Publicité

Accueil / Chroniques Manga & Animé / Chroniques Mangas / Fullmetal Knights Chevalion – Tome 1

Publicité

Fullmetal Knights Chevalion – Tome 1

Fullmetal Knights Chevalion – Tome 1 Éditeur : Éditions Akata
Titre original : Koutetsu Kishi Chevalion
Dessin : Sawako ARASHIDA
Scénario : Sawako ARASHIDA
Traduction : Yuki KAKIICHI
Prix : 7.95 €
Nombre de pages : 216
Date de parution : 26/05/2016

« Fullmetal Knights Chevalion ». C’est sous ce nom que sont connus les cinq valeureux héros qui ont sauvé l’Humanité d’une disparition certaine. Après avoir éradiqué pour de bon les Death Universe, extra-terrestres venus conquérir la planète Terre, les différents membres de ce groupe de justiciers sont retournés à une vie normale. Tous, sauf Red qui, depuis la fin du grand combat, n’arrive pas à se réintégrer socialement !!! Chômeur et presque SDF, il tente – tant bien que mal – d’aider la police à faire régner… l’ordre et la justice ?! À moins qu’en réalité, il ne se contente de troubler, bien malgré lui, l’ordre public… La belle Sakura, ex-Chevalion Rose, et secrètement amoureuse de son ancien collègue, le prend alors en pitié et décide de l’aider. Mais une question subsiste : depuis la fin de l’ultime combat, pourquoi Red n’a-t-il toujours pas retiré son armure ?!

Après une communication exceptionnelle pour le lancement de la licence avec des visuels qui ont donné envie à toute une génération de fans de la saga Martine. Malheureusement, pour une raison qui demeure encore assez floue (et ce malgré les explications de l’éditeur), l’idée a été abandonnée en cours de route. Cependant, ce qui fait le manga, c’est le contenu et le contenant. Lumières sur le premier tome de Fullmetal Knights Chevalion !

Impossible de dire qu’il n’était pas attendu ce premier tome de celui qui aurait pu prendre la suite de Martine. C’est donc avec un très bon a priori que l’on se lance dans la lecture de ce nouveau WTF signé Akata et… force est de constater que le titre est assez quelconque.

Pour commencer, Red est un personnage pour lequel il est difficile d’éprouver une quelconque sympathie. Son armure le rend particulièrement inexpressif et malheureusement, ce n’est pas sa façon de s’exprimer ou d’interagir avec les autres qui vont aider à le rendre plus humain.
Au contraire, ARASHIDA en fait une machine qui perd assez souvent le contrôle de ses pouvoirs et qui va avoir beaucoup de mal à comprendre ce qui pose problème. Qu’il aille acheter à manger ou qu’il combatte un ancien camarade, son attitude ne change pas vraiment, ce qui rend le personnage très déroutant.

On notera aussi que, très rapidement, on abandonne le concept de « vie quotidienne » pour se recentrer un peu sur le problème de Red, à savoir qu’il ne peut pas enlever son armure. S’ensuivront le retour progressif de ses anciens compagnons d’armes qui, pour une raison différente à chaque fois, chercheront à le combattre.

Il y a bien le passage avec Sakura, incapable d’utiliser ce qui était autrefois son arme de prédilection, qui fait un peu office de passage humoristique mais pour le reste, le tout est traité assez sérieusement. La rencontre avec Blue sera l’occasion de faire un peu de psychologie super-héroïque et celle avec Yellow de prouver que le travail d’un cascadeur n’est pas de tout repos !

En fait, le côté WTF s’atténue au fil des pages et même si le concept de base était particulièrement propice à un peu d’humour et à un scénario original, on se rend compte que la mangaka a changé son fusil d’épaule et décidé de faire prendre un chemin différent à sa série.
Ce n’est pas forcément un mal dans la mesure où l’histoire reste plutôt originale, que ce soit dans ses idées ou dans son déroulement. Un super-héros incapable de retourner à la normal, ça reste quelque chose que l’on ne voit pas tous les jours.

On sent d’ailleurs à la lecture que l’auteure est très fan des fameux super sentaï (ou Power Rangers pour leurs versions américanisées). Elle respecte les codes du genre avec une équipe colorées, des poses kitsch et aussi des caractères bien trempés pour chacun des membres de l’équipe.
Là où elle va apporter un peu d’originalité, c’est au niveau des dissensions qui rongent le groupe. Tous n’ont pas le même point de vue concernant le « problème » de Red et ne vont pas hésiter à le faire savoir. Alors que l’on voit très souvent une équipe particulièrement soudée, ici, il va y avoir du travail à faire pour revenir à une entente similaire à celle de leurs « années de service ».

Akata nous offre, une fois de plus, un ouvrage de très bonne qualité. Même si la couverture n’est pas celle que l’on attendait tous, on a quand même le droit à une bonne dizaine de pages en couleur avec un effet pastel plutôt sympa. Pour le reste, on a le papier typique de l’éditeur qui possède un bon équilibre entre légèreté et transparence.

Au final, Chevalion est une petite déception que l’on pourrait attribuer à sa campagne de communication qui nous faisait imaginer un titre complètement barré alors que ce n’est pas le cas du tout. Le thème est respecté et on voit bel et bien Chevalion Red tenter de survivre dans la vie quotidienne avec ses super-pouvoirs qui l’incommodent au plus haut point.
Pourtant, une fois passé le petit côté « Effectivement, c’est un super-héros qui fait des trucs normaux », on se rend compte que Sawako ARASHIDA ne cherche pas à aller trop loin non plus dans le « n’importe quoi » et reste un peu trop conventionnelle pour un titre de la collection WTF. Bien sûr, ce n’est que le premier tome et le second me fera peut-être mentir, qui sait ?

Chevalin n'est plus fan de Martine

Graphisme - 64%
Histoire - 61%
Mise en scène - 65%
Originalité - 67%
Edition - 75%
Dans son genre - 60%

65%

super-héros

Une fois la hype des couvertures, il ne reste à Chevalion que l'originalité de son pitch de base. Un peu comme un Power Rangers qui ne pourrait pas enlever son costume, il est intéressant de voir les difficultés que des super-pouvoirs mal contrôlés peuvent donner au quotidien.




A propos de Ours256

Ours256
J'aime bien regarder des trucs chelous... et les langues aussi.

Laisser un commentaire

banner