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[Dossier] Bilan de l’année manga 2016 : les tops, les flops, l’état du marché…

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Le Garçon et la bête – Tome 1

Le Garçon et la bête – Tome 1 Éditeur : Kazé Manga
Titre original : The Boy and the Beast
Dessin : Renji ASAI
Scénario : Renji ASAI & Mamoru HOSODA
Traduction : Thibaud DESBIEF
Prix : 8.29 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 12/01/2016

Après le décès de sa mère, Ren, 9 ans, refuse de vivre avec sa famille éloignée et prend la fuite. À la nuit tombée, alors qu’il arpente seul les rues du quartier de Shibuya, il est interpellé par un étrange personnage encapuchonné… Sous la cape se cache Kumatetsu, une bête au corps imposant et aux dents aiguisées venue d’un univers parallèle au nôtre. Transporté dans ce monde fantastique peuplé de bêtes étranges, le jeune garçon va se retrouver à son insu disciple de cet ours tumultueux ! Il devra désormais apprendre à composer avec son nouveau maître au tempérament… bestial !

Après l’adaptation des Enfants Loups et de Summer WarsKazé Manga reste dans sa logique éditoriale en adaptant la dernière oeuvre de Mamoru HOSODA, Le Garçon et la bête (que l’éditeur sortira à la fin du mois de mai en DVD et Blu-ray).

L’une des différences majeures entre YÛ et Renji ASAI se trouve dans le trait. C’est beau. Vraiment beau. Le mangaka maîtrise vraiment bien les personnages créés par HOSODA et n’hésite pas à jouer avec eux comme bon lui semble. On le voit en particulier lors de la scène de combat entre Kumatetsu et Iôzen où l’ours termine en nage ; l’effet mouillé de sa fourrure est d’une efficacité saisissante.

On sent que le premier tome n’est qu’une petite installation, une mise en bouche puisque la seule véritable interaction entre l’enfant et la bête n’a lieu qu’à la toute fin du volume. L’auteur met donc 192 pages à poser son univers et à décrire ses deux protagonistes.

Résultat : on a le droit à une lecture calme et relaxante. On se laisse porter par la narration ultra-fluide du mangaka qui n’a aucun mal à balader notre regard dans des paysages magnifiques ou bien à retenir notre attention avec des expressions faciales envoutantes. Ce mot n’est pas choisi au hasard, on se laisse vraiment happer sans trop s’en rendre compte dans le monde créé par HOSODA mais qui est rendu vivant par le talent d’ASAI.

Même si Ren/Kyûta n’a pas encore fait grand chose, on sent le personnage plein d’énergie et ce, malgré sa réticence à faire quoi que ce soit. Jeune garçon abandonné par sa famille, c’est la solitude qu’il envisageait avant que Kumatetsu ne le trouve, normal pour quelqu’un qui a perdu tout espoir.

Très rapidement, on voit quelque chose se créer entre les deux protagonistes qui partagent justement une forme d’isolement. À cause de son mauvais caractère, l’ours est, lui aussi, souvent mis à l’écart et ce malgré ses capacités physiques et ses qualités pour résoudre les problèmes.

En tout cas, ASAI adapte parfaitement le film d’HOSODA, se donnant même le luxe de modifier un peu le rythme (chose qui faisait défaut dans la version animée). Il obtient ainsi un titre bien plus équilibré, plus intéressant à suivre et surtout : fluide. Une fois commencé, il est très difficile de refermer le premier tome du Garçon et la bête tant les pages s’enchaînent avec une logique déconcertante.

Niveau édition, Kazé Manga a opté pour son format seinen (donc un peu plus grand que ses Moonlight Act et autres Shikabane Hime). Outre les deux petites pages couleurs et la sympathique page de crédits, rien à signer sur l’ouvrage en lui-même. À moins d’être dans un endroit vraiment très éclairé, vous ne devriez pas avoir de soucis de transparence.

Après l'adaptation des Enfants Loups et de Summer Wars, Kazé Manga reste dans sa logique éditoriale en adaptant la dernière oeuvre de Mamoru HOSODA, Le Garçon et la bête (que l'éditeur sortira à la fin du mois de mai en DVD et Blu-ray). L'une des différences majeures entre YÛ et Renji ASAI se trouve dans le trait. C'est beau. Vraiment beau. Le mangaka maîtrise vraiment bien les personnages créés par HOSODA et n'hésite pas à jouer avec eux comme bon lui semble. On le voit en particulier lors de la scène de combat entre Kumatetsu et Iôzen où l'ours termine en nage ; l'effet mouillé de sa fourrure…

Samurai Champloo en moins trash ?

Graphisme - 75%
Histoire - 55%
Mise en scène - 75%
Originalité - 63%
Edition - 70%
Dans son genre - 77%

69%

Loup

Ce premier tome du Garçon et de la bête est un vrai moment de détente que vous ayez vu le film ou non. Renji ASAI se débrouille bien pour retranscrire le style HOSODA sur papier, mieux que YÛ qui s'occupait des Enfants Loups à mon goût. En tout cas, avec deux personnages au fort caractère et un trait aussi joli, il y a de quoi faire une très bonne adaptation !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

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