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Friends Game – Tome 1

Friends Game – Tome 1 Éditeur : Soleil Manga
Titre original : Tomodachi Game
Dessin : Yuki SATO
Scénario : Mikoto YAMAGUCHI
Traduction : Julie GERRIET
Prix : 7.99 €
Nombre de pages : 192
Date de parution : 23/11/2016

Êtes-vous prêts pour une guerre des nerfs sur fond de calculs, trahisons et révélations blessantes entre amis ? Shiho Sawaragi se fait voler l’argent du voyage de classe dont elle était responsable. Le coupable est forcément l’un de ses camarades de classe ! Quelques jours plus tard, cinq élèves dont Shiho sont enlevés et forcés de participer au « jeu de l’amitié » afin de rembourser la dette de l’un d’entre eux. S’engage alors une guerre des nerfs sur fond de calculs, trahisons et révélations blessantes entre amis…

Si vous suivez nos chroniques, vous savez que l’on aime bien Mikoto YAMAGUCHI. On vous avait d’ailleurs reparlé du très bon Scumbag Loser (publié chez Ki-oon) lors de la sortie du premier volume de Dead Tube. Avec un nouveau mangaka au dessin, on retrouve pourtant des thématiques qui sont chères à cet auteur.

Une fois n’est pas coutume avec le scénariste, on retrouve un héros isolé (ici par une expérience qu’il a vécu) qui doit faire face à une situation sociale complexe. Dans Scumbag Loser, le héros (un paria) devait faire face à des envahisseurs et à des forces surnaturelles alors que dans Dead Tube, le caméraman doit faire face à l’horreur d’un réseau social qui pousse les gens à s’entretuer mais aussi à la gestion de ses pulsions.
Dans Friends Game, Yûichi va tenter de survivre à une expérience « imposée » par l’un de ses prétendus amis. Ce dernier a contracté une dette (peut-être exprès, on ne sait pas encore) et a volé l’argent du voyage scolaire pour payer les frais de participations à un jeu qui permet à un groupe de tester leur amitié dans des jeux qui leur permettront d’éponger leurs dettes.

Thriller psychologique auto-proclamé, il était normal que l’on retrouve un grand nombre de monologues intérieurs et pour le moment, les auteurs ont fait le choix de se placer dans la tête de Yûichi uniquement. On peut imaginer que c’est quelque chose qui changera au fur et à mesure que ses véritables alliés dans le jeu sont révélés.

Dès le premier jeu, le scénariste nous annonce la couleur : personne n’est innocent. Ce groupe d’amis qui paraissait si soudé dans le premier chapitre se retrouve en proie au doute amené par le Friends Game. Ils découvrent que l’un d’entre eux est un traître et donc que leur amitié n’est pas aussi forte qu’ils auraient pu le penser.

Mikoto YAMAGUCHI oblige, il est difficile de ne pas faire de comparaison avec Dead TubeFriends Game n’utilise pourtant pas les mêmes ressorts que son autre titre en cours. Ici, l’horreur n’est pas montrée par le gore (ou des sévices dégoûtants) mais par plutôt par l’angoisse et la peur ressentie par les personnages. Il n’y a aucune violence physique puisque chacune des « erreurs » des candidats les mènera à une dette plus élevée, rien de plus (bon, c’est déjà pas mal me direz-vous…).

En tout cas, la base scénaristique est intéressante mais on attend quand même de voir ce qui va être fait avec. Vu la durée des épreuves, on imagine que les auteurs vont rester sur le même groupe pendant toute la série mais on peut imaginer qu’ils nous donneront quelques bribes (sous forme de flashbacks ?) d’un autre Friends Game.

Graphiquement, la capacité de Yuki SATO à intégrer des styles différents dans des planches uniformes est remarquable. On retrouvera des personnages  réalistes qui évoluent dans un univers où se baladent des personnages moins sérieux comme Manabu. Pourtant, on ne sent pas vraiment de coupure, tout semble « naturel » dans les différentes scènes des jeux du Friends Game.
Quelques jolis angles mais des cases plutôt traditionnelles dans le découpage de SATO qui reste assez classique. Après, le titre se quand même super bien et on voit très bien les sentiments des personnages alors que l’on plonge de plus en plus profond dans la folie des jeux.

En ce qui concerne l’édition, Soleil a fait un très joli travail sur la couverture avec un vernis sélectif sur le titre et les lettres éparpillées sur l’illustration. Pas de pages en couleur mais un ouvrage sur un semi-rigide qui tient bien en main même si le papier semble un peu transparent par moments, notamment au niveau des scènes de flashbacks.
La traduction fait le boulot même si certaines tournures sont un peu « limite » pour un langage qui est censé être plus oral. Cependant, on se rend rapidement compte du travail d’adaptation en voyant les dialogues s’enchaîner presque naturellement sans le moindre accroc. Du monologue intérieurs aux dialogues innocents en passant par les dialogues à sous-entendus, la traductrice a pourtant eu pas mal de choses différentes à gérer.

Rira bien qui rira le plus pauvre !

Graphisme - 72%
Histoire - 61%
Mise en scène - 80%
Originalité - 64%
Edition - 75%
Dans son genre - 70%

70%

Ami ?

Friends Game est bien parti pour être une version plus soft de Dead Tube. Avec des thèmes particulièrement similaire, une écriture qui ne trompera pas le lecteur qui aura déjà croisé le chemin du Mikoto YAMAGUCHI et un joli trait signé Yuki SATO, ce nouveau manga de chez Soleil fait un départ remarqué.




A propos de Ours256

Ours256

J’aime bien regarder des trucs chelous… et les langues aussi.

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