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Gate - Tome 1

Gate – Au-delà de la porte – Tomes 1 & 2

Gate – Au-delà de la porte – Tomes 1 & 2 Éditeur : Ototo
Titre original : Gate Jieitai Kanochinite, Kakutatakaeri
Dessin : Satoru SAO
Scénario : Takumi YANAI
Traduction : Nicolas PUJOL
Prix : 7.99 €
Nombre de pages : 224
Date de parution : 13/05/2016

20XX, un été dans le quartier de Ginza en plein cœur de Tokyo, une mystérieuse porte donnant sur un monde parallèle apparaît brusquement. De celle-ci surgissent des monstres et des soldats d’un autre temps. Les Forces japonaises d’autodéfense, les FJA, interviennent et s’installent ensuite dans cet autre monde pour y entreprendre une mission d’exploration...

Vous avez sans doute vu ou entendu parler de Gate, anime en deux saisons produit par A-1 Pictures dont vous pourrez par ailleurs retrouver la chronique ici. Sachez que celui-ci trouve sa source dans un light novel, lui-même adapté par la suite en manga. C’est ce qui nous intéressera aujourd’hui !

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Gate met le lecteur au cœur de l’action et ce, dès les premières pages du tome 1.
On se retrouve en plein milieu d’un Tokyo envahi par des monstres tout droit sortis d’un univers d’heroic fantasy. On y suit Itami, otaku jusqu’au plus profond de son âme en train d’aller là où tous les passionnés de culture japonaise se donnent rendez-vous : le Comiket d’été.
Cependant, il va vite devoir changer ses plans quand soudainement des dragons, trolls, gobelins et autres créatures du même acabit surgissent d’une mystérieuse porte ainsi qu’une armée d’êtres humains armés de lances et de boucliers montés sur des chevaux.
Bref, cette vision est en total décalage avec le monde actuel. Itami, soldat de son état, va devoir partir de l’autre côté de cette fameuse porte pour voir de quoi il en retourne. Une fois arrivé sur place avec son équipe, il découvre un monde au-delà de la réalité mais très proche de celui qu’il connaît si bien par le biais de sa passion.

Non, ce n’est pas une énième œuvre dans laquelle le héros se retrouve propulsé dans un univers de jeu vidéo, pas du tout même si cela pourrait le laisser penser aux premiers abords. Takumi YANAI (auteur du light novel) va plus loin que ça.
Il nous propose un titre dans lequel les héros se retrouvent confrontés aux mêmes problèmes dans le nouveau monde que dans l’ancien : guerre de territoires (l’un veut envahir l’autre), magouilles politiques (que ce soit pour récupérer le monde inconnu ou même dans leur propre pays), quêtes du pouvoir, différences entre les races, etc.
Plus qu’une bête confrontation entre les deux univers, on se rend compte qu’une fois la surprise passée, les envahisseurs ne sont peut-être pas finalement les ennemis annoncés (autant d’un côté que de l’autre).

De plus, il est très plaisant de suivre les aventures d’un groupe composé de membres assez hétéroclites ; il y en a pour tous les goûts.
En effet, Itami se retrouve à mener sa petite enquête en compagnie des membres de son corps d’armée bien sûr mais aussi d’une elfe, une magicienne et une demi-déesse (qu’il vaut mieux ne pas énerver). Ces étranges personnages ont d’ailleurs des noms rigolos apportant une petite touche de légèreté à l’œuvre, en particulier la princesse de l’Empire qui porte le doux nom de Piña co lada (si si je vous assure que c’est vrai).

Le trait de Satoru SAO est assez particulier et inhabituel mais passé l’adaptation, le dessin est bien détaillé et les personnages bien proportionnés. Les monstres, machines de guerre et armes sont très réalistes et les décors ne sont pas en reste non plus avec des paysages tout simplement superbes. La scène d’introduction nous démontre la maîtrise graphique de l’auteur et s’avère être particulièrement impressionnante visuellement.

La narration est fluide et le découpage maîtrisé. La mise en scène est très bien orchestrée, rien n’est laissé au hasard. C’est dynamique, pas le temps de s’ennuyer, il manquerait juste quelques instants de calme et d’humour pour reposer le lecteur entre deux scènes d’une certaine violence.
Oui, c’est violent, plus que l’anime qui est édulcoré pour une diffusion qui toucherait plus de monde). On prendra pour preuve cet homme qui se fait déchiqueter sans censure aucune, les suggestions de viols et autres joyeusetés amenées par la guerre dans toute son horreur.

En ce qui concerne l’édition, la maison accro aux light novels se débrouille toujours aussi bien avec son format unique qui fait toujours un aussi bon boulot. L’ouvrage est de bonne qualité, rigide et vu le niveau de détails, des pages transparentes auraient pu facilement tout gâcher mais il n’en est rien.
Ototo a aussi eu la riche idée de sortir les deux premiers tomes de concert. Cela permet d’avoir un bon aperçu du titre qui met un petit temps temps à s’installer, et ce même si le premier volume ne se termine pas sur un cliffhanger insoutenable.

Piña Co Lada

Graphisme - 68%
Histoire - 66%
Mise en scène - 69%
Originalité - 72%
Edition - 70%
Dans son genre - 74%

70%

Garde à vous !

Takumi YANAI et Satoru SAO nous livrent ici une œuvre relativement mature et sombre mettant en avant les différences de cultures et les difficultés qu'ont les peuples à s'entendre. Que ce soit dans notre monde moderne ou un monde d'heroic fantasy. On se plaît à s'identifier à Itami, otaku dont la mission est d'explorer un monde qu'il n'aurait jamais imaginé voir en vrai, même dans ses rêves les plus fous.




A propos de Yukionna

Yukionna
Comme dit l'adage, je suis tombée dedans quand j'étais petite en regardant avec assiduité Card Captor Sakura quand ça passait sur une certaine chaîne hertzienne. Fan des Clamp devant l'Éternel, je voue un culte sans modération aux œuvres de Type-Moon et Shaft.

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