Publicité


Publicité

Golden Kamui - Tome 3

Golden Kamui – Tome 3

Golden Kamui – Tome 3 Éditeur : Ki-oon
Titre original : Golden Kamui
Dessin : Satoru NODA
Scénario : Satoru NODA
Traduction : Sébastien LUDMANN
Prix : 7.9 €
Nombre de pages : 194
Date de parution : 08/12/2016

Sugimoto, parti seul de son côté, tombe dans un guet-apens. Capturé par les soldats de la 7° division, il est désormais à la merci du lieutenant Tsurumi, qui lui propose de s’associer à lui pour mettre la main sur l’or des Aïnous… et prendre le contrôle d’Hôkkaidô ! Pendant ce temps, Ashirpa ne reste pas inactive : grâce au flair de Retar et à une chaussette oubliée d’une propreté douteuse, elle retrouve la trace de Yoshitake Shiraishi, alias le roi de l’évasion. Les deux alliés d’un jour décident alors de faire équipe pour libérer Sugimoto…

Après deux premiers tomes d’excellente qualité (dont je vous invite à lire les chroniques du ici et ici tome), on attendait la suite des aventures de Sugimoto l’Immortel et d’Ashirpa, d’autant plus qu’on s’était arrêté en pleine scène d’action et de tension. 

Le combat va vite trouver sa conclusion au début de ce nouveau volume mais ce n’est pas problématique. En usant de ce procédé, le récit ne s’enlise pas dans l’exagération et la surenchère, voire dans l’invraisemblable, ce qui serait le comble pour une série qui, justement, a fait de la recherche de vraisemblance l’une de ses marques de fabrique.

D’ailleurs, comme auparavant, le réalisme dont fait preuve NODA dans le graphisme est un atout majeur de la qualité de l’œuvre. Que cela soit pour représenter une nuque brisée ou un éventrement, il est saisissant et assez proche de la réalité (car, soyons quand même honnête, ça reste un peu plus exagéré qu’en vrai).
Sans que cela ne se voie forcément, cet aspect fidélise le lecteur, qui peut trouver quelque chose de différent, surtout, une fois encore, quand c’est couplé avec les différentes parenthèses anthropologiques.

L’auteur offre aux lecteurs de tout âge une petite leçon sur les us et coutumes d’un peuple assez méconnu, et possédant pourtant une culture ô combien riche. Cela nous donne un regard plus ouvert sur le monde, nous fait réfléchir sur l’évolution de nos habitudes de société, et donc nous procure un sain étonnement, tout en pimentant le récit qui nous est offert.

D’ailleurs, dans ce tome, au niveau du récit, la tension est accrue, grâce à l’introduction de nouveaux personnages, qui d’ors et déjà apparaissent comme très importants. Je pense notamment au second membre du Shinsengumi qui vient rejoindre Hijikata dans sa mission (personnage qui montre, ici, toute sa dangerosité et permet de saisir davantage la raison pour laquelle il était craint), ainsi qu’au chasseur Tetsuzo Nihei.
Ce dernier, venant rejoindre Tanigaki (le soldat décidé à chasser le loup d’Ashirpa), sera assez développé pour qu’on prenne conscience du danger qu’il représente aussi bien pour le loup que pour les autres personnages, mais aussi se révélera encore plus important qu’on ne l’aurait suspecté de prime abord.

On sera aussi marqué par la mise en scène très pertinente de la seconde moitié du volume, où l’on voit un entremêlement des parcours des duos Ashirpa/Sugimoto et Tanigaki/Nihei qui ira en gradation et laisse supposer la suite des événements.

Outre cet aspect, la mise en scène est aussi très bonne, notamment par le mélange entre le rire et le sérieux. On retrouve des scènes comiques par la situation (comme au moment du sauvetage de Sugimoto), mais aussi par la rupture avec l’attente du lecteur (là, je pense au moment où Ashirpa et Sugimoto se retrouvent, et à la manière dont la jeune aïnou va l’accueillir).
Cependant, j’ai quand même noté un petit défaut de mise en scène. Entre les chapitres 19 et 20, Shiraishi (alias « le roi de l’évasion ») va rejoindre Ashirpa et son compagnon soldat, sauf que ceux-ci s’étaient éloignés de lui à dos de cheval au chapitre 19. De ce fait, comme il arrive à pieds, on a un peu du mal à comprendre comment il a fait pour les rattraper et surtout les retrouver, vu qu’il n’était pas avec eux et qu’il ne les suivait pas.

Hormis cela, la série reste excellente, de même que l’édition offerte par Ki-oon. Le papier demeure très agréable au toucher, la jaquette met bien en valeur l’illustration en couverture. De plus, contrairement au tome précédent, on ne retrouve plus un découpage des planches trop proche des cases qui rendait la lecture assez difficile. Ainsi, aussi bien dans le fond que dans la forme, Golden Kamui est et reste l’une des meilleures sorties de cette rentrée 2016.

Le chasseur devient le gibier

Graphisme - 87%
Histoire - 72%
Mise en scène - 84%
Originalité - 77%
Edition - 76%
Dans son genre - 79%

79%

Traque

Le récit avance, et les dangers s'accumulent progressivement. La chasse au trésor devient de plus en plus hétéroclite, ce qui accentue l'intérêt pour le lecteur. L'humour et le réalisme sont et demeurent de grands atouts pour cette sublime série, qui nous entraîne avec joie dans les terres gelées des aïnous.




Acheter sur Amazon

A propos de L'Otak' des Lettres

L'Otak' des Lettres

Professeur otak’ qui adore fouiller en profondeur l’essence des mangas, afin d’en dégager le bon et le moins bon.

Laisser un commentaire

[the_ad id="59920"]