Publicité


Accueil / Chroniques Manga & Animé / Chroniques Mangas / Gambling School Twin – Tome 1 de Homura KAWAMOTO et Kei SAIKI (Soleil Manga)

Gambling School Twin – Tome 1 de Homura KAWAMOTO et Kei SAIKI (Soleil Manga)

Gambling School Twin – Tome 1 de Homura KAWAMOTO et Kei SAIKI (Soleil Manga) Éditeur : Soleil Manga
Titre original : Kakegurui Twin
Dessin : Kei SAIKI
Scénario : Homura KAWAMOTO
Traduction : Julie GERRIET
Prix : 7.99 €
Nombre de pages : 212
Date de parution : 04/07/2018

Une année avant l’entrée au lycée de Yumeko, l’établissement Hyakkaô accueille une jeune boursière ambitieuse, Mary. Elle devient rapidement une cible pour ses camarades. Mais son sang froid, sa ténacité et son ambition vont très vite jouer en sa faveur même si elle n’éprouve aucun plaisir dans le jeu. Accompagnée par sa riche, mais pleutre amie Tsuzura Hanatemori, elle est prête à tout pour s’élever !

Après l’excellent Gambling School l’année dernière, Soleil continue à faire confiance à la licence en proposant son spin-off Gambling School Twin de Kei SAIKI et Homura KAWAMOTO. Dans cet opus, il est question du passé de Mary. On va découvrir ce qu’elle a vécu lorsqu’elle est arrivée à Hyakkaô. 

Après avoir lu la série originale, on se demande bien comment le scénariste va pouvoir se renouveler et proposer une histoire qui ne fasse pas trop « redif ». Les deux séries commencent de la même façon, avec une nouvelle élève qui débarque dans un environnement inconnu mais propice au pari. Mary ne va pas se méfier et se laisser embarquer dans un univers qui semble la dépasser, exactement comme Yumeko.

Cependant, le parallèle (et donc le concept de la parfaite « Twin ») s’arrête là. Alors que c’est le grain de folie et la chance ridicule qui sauvaient la jeune Yumeko, Mary est beaucoup plus réfléchie et va prendre le temps de tout bien analyser sans se laisser emporter par le jeu. C’est un personnage beaucoup plus calculateur et terre à terre. On a donc un style de narration plus posé et beaucoup plus lent (même si les jeux sont plus rapides).

Du moins, il est perçu comme tel et ce, même s’il y a quand même deux jeux qui sont bien détaillés dans ce premier opus. Certes, ils sont moins longs à jouer que d’autres et les choses peuvent se faire plus « tranquillement ». Les phases que l’on pourrait qualifier « d’exclamation extrême » où les personnages s’étonnent de tout et de rien et dont l’auteur se sert pour faire monter la pression sont moins présentes. Le facteur surprise n’est pas l’élément principal qui permet à l’atmosphère de se créer.

L’histoire, elle, reste (dans ses grandes lignes) assez similaire à ce qui se faisait avec Yumeko : l’héroïne se pointe dans un nouveau lycée, se fait humilier et descend en bas de la chaine. Elle va ensuite, avec l’aide d’une personne qui était déjà dans l’établissement et qui connaît son fonctionnement, tenter de gravir les échelons et se faire une place au top de la hiérarchie.
Le petit twist vient de la salle de jeu qui va être gérée par Mary, chose qui n’avait été exploité dans la série principale. Si on ne voit pas énormément de choses à ce niveau là dans ce premier tome, on imagine que ça sera un peu plus travaillé par la suite.

Qui dit nouvelle élève dit aussi « besoin d’un point de repère ». Yumeko avait Ryôta mais pour Mary, ça va être l’occasion de retrouvailles avec une « amie » d’enfance en la personne d’Hanatemari. Les deux personnages ont plus ou moins le même rôle de faire-valoir pour la protagoniste et il n’ont pas vraiment beaucoup d’épaisseur en début d’histoire. Il aurait peut-être été intéressant d’ajouter un petit peu de piquant (une traitrise, un côté sadique ou autre) histoire de ne pas se retrouver avec une pâle copie assez plate mais bon…

Graphiquement, Kei SAIKI reprend le chara-design de Tôru NAOMURA en rajeunissant un peu Mary. On note cependant un niveau de détails global moins poussé dans ses planches. Même quand le focus se trouve sur les personnages, les visages paraissent parfois trop simplistes et peu expressifs, ce qui est assez dommage pendant les phases intenses des jeux (les révélations). Paradoxalement, ce manque de travail sur les expressions faciales fonctionnent à la perfection pour créer des poker faces durant les parties…

Le découpage est très similaire à ce qu’on voit sur Gambling School, preuve qu’Homura KAWAMOTO s’y implique personnellement lors de l’écriture de son scénario. Cependant, il y a un peu moins de prises de risque de la part de Kei SAIKI. Le mangaka ne pousse pas trop les sorties de cases et les planches complètes centrées sur un seul personnage ou mieux encore, sur les yeux d’un même protagoniste.

Pour l’édition, Soleil reprend exactement la même fabrication que pour la série principale. Le logo bleu (opposé au rouge), plus froid, fait écho au caractère très différent de Mary, plus posé et plus mathématique. Même couverture à grain, papier crème assez épais pour un volume qui est toujours aussi épais.
La traduction est, elle aussi, toujours assurée par Julie GERRIET histoire d’avoir une bonne cohérence d’ensemble. La traductrice connaît déjà bien la protagoniste mais aussi le style d’écriture du scénariste, ce qui permet d’avoir un ouvrage toujours aussi fluide.

Bref, si les « Gambuuruuuuuuuuuu !!!! » de l’anime vous manquent et qu’il vous faut un fix à base de jeux de hasard et autres paris complètement fous, Gamble School Twin viendra parfaitement satisfaire vos désirs. Le spin-off donne une vision différente de l’univers de la série avec un personnage moins exubérant que dans la série principale mais avec des jeux toujours aussi retords !

Je vous salue, Mary pleine d'oseille...

Graphisme - 78%
Histoire - 71%
Mise en scène - 76%
Originalité - 73%
Édition - 75%
Dans son genre - 72%

74%

Gamburuuuuuu !

Retrouver l'académie Hyakkaô pour un long flashback n'est pas déplaisant, au contraire. Seul bémol : on a encore du mal à comprendre comment Mary a pu traiter Yumeko exactement de la même façon que lors de son arrivée dans l'établissement alors qu'elle passe le volume à combattre cet état d'esprit. Gageons que tout ça sera expliqué par la suite. Mary tient bien le rôle de personnage principal et même si elle ne possède pas le grain de folie de Yumeko, elle a clairement de quoi divertir le lecteur !




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.