penser à un Fast & Furious du pauvre (et en moins drôle) avec quelques scènes d’action spectaculaires. Il n’y a rien d’autre à en tirer et pour une série utilisant un personnage mythique, on ne peut que se dire que c’est très dommage.

Pour le dessin, c’est du bon FUJISAWA que l’on retrouve avec de jolies voitures et une jolie fille en particulier. On aurait préféré voir Ryûji sur des motos mais pour le coup, c’est au volent de voitures de courses bien détaillées qu’on le retrouve.
Qui dit courses dit découpage nerveux et le mangaka s’en donne à coeur joie pour nous en mettre plein la vue dans des scènes toujours plus spectaculaires. Ça va vite et on suit l’action assez facilement, preuve (si elle était vraiment nécessaire) que l’auteur n’a rien perdu de son talent en ce qui concerne la mise en page.

Pika propose une édition dans les standards de ce qu’il a l’habitude de faire : papier blanc, ouvrage semi-rigide et format seinen. Seul petit bémol, on ne retrouve pas de pages en couleurs dans ce spin-off.
Xavière DAUMARIE s’affirme comme traductrice officielle des spin-offs de la saga GTO et officie une fois de plus de manière très correcte. On a des dialogues fluides et dans l’esprit de la série et l’absence de personnages connus ne viendra pas gêner l’adaptation.

Not Great Manga About Ryûji

Graphisme - 70%
Histoire - 37%
Mise en scène - 50%
Originalité - 43%
Edition - 75%
Dans son genre - 41%

53%

Motard du dimanche

GT-R n'est pas un bon spin-off, ce n'est même pas un bon titre du tout. Décousu, rushé, sans réelle prise de risque, il est difficile de vraiment apprécier les aventures de Ryûji et ce, même si on est vraiment fan de l'univers créé par FUJISAWA. Pika l'a probablement édité pour que les fans possèdent la totale, une initiative que l'on ne peut que saluer.




A propos de Ours256

Ours256

J’aime bien regarder des trucs chelous… et les langues aussi.

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